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Culte du dimanche : Zodiac

posté le 22/01/2012

zodiac culte

A l’occasion du retour de David Fincher au thriller avec Millenium, nous revenons aujourd’hui sur l’un des polars les plus int√©ressants du r√©alisateur : Zodiac.

Apr√®s le tr√®s efficace Panic Room qui lui a aussi servi de d√©monstration technique assez bluffante pour sa mise en sc√®ne, il aura fallu attendre 5 ans pour le revoir derri√®re la cam√©ra. 5 ann√©es pendant lesquelles il a pr√©par√© un thriller avec une minutie exemplaire. En effet, avec Zodiac il s’attaque au mythe du serial-killer qui a terroris√© la r√©gion de San Francisco dans les ann√©es 70. Pour l’occasion, si il garde un registre qu’il connait bien, il change tout de m√™me radicalement de style.

On connaissait le r√©alisateur adepte des effets tape √† l‚ÄôŇďil et clipesques. Des effets qui ont eu le don d’agacer une certaines critique conservatrice de la mise en sc√®ne mais qui √©taient pleinement au service de Se7en ou Fight Club. Pour le coup, avec Zodiac, va d√©montrer qu’il est tout a fait capable d’adopter un style plus pos√© sans pour autant se renier. Car sous couvert de r√©aliser un film plus classique qui correspondrait plus √† l’ambiance 70’s, la mise en sc√®ne de Fincher est ici millim√©tr√©e avec des plans magnifi√©s par une¬† la lumi√®re feutr√©e (de Harris Savides) qui laissent toute la part de myst√®re du Zodiaque.

Si c’est le nouveau style adopt√© par Fincher que l’on remarque tout de suite dans Zodiac, il faut dire que l’histoire rend √©galement le film int√©ressant au point d’en faire un des meilleurs thrillers de ces derni√®res ann√©es. Avec la sophistication qui le caract√©rise, le r√©alisateur nous entraine dans une parfaite reconstitution des 70’s et l’on pourrait presque y voir un certain Steve McQueen que ce ne serait pas √©tonnant. Mais surtout, sur 2h30 dans film, il nous entraine dans une enqu√™te passionnante sur plus de 10 ans pour savoir qui est ce myst√©rieux serial-killer dont nous ne serons jamais certains de l’identit√©.

En plus de son ambiance, l’une des originalit√© de Zodiac, est aussi son point de vue. Alors que les thrillers habituels nous offrent presque toujours le point de vue des policiers en charge de l’affaire ou du serial-killer, Fincher adopte le point de vue des journalistes (le duo parfaitement dirig√©, fera d’ailleurs un peu penser aux Hommes du Pr√©sident) qui ont v√©cu les √©v√©nements de pr√®s. Et pour cause puisqu’ils √©taient au courant des agissements du meurtrier presque avant les flics. Ainsi, on se penche sur Robert Graysmith (incarn√© par un Jake Gyllenhaal candide), dessinateur au San Francisco Chronicle, qui va petit √† petit se prendre au jeu de l’enqu√™te et sombrer dans une obsession pour cette affaire tandis que son confr√®re va tomber dans l’alcool (quoi de plus naturel pour un r√īle de Robert Downey Jr en m√™me temps).

En s’int√©ressant autant √† ses personnages qu’aux √©v√©nements montrant un meurtrier presque sans piti√© dont l’ombre plane sur tout le film sans qu’on puisse vraiment le voir, David Fincher nous offre un thriller r√©alis√© de main de ma√ģtre, au rythme lent mais jamais inutile, une chronique de San Francisco dans les ann√©es 70 d’une richesse de chaque instant. Si le public ne suit pas en masse ce thriller peut-√™tre trop long et bavard (bien que ce soit ce qui le rend justement si int√©ressant), les critique seront par contre aux anges, louant l’√©volution et la ma√ģtrise de David Fincher et consid√©rant Zodiac comme l’un des meilleurs thrillers des ann√©es 2000.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. 22/01/2012 à 21:22 | #1

    Peut-√™tre pas culte … mais Jake Gyllenhaal parfait ūüėČ

  2. 23/01/2012 à 17:20 | #2

    Peut-√™tre ce qui s’est fait de mieux au rayon polar √† Hollywood la d√©cennie pass√©e.

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