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Toy Story 4, critique

posté le 20/06/2019

Pixar ouvre à nouveau le coffre à jouets avec Toy Story 4. Et sans qu’on s’y attende, c’est encore une aventure réussie pour Woody, remplie de beaux moments.

Il y a près de 10 ans, Toy Story 3 mettait fin aux aventures de Woody et Buzz avec leur propriétaire Andy de fort belle manière, et jamais nos petits cœurs ne s’en sont vraiment remis. Comme nous, Pixar avait laissé les jouets les plus célèbres du cinéma aux mains de la toute mignonne Bonnie. Une fin de trilogie parfaite qui ne demandait qu’à rester ainsi dans nos souvenirs.

Quelle ne fut pas notre surprise en apprenant qu’un Toy Story 4 était en route ! Comment être certains que ce ne serait pas l’épisode de trop, celui qui arriverait comme un cheveu sur la soupe et qui pourrait encore apporter quelque chose à la saga, d’autant plus qu’en dehors des Indestructibles 2 et des 2 suites de Toy Story, on ne peut pas dire que les séquelles de Pixar aient vraiment marqué les esprits. Mais les créateurs de Pixar récidivent donc tout de même avec ce 4e volet qui est une nouvelle fois une réussite !

La belle aventure de Woody

Pour commencer, le film ne tire pas un trait sur l’ancien propriétaire Andy. Il démarre ainsi avec un flashback nous expliquant comment la bergère a disparu et comment cela est vécu par Woody. Car oui, le cow-boy est clairement au centre du film et son duo avec Buzz passera cette fois au second plan. D’ailleurs, la nouvelle mission du shérif de chambre sera de faire accepter à un nouveau jouet fabriqué par Bonnie, sa nature de jouet et non de déchet. Car il s’agit ni plus ni moins d’une fourchette retouchée avec deux paillettes et trois bouts de ficelle qui va devenir le nouveau chouchou de la gamine.

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Et cela ne concerne que les 15 premières minutes d’un film qui a beaucoup de choses à raconter, nous rassurant alors immédiatement sur le fait qu’effectivement Pixar a encore plein d’idées intéressantes à développer autour de ses jouets. Ainsi la séparation, trouver un but à sa vie, accompagner un « nouveau né », la condition des jouets perdus ou encore la recherche désespérée d’un enfant à rendre heureux sont des thèmes qui sont formidablement traités ici. Certains sentent peut-être légèrement le déjà vu, mais avec toujours un nouveau prisme pour ne pas faire redite par rapport aux films précédents.

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Vers l’infini, et au delà … des personnages

En plus des thématiques, les créateurs de Pixar apportent encore leur savoir-faire et leur grain de folie avec de nouveaux personnages. Fourchette est ainsi un macguffin plutôt marrant, mais la galerie est encore étendue avec des jouets hilarants, touchants, effrayants, tous réussis. Et pour les plus cinéphiles, on savourera évidemment un nouveau clin d’œil à un film d’horreur bien connu qui donne une ambiance particulière aux séquences dans un magasin d’antiquités.

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Evidemment, tout n’est pas parfait, et on sent qu’il y a un moment où l’on sent que l’intrigue et l’action s’étire un peu trop, et la troupe de Buzz, Rex, Jessie, Zig Zag & co passe un peu en arrière plan. Mais cela n’empêche pas d’admirer la beauté graphique du film (en cela le flashback d’ouverture est à tomber) et de faire tomber une larmichette devant l’émotion qui sera provoquée par la fin, encore une fois superbe de justesse dans tout ce qu’elle évoque pour les personnages et les spectateurs. Bref, un retour réussi

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