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Culte du dimanche : SOS Fantômes d’Ivan Reitman

posté le 07/08/2016 FredP

Avec l’arrivée d’un reboot décrié avant sa sortie, revenons sur le SOS Fantômes (Ghostbusters) original qui a marqué toute la culture des années 80.

Après le succès des Blues Brothers, Dan Aykroyd a déjà d’autres idées en tête pour continuer à tourner avec son compère du Saturday Night Live John Belushi, celle d’exterminateurs de fantômes. Hélas, la mort de l’acteur remet le projet à plat. Mais le reste de la bande du SNL vient épauler l’acteur esseulé. Bill Murray accepte de reprendre le rôle alors qu’Harold Ramis, en plus de jouer dans le film, vient donner un coup de main sur le scénario. Ghostbuster est né.
A New-York, 3 scientifiques incompétents sont radiés et décident d’ouvrir une agence d’enquête sur le paranormal. Au fur et à mesure de leurs enquêtes ils découvrent du coup le monde des fantômes qui va les mener jusqu’à un immeuble maléfique dont va s’emparer un ancien démon ! L’équipe devient alors le dernier espoir de l’humanité.

Mais évidemment, de la part de vétérans du SNL, il ne faut pas s’attendre à un grand film sérieux, effrayant et épique. Au contraire, passée la scène d’introduction, le générique entonné par Ray Parker Jr (véritable hit des années 80) donne le ton, SOS Fantômes est une comédie bon enfant, enlevée et au personnages maladroits et attachants, une comédie fantastique qui s’assume complètement et ce, grâce au savoir-faire d’Ivan Reitman et à l’écriture et l’interprétation de toute l’équipe.

Le réalisateur a déjà fait ses preuves dans des films qui n’ont pas forcément eu beaucoup de succès jusqu’à maintenant et doit faire avec un budget tout de même limité face aux ambitions du film mais s’en sort admirablement, d’autant plus qu’il faut composer avec la troupe de comédiens qui, bien que professionnels, est aussi très investie dans le film et n’est peut-être pas évidente à canaliser. Mais tous sont formidables et dégagent un esprit de groupe qui fonctionne impeccablement. Une telle alchimie à l’écran est même assez rare. De Dan Aykroyd,  à Rick Moranis en passant par Bill Murray, Ernie Hudson, Sigourney Weaver et Harold Ramis, tous sont impeccables. On notera d’ailleurs Sigourney Weaver qui joue, pour une fois, la victime mais aussi un démon de caractère ou Bill Murray qui façonne toujours son personnage bougon.

Du côté de l’histoire, celle-ci se déroule impeccablement avec ses moments de petits frissons à la découverte de fantômes, tout de suite désamorcé par des volées de slime qui participent à rendre le film bon enfant. Dans des années 80 parfois tendues, le film participe à détendre efficacement l’atmosphère. Mais Ghostbusters, au delà des gags et répliques cinglantes par des personnages maladroits n’oublie pas d’être un divertissement fantastique bien ficelé avec des scènes mémorables comme l’apparition de Bouffe-tout pour une première mission gluante dans un hôtel ou évidemment l’apparition culte du bonhomme en marshmallow géant à deux doigts de détruire la ville.

La ville de New-York tient d’ailleurs une place importante dans l’intrigue. Non seulement il s’agit du lieu de l’action mais le film met la ville en avant de manière exceptionnelle avec des lieux devenus culte et qui font l’objet d’innombrables photos de touristes comme la fameuse caserne de pompier servant de QG aux chasseurs de fantômes ou l’immeuble de l’affrontement final bien reconnaissable depuis Central Park. Les scènes d’extérieur ont d’ailleurs été tournées sans autorisation, ce qui leur confère une certaine spontanéité qui rend le film toujours plus attachant.

Avec tous ces ingrédients, les Ghostbusters conquièrent autant le public de New-York que les spectateurs dans les salles et devient un véritable succès populaire qui engendrera une suite (moins surprenante et plus sombre mais tout de même intéressante), une série animée, des comics et des jeux vidéos, faisant ainsi du « Who you gonna call ?»  une pierre angulaire de la culture pop des années 80 qui résonnent aujourd’hui auprès de tous les trentenaires.

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