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Culte du dimanche : Aladdin

posté le 20/04/2014 FredP

Rien de tel qu’un bon film d’animation pendant les vacances ! Et pourquoi ne pas replonger dans le Aladdin des studios Disney !

Après des années 80 qui ont faillit être fatales au studio aux oreilles de Mickey, les années 90 ont débuté en fanfare avec le triomphe public et critique de la Belle et la Bête qui a réinstallé Disney au top, à un tel point que le film était nommé aux oscars. Une chose était alors certaine, il serait difficile de passer derrière un tel succès. Mais pendant que tout le monde profitait de cette réussite, les animateurs étaient déjà au travail sur le film suivant.

A la barre de ce nouveau projet, l’Ă©quipe du film qui avait permis au studio d’entamer son retour sous les meilleurs auspice : la Petite Sirène. Le duo John Musker et Ron Clements s’attaque donc cette fois Ă  l’ambiance des Mille et Une Nuit en reprenant l’histoire d’Aladdin, le jeune voleur qui verra sa destinĂ©e changer avec une lampe magique. Et pour les aider, le compositeur Alan Menken est Ă©galement de retour avec des mĂ©lodies imparables.

Aladdin reprend donc Ă©videmment toutes les recettes d’un bon Disney Ă  savoir un hĂ©ros courageux, une princesse Ă  sauver, un mĂ©chant vraiment mĂ©chant et des personnages secondaires hilarants. Mais ce qui dĂ©marque Aladdin des autres, c’est justement l’utilisation qui est faite de ces diffĂ©rents Ă©lĂ©ments. D’un cĂ´tĂ© Aladdin (au design inspirĂ© par Tom Cruise) est un jeune homme Ă  la situation peu enviable mais sait bien s’entourer, d’un autre, Jasmine est une princesse qui ne manque pas de caractère (elle en ferait mĂŞme de l’ombre au hĂ©ros) pour affirmer ses choix. Le discours (sauver la princesse et le royaume pour dĂ©passer sa simple condition de petit voleur) est simple et dĂ©jĂ  vu mais plutĂ´t efficace et permet de renverser quelques codes.

On peut aussi noter que le film ne manque pas d’ampleur avec une grande parade et un royaume Ă  sauver d’un vilain qui deviendra vraiment gigantesque (on peut remercier l’insertion de l’informatique dans l’animation pour lui offrir une autre dimension). Car pour une fois l’utilisation de la magie permet toutes les folies. LĂ  oĂą les bonnes fĂ©es faisaient juste quelques Ă©tincelles, le gĂ©nie de la lampe nous offre un vĂ©ritable show et nous permet d’en prendre plein les yeux.

Il faut dire que le studio a mis les petits plats dans les grands en confiant pour la première fois la voix de l’un de ses personnages Ă  une grande star pour argument marketing. Et pas n’importe quelle star puisqu’il s’agissait lĂ  de Robin Williams au sommet de sa carrière qui donne vraiment tout son caractère et sa folie au gĂ©nie (et ses multiples rĂ©fĂ©rences qui plairont aux adultes). C’est clair, c’est bien lui qui donne le ton et le rythme du film sans oublier quelques Ă©motions.

Mais en plus du grain de folie que se permet le film, il faut Ă©videmment compter sur le savoir faire d’Alan Menken pour nous offrir un spectacle musical Ă  la hauteur. Les morceaux musicaux restent tout de suite en tĂŞte et apportent autant de rythme (Je vole, Prince Ali) que d’Ă©motion et de poĂ©sie (Ce rĂŞve bleu).

Combinant Ă  la perfection tous les Ă©lĂ©ments (humour, Ă©motion, aventure) pour petits et grands, Aladdin devient rapidement l’un des films les plus apprĂ©ciĂ©s du studio, exploitant d’ailleurs une piste remplie de folie qui reste peu exploitĂ©e par Disney (seul Kuzco ira plus loin). Après la Belle et la BĂŞte, le studio confirme bien sa grande forme qui se transformera en vĂ©ritable triomphe pour la « trilogie du succès du dĂ©but des 90′s»  du studio avec le Roi Lion.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

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