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Black Swan, critique

posté le 02/02/2011 FredP

black swan, critique

Darren Aronofsky revisite le Lac des Cygnes, entrainant dans sa folie une Natalie Portman incandescente. A coup sĂ»r Black Swan est l’un des films les plus Ă©tranges et marquants de l’annĂ©e !

Black Swan afficheAprès avoir racontĂ© l’histoire d’un catcheur au bout du rouleau, Darren Aronofsky va chercher la grâce de la danse pour mettre en lumière une femme qui s’Ă©veille. En substance c’est ce qu’il se passe dans Black Swan. Natalie Portman y incarne une jeune danseuse, choisie pour incarner les deux facettes du premier rĂ´le du Lac des Cygnes. Mais plus elle se plonge dans le personnage pour trouver la rage du cĂ´tĂ© sombre, plus elle va se dĂ©truire.

Il serait bien simple de cantonner ce nouveau Black Swan Ă  un vulgaire croisement de ses prĂ©cĂ©dents Westler et Requiem For a Dream. Tout d’abord car lĂ  oĂą Wrestler parlait du retour d’une star dĂ©chue, Black Swan en prend le contrepied en racontant l’histoire d’une Ă©toile en pleine ascencion. D’un autre cĂ´tĂ©, si le film est difficile et sombre, emprunt Ă  la folie, il ne s’agit pas d’Ă©chapper Ă  une addiction comme dans Requiem, mais de se rĂ©vĂ©ler et ĂŞtre soi-mĂŞme. Black Swan Natalie PortmanMĂŞme si certains thèmes comme la folie et l’impression d’Ă©touffement sont lĂ , Black Swan a sa propre identitĂ©. Et quelle personnalitĂ© !

Pendant 2 heures nous suivons Natalie Portman portant sur ses Ă©paules un lourd fardeau, celui d’avoir Ă©tĂ© choisie pour reine, celui devoir atteindre la perfection tout en se lâchant complètement. Car Nina est une jeune fille qui n’a finalement que peu grandi, Ă©touffĂ©e par une mère possessive, vivant la danse Ă  travers sa fille. Au fur et Ă  mesure qu’elle va se rapprocher de sa rivale (Mila Kunis, seul rayon de soleil du film) et de son chorĂ©graphe (Vincent Cassel, frisson assurĂ©), torturĂ©e, elle va alors laisser sa place Ă  une femme libre de ses choix. Black Swan Mila Kunis Natalie PortmanUn rĂ´le en diamant brut pour Natalie Portman ici transformĂ©e autant physiquement (amaigrie comme toute danseuse de ballet) que mentalement (fini la jeune fille avec qui nous avons grandit, Natalie est maintenant une femme). Un vĂ©ritable tournant dans sa carrière, un changement d’image brut mais nĂ©cessaire pour l’actrice qui montre Ă  ceux qui l’ignoraient qu’il va clairement falloir compter sur elle.

Black Swan Natalie PortmanNatalie peut Ă©videmment remercier Darren Aronofsky, rĂ©alisateur dĂ©jĂ  culte, qui garde ici pleinement sa patte. Il filme l’Ă©mancipation de cette femme, cette lutte intĂ©rieure, de manière brute et hypnotisante. Comme souvent il mettra plus d’un spectateur mal Ă  l’aise dans cette ambiance dĂ©pressive et schizophrène (appuyĂ© par d’Ă©tranges et inquiĂ©tants jeux de miroirs) portĂ©e par la sombre partition d’un Clint Mansell toujours Ă©tourdissant (et ici dĂ©clinant ici le thème de TchaĂŻkovski). Sous sa camĂ©ra, la perte de repère de l’hĂ©roĂŻne est aussi une dĂ©sorientation du spectateur qui voit dans ce film sur la danse, art Ă´ combien noble et dur, un thriller autant qu’un drame oĂą l’irruption du fantastique fait mal. Black Swan Natalie PortmanJusque dans un final grandiose dans lequel toute la folie crĂ©atrice de l’auteur et de l’hĂ©roĂŻne explose comme jamais, trouvant le juste milieu parfait entre rĂ©alitĂ© et fantastique, pour laisser la place Ă  une sombre poĂ©sie qui nous laisse pantois.

En bref, Darren Aronofsky nous prĂ©sente ici une Ĺ“uvre personnelle et magnĂ©tique portant les cicatrices d’une Natalie Portman impressionnante et largement digne d’un oscar.

publié dans :Cinéma Critiques ciné

  1. 05/02/2011 Ă  01:19 | #1

    Je suis d’accord, un très bon film! ;o)

  2. Jessica
    04/03/2011 Ă  17:52 | #2

    magique, surprenant :)

  3. faustine
    06/03/2011 Ă  21:11 | #3

    ce film est vraiment super !! allez tous le voir

  4. 08/03/2011 Ă  14:47 | #4

    that is one god eamn movie!!!!way to go natalie

  5. 13/03/2011 Ă  16:10 | #5

    je ne suis pas encore aller voir le film , mais des gens , comme vincent cassel disent que ce film est violent psichologiqument !

  6. eleonore
    16/03/2011 Ă  15:00 | #6

    Ce film est une merde!!! rien d’autre Ă  dire! une merde! manipulation des mĂ©dias pour qu’on apprĂ©cie!!!c’est UNE MERDE.

  7. FredP
    16/03/2011 Ă  15:29 | #7

    @eleonore
    Ça c’est constructif

  8. FredP
    16/03/2011 Ă  15:30 | #8

    @Nina
    Oui, il faut rentrer dans l’univers sombre et psychologique pour apprĂ©cier

  9. 16/03/2011 Ă  15:45 | #9

    Un film vraiment prenant. Le genre qui te prend juste au corps pour te bouleverser l’esprit. Et Natalie Portman y est saisissante.
    Un film qui fait l’unanimitĂ© doit surement attiser les foudres des marginaux. Aimer comme les autres n’est pas acceptable pour certains.

  10. soya
    09/05/2011 Ă  22:30 | #10

    une petite merveille!! Qui n’a jamais eu peur de son ombre au moins une fois. C’est notre Ă©ducation qui met Ă  frein Ă  nos envies. Darren Aronofsky remet Ă  jour quelques concepts Freudiens sous un ballet aussi magnifique que les lacs des cygnes