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The Raid 2 : Berandal, critique

posté le 11/07/2014 FredP

Après un premier uppercut, voilà le retour du gros coup de poing de Gareth Evans, plus ambitieux, toujours aussi furieux, the Raid 2 : Berandal.

L’annĂ©e dernière, l’arrivĂ©e du film d’action indonĂ©sien the Raid nous avait filĂ© un gros coup de point. Si on pouvait lui reprocher un scĂ©nario simpliste, les scènes d’action et de combats aux arts martiaux Ă©taient sauvages, percutantes. Avec la rĂ©ussite de ce film et des retours enthousiastes du public et sur les nombreux festivals auxquels il a participĂ©, le rĂ©alisateur a choisit de rempiler pour proposer la suite de son spectacle percutant. Cette fois, le hĂ©ros du premier volet va devoir infiltrer le syndicat du crime de Jakarta pour protĂ©ger sa famille et dĂ©masquer des flics pourris par la mafia. Deux clans se font la guerre et Rama doit donc naviguer habilement entre eux pour sauver sa peau et rĂ©unir assez de preuves pour mettre fin Ă  toute cette machination.

Au vu de l’intrigue (dĂ©jĂ  vue mais le pitch peut toujours ĂŞtre efficace quand il est transcendĂ© par un bon rĂ©alisateur) et de la durĂ©e du film (2h28), il est clair que le Gareth Evans qui devait se restreindre Ă  un petit budget sur le premier film,  a pu cette fois revoir ses ambitions Ă  la hausse, et ce, dès le scenario qu’il veut assez ample. Malheureusement, si il y a en effet plus de matière, celui-ci est tout de mĂŞme le gros point noir du film. En effet, le contenu semble artificiellement dense et clichĂ©. Si bien qu’on a plus l’impression qu’il est lĂ  pour nous encombrer et meubler le rĂ©cit entre deux scènes d’action que l’on attend clairement plus que les dialogues sans grand intĂ©rĂŞt.

Car the Raid c’Ă©tait avant tout une expĂ©rience brutale, un divertissement jouissif dans sa violence qui se trouve ici amoindrit par un scĂ©nario assez mal Ă©crit et laborieux malgrĂ© la volontĂ© d’apporter des personnages hauts en couleurs. Du coup, passĂ©e la première partie dans la prison oĂą un combat de groupe dans la boue nous rappelle Ă  une certaine violence primale impressionnante, on doit subir une histoire de lutte entre deux mafias qui se tirent dans les pattes avec quelques combats qui ne vont pas toujours au bout des choses. Et comme la plupart des personnages sont caractĂ©risĂ©s Ă  la truelle, on n’en a pas grand chose Ă  faire, malgrĂ© un rythme tout de mĂŞme soutenu (en gros, on ne s’ennuie pas, mais on se demande tout de mĂŞme quand tout cela va vraiment commencer).

Mais il ne faut pas en rester lĂ  car chaque scène d’action est tout de mĂŞme bien foutue et comme on le disait prĂ©cĂ©demment, le rĂ©alisateur s’amuse Ă  crĂ©er quelques personnages iconiques qui mĂ©riteraient presque un film Ă  eux-seuls, Ă  savoir Hammer Girl et Baseball Bat Man, un frère et une sĹ“ur, presque muets, adeptes des combats violents que l’on a vraiment plaisir Ă  voir dĂ©barquer. Et surtout, il y a le dernier acte qui fait prendre tout son envol au film.

En effet, dans la dernière partie, nous enchaĂ®nons une course poursuite en voiture rondement menĂ©e, palpitante Ă  un tel point qu’on finira par s’accrocher Ă  notre fauteuil et souffler lorsqu’elle se terminera. Puis nous aurons enfin ce que l’on attendait, un assaut dans le repère du bad guy, reprenant alors le principe du premier volet mais de manière plus concentrĂ©e et donc encore plus intense. LĂ  le rĂ©alisateur est maĂ®tre de sa mise en scène de l’action, les coups pleuvent Ă  foison et le spectateur prend son pied devant ces combats prenants qui donnent encore en vrai coup de poing tranchant dans la tĂŞte.

Si la volontĂ© d’avoir un scĂ©nario Ă©toffĂ© tombe un peu Ă  plat, the Raid 2 : Berandal assure tout de mĂŞme amplement son spectacle de violence pour nous laisser encore secouĂ© Ă  la sortie.

publié dans :Cinéma Critiques ciné

  1. 26/07/2014 Ă  10:58 | #1

    Assez d’accord avec ta critique. Effectivement malgrĂ© l’effort consenti sur le scĂ©nario ça reste carrĂ©ment bancal. Dommage car oui les scènes d’action sont bluffantes mais ça reste un film dĂ©cevant, tout ne repose pas, et ne doit pas reposĂ© sur ce seul critère… 2/4