Accueil > Cinéma, Culte du dimanche > Culte du dimanche : Bonnie et Clyde

Culte du dimanche : Bonnie et Clyde

posté le 13/07/2014 FredP

Romance et fusillades au programme du culte du dimanche qui a fait un peu bouger le cinéma hollywoodien avec Bonnie & Clyde.

Au dĂ©but des annĂ©es 60, l’acteur Warren Beatty commence Ă  acquĂ©rir une certaine renommĂ©e, Ă©tant l’un des fers de lance d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’acteurs aux cĂ´tĂ© de Marlon Brando, James Dean ou Paul Newman. Cependant, il peine Ă  trouver le rĂ´le de sa consĂ©cration, qui fera de lui une star incontournable. C’est un peu dans cette optique qu’il dĂ©cide de produire une adaptation de l’Ă©popĂ©e du plus cĂ©lèbre couple de gangsters, Bonnie Parker et Clyde Barrow. Après avoir imposĂ© le rĂ©alisateur Arthur Penn (avec qui il avait dĂ©jĂ  collaborĂ©) au studio, il est rejoint au casting par Faye Dunaway avec qui le courant ne passe pas vraiment. Un problème ? Pas vraiment car la relation d’attirance et de distance entre les deux personnages prend ainsi plus de vĂ©racitĂ©.

Le film dĂ©bute donc par la rencontre entre Bonnie et Clyde au moment oĂą celui-ci cherche Ă  voler une voiture. Alors la demoiselle, au mĂ©pris du danger est attirĂ©e par ce mauvais garçon qui lui promet une vie d’aventures bien loin de son job de serveuse qui la promet Ă  un avenir trop tranquille. Rapidement,elle devient une vĂ©ritable adepte des braquages et des armes Ă  feu, tout comme elle dĂ©couvre d’autres joies plus sensuelles avec Clyde, impuissant face Ă  elle. Rapidement ils embarquent avec eux un petit gang qui n’a pas forcĂ©ment es mĂŞmes envies de cavalcade.

Sorti en 1967, le film brise de nombreux tabous avec une reprĂ©sentation explicite du sexe et de a violence. Le film se fait ainsi le portrait d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration, plus jeune et qui a envie que les choses bougent, Ă  la fois en AmĂ©rique et dans le cinĂ©ma. Il n’est pas Ă©tonnant de retrouver alors ces deux anti-hĂ©ros de la grande dĂ©pression des annĂ©es 30 ici glorifiĂ©s sur grand Ă©cran, devenant alors les icĂ´nes de la jeunesse des annĂ©es 60 car ayant les mĂŞmes prĂ©occupations.

Avec sa libertĂ© de ton devant les sujets abordĂ©s et en mettant en avant un couple d’acteurs prĂŞts Ă  exploser Ă  Hollywood, Bonne & Clyde devient alors l’un des premiers reprĂ©sentants d’une nouvelle vague d’auteurs, celle qu’on qualifiera de Nouvel Hollywood (avec Ă  ses cĂ´tĂ©s le LaurĂ©at ou Easy Rider). Il faut dire que la fusillade finale Ă©tait l’une des scènes les plus violentes Ă  l’Ă©poque et reste encore aujourd’hui particulièrement marquante. A partir de lĂ , les tabous sont tombĂ©s.

Si l’histoire tournera rapidement en rond, entre braquage, cache et fuite, en humanisant Bonnie et Clyde, en les traitants comme des figures incomprises, Arthur Penn les glorifie et va mĂŞme les transformer en icĂ´nes, en particulier lorsqu’ils se prendront en photo pour devenir des figures mĂ©diatiques, prĂ©figurant alors les envies de starifications d’autres personnages cĂ©lèbres et adoptant 40 ans avant, presque le mĂŞme discours que le futur Tueurs NĂ©s qui n’en sera finalement qu’une version trash Ă  la sauce MTV.

Très fortement décrié à sa sortie car sortant complètement du carcan des productions habituelles, le film sera néanmoins un grand succès public, la nouvelle génération se retrouvent pleinement dans ce film. Et même les professionnels y verront un véritable pas en avant en nommant le film à maintes reprises aux Oscars. Alors le film devient rapidement culte et la légende de Bonnie et Clyde a repris vie, aidée en France par la célèbre chanson de Gainsbourg et Brigitte Bardot.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. Pas encore de commentaire