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Cars 2, critique

posté le 26/07/2011

Flash McQueen est de retour et pour l’occasion les magiciens de Pixar nous font faire le tour du monde. Cars 2 passera-t-il le crash-test ?

Il y a 5 ans, Cars sortait relativement discr√®tement dans les salles. L’esprit nostalgique de la route 66 n’avait pas attir√© les foules autant que N√©mo. Mais petit √† petit, le film a r√©alis√© une √©norme carri√®re en vid√©o et Flash McQueen est finalement rapidement devenu l’une des mascottes pr√©f√©r√©es des petits gar√ßons. Est-ce pour profiter du business merchandising ou pour essayer de redonner les honneurs du grand √©cran dont il n’a pas trop profit√© √† Flash McQueen que Pixar a mis en chantier un second volet des bagnoles les plus sympa du film d’animation ?

En tout cas, le studio a pris un risque. Celui de faire une suite qui change compl√®tement de direction par rapport au premier volet sur le film qui a le moins fonctionn√© en salles. Mais si certains n’y verrons qu’une suite commerciale destin√©e uniquement √† amuser les plus jeunes (ce qui est √©videmment le cas, il ne faut pas se leurrer), il est tout de m√™me plaisant de voir que les artisans de Pixar y ont pris un √©norme plaisir.

Finie donc cette bonne vieille et nostalgique Route 66. Maintenant que Flash McQueen a pris conscience des vraies valeurs, il est le roi de la course et s’appr√™te √† participer √† un tournoi international avec toute son √©quipe de Radiator Springs et son Martin. C’est parti pour un tour du monde version Cars et surtout une myst√©rieuse affaire d’espionnage internationale dans laquelle s’est embrouill√© le meilleur ami de Flash.

Alors que nous ne connaissions que la petite ville perdue de Radiator Springs et ses environs dans le premier volet, cette fois, John Lasseter a vu les choses en grand et nous pr√©sente donc tout le monde de Cars, du Japon √† la Grande-Bretagne. C’est parti pour un tour du monde √† 100 √† l’heure o√Ļ nous revisitons plusieurs grandes villes √† la sauce Cars et o√Ļ les cr√©ateurs de cette univers ont donc rivalis√© d’imagination pour rendre ce que nous connaissions plus ¬ę¬†automobile¬†¬Ľ.
C’est dans la s√©quence se d√©roulant justement √† Tokyo que l’on en a un parfait exemple au travers des habitudes de la surpopulation (les distributeurs automatiques, appartements, …) alors qu’√† Paris, ce sont tous les monuments qui ont √©t√© l√©g√®rement re-design√©s. L’univers rendu et ses nombreux clins d‚ÄôŇďil sont ainsi passionnants √† red√©couvrir. D’autant plus que l’intrigue bien rythm√©e nous y invite.

Car c’est l√† l’une des grandes r√©ussites du film. Si le sc√©nario peine par moment, on ne peut nier que Pixar d√©livre encore ici une performance technique irr√©prochable avec une mise en sc√®ne prenante qui place toujours le studio au dessus du lot. Les s√©quences d’actions, bourr√©es d’id√©es gr√Ęce √† la touche James Bond, nous emportent √† fond la caisse dans des courses explosives (l’introduction en est le meilleur exemple, comme la poursuite finale men√©e par McMissile). On sent bien que Lasseter et ses camarades ont pris du plaisir √† inventer ce monde et animer ces poursuites.

Pourtant, si Cars 2 est techniquement impeccable et loin d’√™tre d√©sagr√©able, il faut bien admettre que Pixar est ici loin de nous offrir un film du niveau qu’on peut attendre de leur part, se rabaissant presque √† une banale animation de Dreamworks (lesquels n’avaient titill√© Pixar qu’avec Dragons). La faute √† un sc√©nario paresseux et surtout √† un changement de h√©ros mal venu.
L’histoire tout d’abord √©tait un risque pour le studio. Partir sur une intrigue d’espionnage est sacr√©ment fun, surtout dans un monde de voitures mais c’est ici ultra-balis√©. Et si l’on retiendra la charge facile contre les lobby-p√©troliers, on notera √©galement la pr√©visibilit√© de l’intrigue et en particulier celle de l’identit√© du myst√©rieux m√©chant manipulateur (quiconque ayant vu un James Bond le trouvera au bout de 5 minutes de film).

Mais c’est surtout le personnage de Martin qui plombe tout le r√©cit et devient plus aga√ßant qu’autre chose. De simple faire-valoir dans le premier volet, le voici promu au rang de h√©ros ici, rel√©guant ce bon Flash McQueen au hangar. Embringu√© dans cette affaire d’espionnage, la d√©panneuse essaie de faire rire mais sa b√™tise est telle que le personnage passe plus pour le boulet de l’histoire que pour un h√©ros sympa. Certes le personnage est indispensable pour montrer faire passer un beau message sur l’amiti√© envers et contre tous.¬† Mais une telle mise en avant et un tel show abrutissant sont simplement d’une lourdeur inhabituelle pour Pixar qui ne fera (peut-√™tre) rire √† travers lui que les plus petits.

A cause de ce personnage, Cars 2 laisse du coup une partie de son public sur le bas-c√īt√© et certains n’attendaient que ce faux pas du studio pour cracher dessus. Mais si il est peut-√™tre le moins bon film du studio, Cars 2 reste tout de m√™me un divertissement agr√©able, techniquement d’un niveau sans √©gal et sur lequel l’√©quipe transmet son plaisir √† travailler. A n’en pas douter, Pixar retrouvera le bon chemin d√®s l’ann√©e prochaine.

publié dans :Cinéma Critiques ciné

  1. 26/07/2011 à 11:51 | #1

    notons avec étonnement que Cars est devenu la plus grande licence de produits dérivés au MONDE devant pokémon et Hello kitty

  2. FredP
    26/07/2011 à 12:02 | #2

    @jayer √Čtrange co√Įncidence … ^^
    Apr√®s si les techniciens de Pixar se sont bien amus√©s √† le faire, c’est toujours sympa

  3. mika
    02/08/2011 à 22:56 | #3

    moi franchement j’ai ador√© le 1 et j’ai vraiment envie d’aller voir le 2 je te dirais ce que j’en pense quand je l’aurais vu

  4. 08/08/2011 à 13:54 | #4

    H√©h√© tr√®s sympathique ta critique, et je suis parfaitement d’accord avec toi :).

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