Accueil > Cinéma, Retro > Pixar, 15 ans de bonheur (3e partie)

Pixar, 15 ans de bonheur (3e partie)

posté le 14/07/2010 FredP

pixar retro myscreens blog cinema critique films

Ça y est, Toy Story 3 sort aujourd’hui sur les Ă©crans. Après une première partie sur les dĂ©buts et une 2e partie sur la relève assurĂ©e, voici donc la 3e et dernière partie de la rĂ©trospective Pixar.
De Toy Story à Toy Story 3, Pixar, c’est 11 films et 15 ans de bonheur !

3e Partie : La maturitĂ©, vers l’infini et au delĂ  !

Le retour de John Lasseter avec Cars a signĂ© l’arrivĂ©e d’une certaine maturitĂ© chez Pixar. A partir de ce moment, leurs films d’animation ont commencĂ© Ă  adopter un ton plus nostalgique tout en dĂ©veloppant des messages toujours plus intĂ©ressants Ă  travers leurs films et en relevant des dĂ©fis assez inĂ©dits.

Et le premier Ă  arriver dans cette veine est Ratatouille. Après les Indestructibles, Brad Bird revient avec l’histoire de ce rat cuistot dans un Paris romantique Ă  souhait. Le sujet n’Ă©tait pas Ă©vident. Faire d’un rat (rongeur le plus dĂ©testĂ© qui puisse ĂŞtre) le hĂ©ros d’un film d’animation et en plus de faire cuisiner avec goĂ»t, il fallait oser. Évidemment Pixar l’a fait et a livrĂ© un film rempli d’Ă©motions sur l’accomplissement du rĂŞve. Peu importe la taille ou le handicap de dĂ©part, lorsque l’on veut faire ce que l’on aime et qu’on est soudĂ© avec les gens qui nous entoure, on peu arriver Ă  tout. L’animation se montre de plus en plus poussĂ©e mais c’est surtout cette vision de Paris, cet amour de la cuisine qui portent le film, emprunt de nostalgie. Le film remporte donc Ă  juste titre son oscar du meilleur film d’animation.

Ensuite, c’est au tour d’Andrew Stanton de revenir avec un nouveau dĂ©fi. Après avoir crĂ©Ă© des ocĂ©ans plus vivants que jamais avec NĂ©mo, il nous fait faire un bon dans le futur avec Wall-E. Cette fois encore, le pari est osĂ© pour Pixar puisque toute la première partie du film est muette. Nous suivons le robot le plus attachant depuis D2-R2 (son physique Ă  la N°5 et ses bruitages de Ben Burtt y sont pour beaucoup) sur notre planète devenue dĂ©charge. Pixar s’est encore surpassĂ© sur la technique en nous proposant une vision incroyable de rĂ©alisme dans toute cette première partie. Puis, dans l’espace nous faisons alors connaissance avec le futur des ĂŞtre humains qui ont Ă©voluĂ© de manière inattendue mais finalement dans la lignĂ©e de ce que l’on vit pour le moment. Ainsi Wall-E est le film de Pixar le plus engagĂ© politiquement (consommation Ă  outrance, Ă©cologie) et cela ne plaira pas forcĂ©ment aux spectateurs amĂ©ricains. Mais on n’en oublie pas l’humour cher Ă  Pixar et les nombreuses rĂ©fĂ©rences Ă  la SF (2001 en particulier). En remportant le Golden Globe et l’oscar du meilleur film d’animation, Wall-E devient le film le plus poussĂ© du studio.

Mais un autre dĂ©fi attend le studio et c’est Pete Docter qui va le relever. Ce dĂ©fi est de faire d’un vieillard le hĂ©ros d’un film d’animation. Et si l’on pouvait avoir des doutes, avec LĂ -Haut, Pixar les balaie dès les premiers instant en nous serrant la gorge dès les 10 premières minutes au cours desquelles on reverra toute la vie de Carl dĂ©filer. Ses bonheurs et ses malheurs, nous conduisant Ă  comprendre pourquoi l’aventure qui l’attend est exceptionnelle. Une fois cette mise en place faite, c’est du pur Pixar. Le message de l’entraide entre gĂ©nĂ©ration est impeccablement transmis et les pointes d’humour (les chiens qui parlent en particulier sont Ă  mourir de rire) sont toujours lĂ  pour ne pas trop se pencher sur le mĂ©lo de l’histoire. Le film aura Ă©galement marquĂ© le Festival de Cannes puisqu’il s’agit du premier film d’animation Ă  y ĂŞtre projetĂ© (certes en ouverture et hors compĂ©tition, mais c’est le signe que le cinĂ©ma d’animation est enfin reconnu). Puis c’est encore une fois la consĂ©cration avec les habituels golden globe et oscar du meilleur film d’animation.

Évidemment, on n’oublie pas les court-mĂ©trage. Que ce soit un extra-terrestre qui passe son permis d’enlèvement de terrien ou le magicien Presto et son lapin tous droit sortis de Tex Avery en passant par la vision particulière des cigognes qui apportent des bĂ©bĂ©s, Pixar explore toujours de nouvelles pistes. Et c’est encore le cas avec Day & Night qui porte un message de tolĂ©rance en exploitant Ă  de bonnes fins artistiques la 3D. Une excellente introduction Ă  Toy Story 3 qui dĂ©barque sur les Ă©crans.

Et ainsi, aujourd’hui, avec Toy Story 3, Pixar boucle la boucle dĂ©butĂ©e il y a maintenant 15 ans. Le film renferme tout ce qu’est Pixar, l’essence mĂŞme de l’esprit du studio, reprenant les expĂ©riences passĂ©es sur chaque film pour en sortir le meilleur. Toy Story 3 est ainsi une rĂ©ussite totale, reflet du studio qui a grandit avec ses spectateurs et qui regarde le passĂ© dernière lui de façon nostalgique et voit devant lui l’avenir d’une autre façon.

Après ces 15 annĂ©es de pur bonheur, on espère donc que ça va continuer ainsi. Et il n’y a aucune raison pour que Pixar déçoivent puisque leur prochains films s’annoncent toujours comme de vrais bijoux de cinĂ©ma. Vivement The Bear and the Bow, Cars 2, Newt et surtout John Carter of Mars. PrĂŞts pour aller vers l’infini et au delĂ  ? Avec Pixar, toujours.

publié dans :Cinéma Retro

  1. 15/07/2010 Ă  11:32 | #1

    Excellent dossier, ça mĂ©ritait d’ĂŞtre fait.