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Culte du dimanche : les Aventuriers de l’Arche Perdue

posté le 30/10/2011 FredP

Alors que Steven Spielberg revient au film d’aventure avec Tintin, revenons déjà sur ses premiers exploits exotiques avec les Aventuriers de l’Arche Perdue, ou comment le réalisateur et son ami George Lucas ont créer un nouvel aventurier incontournable : Indiana Jones.

Alors qu’ils savourent tous deux les succès de Star Wars et de Rencontres du Troisième Type, George Lucas et Steven Spielberg s’accordent quelques vacances sur une plage hawaienne. Et entre deux chateaux de sable, Spielberg fait par à son ami qu’il adorerait réaliser un James Bond. Ce à quoi Lucas lui répond qu’il a bien mieux, l’histoire d’un archéologue à la recherche d’antiquités. Spielberg  est alors partant et le projet, qui trainait dans la tête de Lucas depuis un moment, se concrétise.

Très vite, le héros mythique Indiana Jones voit le jour. Influencé par les serials des années 30, Tintin, Zorro mais aussi l’Homme de Rio de De Broca, Indy, comme on l’appellera plus tard, va parcourir le monde à la recherche d’artefacts mythiques et mystiques. L’objet de sa première aventure sera donc l’Arche d’alliance renfermant les tablettes des 10 commandements recherchée par les nazis qui espère ent faire une arme de guerre.

George Lucas et Steven Spielberg (sans oublier le travail impeccable du scénariste Lawrence Kasdan) sont très doués pour caractériser leur héros dès la première séquence. Ici, avec la découverte d’une idole en Amérique du Sud, ils donnent tout de suite le ton. L’aventure sera là avec au menu : des bestioles, des cascades, des rebondissement, des répliques bien senties et une bonne dose de fun. Et Indiana Jones, avec son chapeau et son fouet, sera tout de suite une figure incontournable de l’aventure.

Après cette introduction qui est certainement l’une des plus efficaces du cinéma d’action, place à l’intrigue qui enverra Indiana Jones des neiges du Népal au sable d’Egypte. Entouré de son ami Sallah et de son ancienne conquête revancharde Marion, il devoir faire face aux plans du Dr Belloq, son rival de toujours, français au service des nazis. Des personnages hauts en couleurs qui donnent bien tout son piment à l’aventure. Il faut dire qu’ils sont interprétés par des acteurs de choix, que ce soit une Karen Allen pétillante ou un John Rhys-Davies à la bonhommie avenante. Mais c’est bien sur Harrison Ford qui remporte tous les suffrages dès son apparition. Après avoir campé Han Solo dans Star Wars, le voici maintenant dans un rôle principal et il le rempli à merveille. Son charme, son intrépidité, sa gouaille font d’Indiana Jones un personnage au caractère bien trempé mais qui recèle tout de même quelque faiblesses (les serpents… et les femmes)… un raison de plus pour partir à ses côtés dans l’aventure.

Derrière la caméra, Steven Spielberg magnifie son héros et apporte un souffle d’aventure qu’on croyait avoir perdu au cinéma. Tel un enfant avec ses jouets, le conteur nous entraine dans l’aventure sans temps mort, multipliant les scènes d’anthologie, que ce soit cette boule géante qui poursuit le héros dans l’introduction, cette bagarre au pied d’un avion en roue libre, la chute au milieu des serpents ou le final apocalyptique. Mais les deux séquences que l’on retiendra encore plus facilement sont sans doute cette scène romantique à bord du bateau lorsque Marion soigne les blessure d’Indy ou encore cette poursuite dans les rue du Caire qui où Indy met fin d’emblée à un défi au sabre avec un simple coup de feu. Spielberg n’hésite pas à zapper une bagarre pour un trait d’humour imprévu qui fonctionne à chaque vision du film.

Si dans ce premier volet d’Indiana Jones Spielberg laisse un temps de côté ses préoccupations habituelles autour de la famille (bien que quelques rappels soient là comme sa relation avec Marion ou la famille de Sallah), c’est bien pour nous plonger dans une aventure au rythme effréné. Le thème religieux de l’Arche n’est pas non plus exploré et sert seulement amener Indiana Jones dans une aventure plus fantastique que spirituelle (l’Arche d’alliance aurait très bien pu être un artefact des mythes nordiques, l’aventure aurait été la même), rendant le héros plus universel.

Avec une efficacité redoutable, George Lucas et Steven Spielberg ont donc créé un héros mythique, synonyme d’aventure pour tous les spectateurs. La suite, on la connait, le succès est immense et le film connaitra 3 suites, une série télé, des adaptation en jeu vidéos. Harrison Ford deviendra de son côté une icône du cinéma et Spielberg le plus grand entertainer d’Hollywood. Aujourd’hui les aventures d’Indinana Jones sont toujours aussi prenantes et s’est avec plaisir que nous repartirons dans de nouvelles expéditions avec le plus grand aventurier du cinéma.

publié dans :Cinéma coups de gueule

  1. janebond
    25/11/2012 à 14:59 | #1

    Pour information, la scene avec le sabre devait être un gros combat, mais le jour du tournage, dysenterie generale dans l’equipe!! Du coup, ils ont reglé le problème avec ce trait d’humour (Harrsson ford etant incapable d’en faire plus!!).