Accueil > Cinéma, Culte du dimanche > Culte du dimanche : Piège de Cristal (Die Hard 1)

Culte du dimanche : Piège de Cristal (Die Hard 1)

posté le 25/12/2011 FredP

Piège de Cristal Die Hard 1 culte

En cette journée de  Noël, il était impensable de ne pas écrire sur celui qui a sauvé cette journée de manière explosive ! Je veux bien entendu parler de John McClane avec Piège de Cristal, premier volet de la trilogie Die Hard, ou le film qui a reboosté le film d’action à la fin des années 80 !

Piège de Cristal Die Hard 1 afficheAprès le succès de Predator qui a contribué à installer un peu plus confortablement Arnold Scwharzenegger comme l’action-star absolue des années 80, John McTiernan quitte la jungle pour se retrouver en plein Los Angeles, dans un huis clos explosif adapté du roman Nothing Lasts Forever de Roderick Thorp. Pour le réveillon de Noël, le lieutenant New-Yorkais John McClane va rejoindre sa famille à Los Angeles. Mais alors qu’il part chercher sa femme à son bureau, une prise d’otage contrarie complètement ses plans. Il va alors devoir faire preuve d’inventivité et aller au bout de ses limite pour se débarasser des terroristes, retrouver sa femme et accessoirement sauver tout le monde.

Alors que  des stars comme  Richard Gere et Sylvester Stallone ont refusé le rôle, McTiernan repère un comédien qui commence à faire ses preuves dans une sitcom intitulée Clair de Lune. C’est bien sûr Bruce Willis qui tape dans l’œil du réalisateur qui va transformer le gentil Bruce en digne successeur de Schwarzie et Sly. Bruce Willis s’entraîne alors pour porter le marcel comme il se doit et continue d’améliorer ses bons mots et le voilà piégé dans le Nakatomi Plaza.

On pourra toujours reprocher à Piège de Cristal son histoire simpliste avec un héros musclé qui sauve tout le monde au milieu de bagarres et d’explosions. Mais ces détracteurs ne pourront nier l’excellence avec laquelle est réalisé le film. Il suffit de voir à quel point McTiernan maitrise l’espace, le placement et les déplacements de ses personnages tout comme il sait rendre on ne peut plus lisibles les séquences au corps à corps et les gunfights. Jamais nous ne sommes perdus entre les étages de la tour, sachant exactement qui fait quoi grâce à un impeccable découpage du spectacle. Il faut dire que le scénario aide aussi beaucoup et se révèle d’une efficacité redoutable. Il fait progresser l’histoire à chaque instant et apportant régulièrement des révélations sur le but des terroristes et les méthodes employées, donnant toujours plus de difficultés à McClane pour atteindre son but.

Mais si McTiernan démontre une maîtrise implacable de l’action, le succès de Piège de Cristal est aussi, et surtout, dû à la personnalité de Bruce Willis. Loin des indestructibles cadors du genre, McClane est un personnage humain, qui donne de sa personne et ressortira tout de même assez amoché de l’aventure. Mais l’autre aspect de McClane qui marque est bien sa personnalité. Lucide sur sa situation et préférant jouer le second degré (toutes ses répliques sont instantanément cultes), il est surtout un anti-héros qui ne cherche pas à sauver tout le monde par altruisme. Il veut juste sauver sa femme et si même les forces de l’ordre qu’il arrive à contacter se mettent sur son chemin, il fera ce qu’il souhaite. En ce sens, McClane est un personnage qui se rapproche bien plus du spectateur que ce qui a été fait dans nombre de films d’action dont les héros sont toujours trop lisses.

Mais mine de rien, Piège de Cristal n’est pas qu’une succession d’explosions. Sans qu’on s’en rende compte, McTiernan pointe du doigt certains aspects de l’Amérique. Les médias, les forces de l’ordre et la paperasse en prennent tout de même pour leur grade. Ce qui est étonnant avec Piège de Cristal, c’est de remarquer qu’étant réalisé juste après Predator, il est son exact opposé. Ici les rôles sont inversés, le chasseur invisible devenant notre héros et les terroristes les proies alors que la jungle a été remplacée par l’immeuble de verre. Il est donc en quelque sorte le faux jumeau au caractère opposé et si Predator jouait sur les gros clichés des films de gros bras qui étaient la norme, Die Hard inaugure en quelque sorte une nouvelle ère du cinéma d’action, plus contemporain et plus humain dans son approche.

Le résultat de cette association entre John McTiernan et Bruce Willis donne donc l’un des meilleurs films d’action américains qui aient été faits mais n’a surtout été égalisé qu’à de rares instants depuis. Piège de Cristal est un tel succès que le film engendrera 3 autres suites (plus une 4e en préparation) assez inégales et dont le seul autre volet à se montrer à la hauteur est Une Journée en Enfer (également réalisé par McT). De son côté, Bruce Willis est intronisé superstar et devient l’une des figures indissociables de l’Hollywood des 90′s et sauveur du monde par excellence.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. 25/12/2011 à 12:37 | #1

    Une référence du genre !

  2. 29/12/2011 à 12:13 | #2

    « Yippi-kai-hey»  !