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Critiques express : les films de fin 2016

posté le 03/01/2017 FredP

Si l’annĂ©e 2017 commence dĂ©jĂ , jetons tout de mĂŞme un dernier coup d’oeil dans le retroviseur avec les derniers films sortis en dĂ©cembre 2016. Au programme : Manchester by the Sea, Assassin’s Creed et Passengers.

Un homme de retour dans sa ville pour enterrer son frère mort d’une crise cardiaque et laissant derrière lui son fils. VoilĂ  les premiers ingrĂ©dients d’un drame formidablement Ă©crit, sans fioritures, portĂ© par Casey Affleck dans un rĂ´le que lui seul peut encore et toujours endosser. Avec Manchester by the Sea, le scĂ©nariste et rĂ©alisateur Kenneth Lonergan nous immerge peu Ă  peu dans la vie de ce jeune homme qui a fait des erreurs et revient sur une terre oĂą il ne pense plus avoir sa place, et devant assumer une mission dont il ne se sent pas capable.

L’exploit de ce drame est justement d’utiliser des intrigues complètement mĂ©lo mais de tirer juste ce qu’il faut sur la corde pour que tout cela soit rĂ©aliste et touchant dans en faire des tonnes. Pendant plus de 2 heures les hĂ©sitations de Casey Affleck qui porte cette fois au sommet son type de personnage de timide taciturne cachant une certaine rage et dĂ©sespoir vont nous faire vivre de difficiles Ă©tapes de la vie mais aussi le mince espoir qui peut en naĂ®tre. C’est beau et puissant et l’un des drames les plus Ă  fleur de peau de l’annĂ©e 2016.

La malĂ©diction de l’adaptation de jeu vidĂ©o a encore frappĂ© ! Pourtant Ubisoft c’Ă©tait donnĂ© les moyens pour rĂ©ussir le passage au grand Ă©cran de sa franchise Assassin’s Creed. Le matĂ©riau de dĂ©part Ă©tait dĂ©jĂ  fortement cinĂ©matographique, Michael Fassbender, acteur chouchou des critiques est fortement impliquĂ© dès le dĂ©but, et le rĂ©alisateur de Macbeth Ă  la barre augure quelque chose de visuellement lĂ©chĂ© et violent, sans oublier l’oscarisĂ©e Marion Cotillard en plus. HĂ©las, dès le dĂ©but quelque chose cloche.

La rĂ©alisation semble aux abonnĂ©s absent cachant dans l’ombre ce qui fait dĂ©faut de budget et surdĂ©coupant les scènes d’action au point de ne rien voir des acrobaties des assassins. Puis il y a cette intrigue se dĂ©roulant dans un bocal avec des personnages qui ne sont que des pantins sans but dont on se contrefiche. Bref, rien n’a d’intĂ©rĂŞt et l’ennui pointe le bout de son nez ne permanence jusqu’Ă  ce que la fin arrive en annonçant une suite que l’on n’a pas vraiment hâte de voir. Tout ça pour ça …

Prenez les 2 acteurs bankables du moment, Jennifer Lawrence et Chris Pratt. Enfermez-les dans un vaisseau spatial un peu endommagĂ©. Laissez mijoter. Et vous obtenez une bluette SF ultra prĂ©visible et clichĂ© qui n’aborde que rapidement les questions de la solitude et le dĂ©bat interne de ses personnages. Pour ce pur film de commande, Morten Tyldum (l’acadĂ©mique Imitation Game) filme les choses proprement. Son vaisseau est mĂŞme aussi clean que les acteurs sont trop parfaits pour que l’on s’inquiète vraiment pour leur devenir, ne dĂ©roulant son intrigue qui aurait pu durer sur toute la vie des personnages qu’en 2 petites annĂ©es pour ne pas faire vieillir ses stars et laissant donc bien vite de cĂ´tĂ© la notion de temporalitĂ©. Soyons honnĂŞtes, Passengers se regarde facilement … mais il sera aussi très vite oubliĂ© tant il n’y a vraiment rien d’autre Ă  offrir qu’une love story avec un chouilla d’action Ă  la fin pour « rĂ©veiller le mâle ayant emmenĂ© sa meuf au cinĂ© voir un film avec J-Law, son hĂ©roine absolue de Hunger Games et le bogosse des Gardiens de la Galaxie» , ce qui est bien dommage pour un genre qui a tant d’autres choses Ă  offrir.

publié dans :Cinéma

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