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Very Bad Trip 2, critique

posté le 25/05/2011 ChrisC

verybadtrip2 critique

On prend les mêmes et on recommence ! La fine équipe de Very Bad Trip 1 revient pour vivre des aventures allumées et amnésiques dans la capitale Thaï.

Enfant chĂ©ri de la comĂ©die US et surtout du box-office des annĂ©es 2009-2010, Very Bad Trip 1 a attirĂ© un bon nombre de spectateurs et avait su ravir une population avide de comique de situation agrĂ©mentĂ© d’humour un peu gras voire bien vulgaire ! Rappelez-vous dans ce premier Ă©pisode, les meilleurs amis Stu, Phil et Doug, auxquels venait se rajouter le lunaire Alan, allaient Ă  Las Vegas pour cĂ©lĂ©brer l’enterrement de vie de garçon de l’un d’eux. Se rĂ©veillant quelque peu dĂ©boussolĂ©, ils devaient remonter le fil de leur soirĂ©e endiablĂ© afin de retrouver Doug, qu’ils avaient Ă©garĂ©. Le ressort comique rĂ©sidant dans la progression de faits de plus en plus improbables qui menèrent Ă  ce rĂ©veil si brutal.

Dans Very Bad Trip 2, se produit la mĂŞme chose. Les garçons se mettent une fois de plus dans une situation rocambolesque dont l’amnĂ©sie passagère nous Ă´te tout dĂ©lice d’ĂŞtre spectateur vivant de leurs aventures complètements barrĂ©s (et bourrĂ©s, facile). Enfin en thĂ©orie. Tout le ressort comique rĂ©side sur le plaisir qu’on a de dĂ©nouer, en leur compagnie, le fil de leur parcours mouvementĂ© de la veille pour comprendre la force de ce lendemain de « gueule de bois» . Et lĂ , c’est pareil. Sauf qu’on est Ă  Bangkok et non plus a Las Vegas donc malgrĂ© les moyens financiers dont bĂ©nĂ©ficient les organisateurs du mariage, nos compagnons de biture (que la morale sauve car on ne les voit jamais se « dĂ©foncer la tronche » ni se corrompent dans des activitĂ©s pas très catholiques), risquent leurs petites fesses de ricains friquĂ©s dans les rues d’une mĂ©galopole pas si effrayante que ça. Situations dramatiques rapidement dĂ©samorcĂ©s, rencontres exotiques, actes pas si manquĂ©s, singe accro Ă  la clope, etc. les boys en loupent pas une. Rejoints par l’exubĂ©rant Mr Chow, ils vont devoir retrouver Teddy, futur beau-frère de Stu, qu’ils auront Ă©videmment Ă©garĂ©.

Ne cherchez pas la nouveautĂ© ni Ă  voir des approfondissements de personnages (Doug, la future femme de Stu) ce Very Bad Trip 2 est la copie conforme du premier opus, qui avec le recul Ă©tait apprĂ©ciable pour sa fraicheur et son concept de mecs bourrĂ©s faisant en sorte de se souvenir de leur soirĂ©e de malade ! Ici, a Bangkok, ( le « what happens in Vegas stays in Vegas»  est remplacĂ© par « Bangkok has him now» ), on revit la mĂŞme situation Ă©tape par Ă©tape. Le tout est mixĂ© avec les thèmes Ă©culĂ©s de : mec qui veut absolument faire partie de la bande de potes, bande de potes qui s’assume pas complètement en tant que telle (très beau « cassage»  de la tentative de nommer ces 4 compères la Wolfpack qui si elle a Ă©tĂ© mĂ©diatiquement bien relayĂ©e, dans le film, l’idĂ©e est rapidement abandonnĂ©e), beau-père qui ne respecte pas du tout son gendre donc gendre qui va tout faire pour se faire apprĂ©cier,  mec coincĂ© qui n’arrive pas a se lâcher, mec cool qui essaye de prendre les choses au sĂ©rieux sans assumer le rĂ´le de leader, personnages flamby (« dok» ) qui n’apportent rien au dĂ©nouement de la situation…

En fin de compte on ne rigole pas tellement dans ce VBT2 ! Voire on s’ennuie : l’histoire originale dans le 1er est ici revisitĂ©e. Les seules phases marrantes sont lorsque le personnage d’Alan fait ou dit des choses absurdes, ses compères Ă©tant comiques a leurs dĂ©pens pour leur couardise et leur tendance a paniquer exagĂ©rĂ©ment. Mr Chow est ici aussi revisitĂ© car il oscille entre « tafiolle ultra tactile » et « criminel tarĂ© et cocaĂŻnĂ© a mort ». L’humour en dessous de la ceinture cĂ´toie dangereusement celui des Farelly Bros en faisant dans le gras lourd et parfois bien dĂ©gueulasse, sans aucune place a la subtilitĂ© car le comique y est hurlĂ© sur tous les toits…

VBT2 a mis les moyens pour aller Ă  Bangkok mais les faiblesses de son scenario rĂ©sident dans le manque de consistance de ses personnages et l’exagĂ©ration de ces situations Ă©tant donnĂ© qu’a peu près tout a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© vu dans le premier film ! Et puis des longueurs au niveau des scènes d’exposition ou du dĂ©nouement nous empĂŞchent de nous plonger Ă  fond dans le film. Reste le gĂ©nĂ©rique de fin qui est LA mine d’or nous rĂ©vĂ©lant enfin « les atrocitĂ©s commises»  qui sont de taille il faut l’avouer !

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