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Culte du dimanche : Willow de Ron Howard

posté le 20/07/2014 FredP

Aujourd’hui, plongĂ©e dans l’univers fantastique de George Lucas avec le film qui a clĂ´turĂ© la petite vague fantasy qui Ă©tait nĂ©e dans les annĂ©es 80 : Willow.

Après avoir conclu (temporairement) sa saga Star Wars, George Lucas s’est surtout concentrĂ© sur la production et l’Ă©criture, notamment avec le succès d’Indiana Jones mais aussi avec des films plus dispensables et qui auront du mal Ă  connaitre les faveurs du public, Ă  l’instar de Labyrinthe ou Howard le canard. Toutefois, comme les annĂ©es 80 et certaines Ă©volutions technologiques ont permis un retour de la fantasy avec Excalibur, Conan le Barbare ou Legend, il se met Ă  Ă©crire un projet qu’il avait dĂ©jĂ  en tĂŞte avant Star Wars : Willow.

Toutefois, ne souhaitant toujours pas repasser derrière la camĂ©ra et ayant une bonne experience avec sa collaboration avec Steven Spielberg, il se met Ă  chercher un rĂ©alisateur qui pourra mettre son scĂ©nario en images. Il jette alors son dĂ©volu sur Ron Howard qui cherche justement Ă  s’affranchir de son Ă©tiquette de petit rĂ©alisateur de comĂ©die, sa seule approche du fantastique Ă©tant Cocoon. VoilĂ  donc le rĂ©alisateur parti en Nouvelle-ZĂ©lande et au Pays de Galles pour rĂ©aliser une petite Ă©popĂ©e Ă©pique.

Comme souvent avec Lucas, les histoires sont simple et celle-ci sert surtout Ă  mettre en vedette l’acteur Warwick Davis qui interprĂ©tait un ewok dans le Retour du Jedi. L’acteur incarne donc un membre du paisible peuple des Nelwyn qui recueille un bĂ©bĂ© qui s’avère ĂŞtre la future princesse d’une certaine prophĂ©tie qui pourrait enfin mettre fin au règne de terreur de la sorcière Bavmorda. Sur son chemin, il croisera deux petits elfes, une magicienne prisonnière d’un sortilège et le voleur au grand coeur Madmartigan incarnĂ© par Val Kilmer mais aussi et surtout des hordes d’ennemis Ă  la recherche du bĂ©bĂ©. Aventure et magie sont donc au programme d’une histoire finalement sans grande surprise pour qui connait un peu le genre et surtout destinĂ©e Ă  un public très familial.

Si le rĂ©alisateur se montre efficace dans sa rĂ©alisation, celle-ci reste tout de mĂŞme sans grand gĂ©nie, Ă  la hauteur du scĂ©nario de Lucas qui ne vole pas bien haut et ne va pas chercher très loin son message disant que mĂŞme les plus petits ĂŞtre peuvent changer le cours des choses. Toutefois, il faudra reconnaĂ®tre au rĂ©alisateur et au producteur l’envie d’assurer un minimum le spectacle avec un grand monstre Ă  deux tĂŞtes hideux et surtout en mettant au point une nouvelle technologie pour perfectionner comme jamais le morphing lorsque la magicienne passe Ă  travers plusieurs Ă©tats animaux.

MĂŞme si il n’a pas spĂ©cialement bien vieillit et a l’air aujourd’hui assez dĂ©suet, il s’en dĂ©gage tout de mĂŞme un certain charme, et surtout il a permit Ă  Ron Howard de montrer qu’il pouvait avoir plusieurs cordes Ă  son arc, tout comme il a confirmĂ© la naissance de carrière de Val Kilmer après son second rĂ´le dans Top Gun. Sans grande originalitĂ©, le film n’aura qu’un succès modeste et sera mĂŞme l’un derniers reprĂ©sentants de la fantasy dans annĂ©es 80 avant que celui-ce ne renaisse de ses cendres plus flamboyant que jamais avec le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. 26/07/2014 Ă  10:56 | #1

    J’adore ! Un de mes meilleurs souvenirs d’enfance… 4/4