Kaboom, critique

posté le 05/10/2010 FredP

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Gregg Araki revient et dynamite l’adolescence dans un festival pop psychĂ©dĂ©lique avec Kaboom. Mon petit coup de coeur barrĂ© de la rentrĂ©e.

Après un Ă©thĂ©rĂ© et grave Mysterious Skin et un plus potache Smiley Face, Gregg Araki revient Ă  ce qui a fait l’essence de son cinĂ©ma avec Kaboom qui rappellera forcĂ©ment sa trilogie adolescente apocalyptique reprĂ©sentĂ©e par the Doom Generation : une histoire d’ados s’interrogeant sur la sexualitĂ© et la fin d’un monde partant dans un dĂ©lire de complot mettant l’amĂ©rique face Ă  ses propres rejetons.

Ici tout commence un peu façon Lois de l’Attraction avec des Ă©tudiants qui s’Ă©clatent sur le campus. Parmi eux, Smith, obnubilĂ© par son très sex roomate et couchant avec une blonde avec qui la connexion passe vraiment bien et racontant tout ça Ă  sa meilleure amie lesbienne. Mais un space cake et d’Ă©tranges visions de meurtre vont chambouler cette vie de pur plaisir. Entre complots, sectes, capacitĂ©s surnaturelles, Smith et ses amis ne sont pas au bout de leurs surprises.

Ce qu’il y a de bien avec le cinĂ©ma de Gregg Araki, c’est qu’il est plutĂ´t imprĂ©visible et il en fait une nouvelle dĂ©monstration ici. Passant aisĂ©ment du film de campus au film barge tendance Richard Kelly ou David Lynch sous ecstasy, il dĂ©peint avec une enthousiasme et sans retenue les affres de ces ados qui s’imaginent dĂ©jĂ  morts Ă  20 ans, cherchant du coup Ă  vivre toutes les expĂ©riences avant leurs derniers instants. Sex, drugs and rock’n'roll sont bien au programme de ce gros space cake acidulĂ© qui respire la sexualitĂ© dĂ©bordante de ces jeunes.

Si il avait rĂ©ussi Ă  poser sa camĂ©ra pour rendre son Mysterious Skin poĂ©tique, Gregg Araki en met plein la vue avec des images hallucinĂ©es, hallucinantes, nous faisant entrer de plein pied dans l’univers colorĂ© et gentiment barrĂ© de ce Kaboom, moins sombre que Doom Generation mais reprenant grosso modo les mĂŞmes thèmes que pour toute sa trilogie de l’apocalypse adolescente. Alors bien sĂ»r, le rythme du film, son thème et la mise en scène en dĂ©routeront un certain nombre mais c’est justement tout ces ingrĂ©dients et la dĂ©rision qui en dĂ©coule qui permettent aussi d’accrocher Ă  fond Ă  cet univers. D’autant que les comĂ©diens sont tous très bien dirigĂ©s, de Thomas Dekker qui fait oublier ses petits rĂ´les dans la sĂ©ries Heroes et Terminator Ă  Juno Temple, magnĂ©tique et dĂ©livrant des rĂ©pliques impeccables sur une BO d’enfer (Interpol, Placebo, Explosions in the Sky, …) sans oublier l’habituĂ© James Duval.

Donc si vous aimez les films un peu barges, Ă  l’univers colorĂ© et psychĂ©dĂ©lique, plaçant de nombreuses sous intrigues pour finir dans un final explosif de rĂ©vĂ©lations surprenantes, ce film risque bien d’ĂŞtre votre coup de cĹ“ur de la rentrĂ©e.

publié dans :Cinéma Coup de Coeur Critiques ciné

  1. 27/10/2010 Ă  17:38 | #1

    http://open.spotify.com/user/vodkaster/playlist/2J5BqxUusdVx8twoq2weC0

    playlist de la BO sur spotify par Vodkaster ;)

    en effet ya du très bon : Interpol, A Place To Bury Strangers, The Horrors, Yeah Yeah Yeahs, …