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Avatar, la critique

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Enfin ! le voilà ! Avatar, le film événement de James Cameron débarque enfin sur les écran après des années d’attente ! Et le résultat ? Tout simplement un voyage extraordinaire sur une planète nommée Pandora.

Avatar french 3J’ai exploré un nouvel univers. Un monde où la faune et la flore sont profondément liées à la planète, où les créatures sont sauvages et surprenantes, où des montagnes flottent dans les airs, où la nuit est plus magnifique que le jour, où notre chemin s’éclaire sous nos pas. Un peuple vit dans ces contrées, ils sont bleus, font trois mètres de haut et respectent leur environnement. J’ai pu faire leur connaissance, je connais leur mode de vie. Cet univers, c’est planète Pandora et ce peuple, ce sont les Na’vis.

Oui, la grande évolution technologique annoncée par James Cameron est là mais ce n’est pas le point central du film Avatar. Ce qu’il voulait avant tout, c’est nous faire découvrir Pandora, ce monde qu’il a imaginé. Et il y réussi incroyablement bien. Nous avons à peine le temps de débarquer sur la planète que nous nous y croyons. Même en sachant que tout cela est le fruit d’un ordinateur, on ne peut s’empêcher d’y croire, le réalisme de ces décors est à couper le souffle. On a presque l’impression d’en respirer l’air (bien qu’il ne le faudrait pas), d’en sentir la terre sous nos pieds. Jamais un monde imaginaire n’a été aussi proche de nous. Et lorsque nous ferons connaissance avec les avatars et le peuple Na’vi, c’est comme si l’on rencontrait de vraies personnes. On pourrait presque leur serrer la main, discuter avec eux et l’on éprouve vraiment des sentiments pour eux tellement ces personnages sont réèls. C’est dans ces conditions que nous explorons Pandora et que nous nous lions au destin des Na’vis.

Avatar affiche final frParce que Avatar, n’est pas qu’une démonstration technique incroyable, c’est aussi une histoire qui nous fait entrer dans ce monde pour le défendre. Une histoire simple certes (après tout, ce n’est qu’une version SF de  Danse avec les Loups), mais ô combien humaine et prenante quand c’est réalisé par James Cameron. Donc pour faire court, Jake Sully, débarque sur Pandora dans le cadre d’un programme scientifique et militaire. Il entrera dans la peau d’un avatar ressemblant au peuple indigène afin de se lier à eux, d’en apprendre plus et de les inciter à changer d’habitat pour laisser la compagnie exploiter les réserves de minerai locales. Évidemment, Jake va se lier avec les Na’vis plus qu’il ne le pensait et défendra leur cause. Comme je le disais, ce n’est donc pas une histoire pas des plus originales, mais c’est justement son universalité qui fera sa force. Associez ce récit humain avec une profonde réflexion sur notre liaison à la nature et la défense de l’environnement et vous obtiendrez une aventure captivante et intelligente.

avatar-6Cette histoire est bien entendue servie par des personnages typiques de l’univers de Cameron. Nous aurons donc les méchants avec le mauvais militaire bourru et le responsable de la compagnie soumis à la loi de l’argent et d’un autre côté les scientifiques, biologistes et peuple Na’vi pour lequel on se prend tout de suite d’affection. Sam Worthington est génial dans le rôle de Jake Sully et sa prestation derrière l’Avatar est excellente et fait oublier la technique de performance capture. De même pour Sigourney Weaver, reconnaissable entre mille. Mais c’est surtout Ney’tiri (Zoë Saldana) qui retiendra notre attention. Elle se révèle vraiment digne de ces femmes fortes imaginées par Cameron, à la fois sexy, sauvage, aventurière et d’une grande tendresse. L’actrice est vraiment à la hauteur de ce rôle crucial dans l’histoire et, grâce à elle, on dépasse tout ce qui a pu se faire en matière de personnages « virtuels« . Oubliez les films de Zemeckis ou Gollum, Ney’tiri est d’un naturel à couper le souffle.

avatar jakesullyDonc la technique de performance capture est poussée à son paroxysme et c’est là la véritable évolution technologique. Parce que du côté de la 3D je m’attendais à mieux. En effet, j’ai eu l’occasion de voir le film en 2D puis en 3D et je dois dire que la 3D pendant 2h40 m’a fait assez mal aux yeux. La profondeur de champs est bien là et renforce l’immersion, mais par rapport à la 2D (plus confortable pour les yeux quand même), ça ne m’a pas plus impressionné que cela (seule la séquence dans le vaisseau au début du film m’a fait froid dans le dos). D’ailleurs, au second visionnage, même si le film est toujours aussi prenant et les personnages attachants, on remarque quand même qu’il manque un petit quelque chose dans l’exposition des personnages en début de film, dans l’apprentissage de Jake ou dans la bataille finale pour toucher au chef d’œuvre. Une bonne demi-heure de plus ne serai pas du luxe et je pense qu’un director’s cut devrait rendre mieux justice au film. Toutefois, ce que j’ai déjà découvert m’a coupé le souffle, à un tel point qu’on se surprend à regarder tous les détails de la jungle de Pandora (nos yeux parcourent tout l’écran à plusieurs instants).

Enfin bref, Avatar est un véritable voyage dans un monde imaginaire plus que palpable que James Cameron nous fait visiter d’une manière innovante pour nous faire prendre conscience de la richesse de la nature pourtant si proche de nous. Ce n’est donc pas qu’une démonstration technique ni qu’un film d’action mais bien plus que cela. Une rencontre et experience unique à vivre en salle. Et une fois sorti du cinéma, de retour dans notre monde réel on se dit que le voyage  été bien trop court. On a alors qu’une envie : retourner sur Pandora.

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  1. 16/12/2009 à 16:04 | #1

    Je viens de le voir, également en 2D. Un très beau conte. Mais la fin si optimiste le rend un tout petit peu trop américain!!!

  2. 17/12/2009 à 00:47 | #2

    Vu en 3D mardi soir. Et perso j’ai hâte de le revoir en 2D, copie 35mm avec de vraies couleurs et surtout, surtout, une luminosité correcte ! Quel dommage d’avoir inventé de tels paysages, de telles lueurs pour les voir massacrés par des lunettes qui bouffent la moitié de l’intensité lumineuse…

    La fin est certes prévisible mais pas nécessairement optimiste – n’y-a-t-il pas là un constat de l’échec humain, sans espoir de retour ?

  3. Fred
    17/12/2009 à 01:22 | #3

    @la Nymphette : je trouve pas que c’est un peu trop américain, au contraire. Et en plein Copenhague, le discours écolo met les choses au clair, les ricains devraient y réfléchir.

    @Coeur Noir : pour la luminosité, ça dépend des salles qui font de la 3D, je sais que j’ai vu scrooge au mk2 bibliothèque et que c’était en effet assez sombre. Par contre la luminosité du projecteur 3D du Publicis ciné est impeccable. Mais je vais le tester en 3D quand même en plus pour l’immersion.

  1. 16/12/2009 à 13:21 | #1
  2. 29/12/2009 à 10:40 | #2
  3. 18/01/2010 à 23:02 | #3
  4. 29/01/2010 à 23:01 | #4
  5. 02/02/2010 à 23:37 | #5
  6. 12/04/2010 à 19:00 | #6