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Easy Money, critique

posté le 25/03/2011 FredP

easy money critique

Décidément, les pays nordiques sont assez productifs en ce moment. Et nos amis suédois font preuve d’un dynamisme assez remarquable avec le très noir Easy Money.

Non, le cinéma suédois n’est pas que synonyme de Millenium. D’autres bons films se cachent dans ces contrées enneigées (tel Morse). Easy Money est de ceux-ci. JW est un étudiant qui ferait vraiment tout pour séduire la riche demoiselle rencontrée à la fac. Vraiment tout … jusqu’à se lancer dans le trafic de drogues. D’un autre côté Joge vient de s’évader de prison et retrouve ses anciens complices pour une grosse affaire tandis que Mrado, dans un camp rival essaie de mener sa vie de gangster en préservant sa fille. Trois personnages, trois histoires intimement liées autour du banditisme qui atteint la froide Stockholm. Trois personnages auxquels il est facile de s’identifier grâce à des questions humaines, personnelles et qui peuvent toucher tout le monde (l’amour, les parents, les enfants)

et donc grâce à qui nous allons suivre l’intrigue avec attention pendant deux heures.

Mais voilà, deux heures c’est long et le film prend bien trop le temps de présenter les choses. Et pour peu que l’on accroche pas au départ, il sera difficile d’être attentifs à la suite, elle aussi plombée par des longueurs certaines. La durée et le rythme sont vraiment le point noir du film qui risque bien de rebuter.

Malgré tout, il faut tout de même reconnaître à Easy Money un paquet de qualités qui en font un bon film à découvrir. Ainsi, l’intrigue est très bien écrite, décrivant bien le milieu du crime organisé et de la mafia nordique (son recrutement, ses méthodes, ses risques ses coup bas et trahisons) mais aussi les raisons pour lesquelles nos personnages vont tomber ou retomber dans cette spirale infernale.

Loin de tomber dans le cliché et la facilité, nous accompagnons trois personnages qui ont tous leurs failles. Et hormis quelques ambiguités scénaristiques qui s’ajoutent à la longueur de l’ensemble, on reste captivé par le jeu impeccable des acteurs, et en particulier celui du prometteur Joel Kinnaman qui ne devrait pas tarder à traverser l’Atlantique.

Au final, si Easy Money ne révolutionne pas le film de mafia, il n’en est pas moins un digne représentant qui, malgré 20 minutes de trop, nous offre un bon aperçu du côté noir de la blanche suède.

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