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Culte du dimanche : La Mort aux Trousses

posté le 26/09/2010 FredP

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Cette semaine, on remonte loin dans le temps pour s’attaquer Ă  un grand maĂ®tre du suspense qui a livrĂ© avec La Mort aux Trousses l’une de ses Ĺ“uvres les plus marquantes.

1959, entre 2 pĂ©riodes assez sombres de sa filmographie, succĂ©dant Ă  Sueurs Froides et prĂ©cĂ©dant Psychose, Alfred Hitchock s’est offert une petite rĂ©crĂ©ation avec La Mort au Trousse au ton bien plus lĂ©ger et jouant sans arrĂŞt de ses propres manières. Il faut dire que celui qui est encore aujourd’hui (et Ă  juste titre) qualifiĂ© de MaĂ®tre du Suspense a dĂ©veloppĂ© sa propre marque de fabrique : une hĂ©roĂŻne blonde, des scènes vertigineuses, un hĂ©ros un peu paumĂ©, l’Ă©change d’identitĂ©, une mère dĂ©testable, une manière de filmer parfaitement cadrĂ©e et Ă©videmment des acteurs au sommet.

Ainsi, Roger Thornhill jouĂ© par le toujours très smart Cary Grant, publicitaire ambitieux et sur de lui dans le milieu des affaires va se retrouver d’un seul coup mĂŞlĂ© Ă  une Ă©trange affaire d’espionnage dont il ignore tout alors qu’il semble en ĂŞtre l’acteur principal. Dès lors, il prendra la fuite pendant 2 heures afin d’Ă©chapper Ă  une mort certaines et Ă©videmment secourir une sublime jeune femme dont il tombe amoureux. Et cette histoire d’espionnage au fait ? Eh bien elle tourne autour de micro-films liĂ©s Ă  la guerre froide (mais en tout bon macguffin digne d’Hitchcock, on s’en fiche).

Comme Ă  son habitude, et en progressant toujours Ă  chaque film, Hitchock fait preuve d’une maitrise incroyable de l’image, du placement de la camĂ©ra et du storytelling. Si bien que cette histoire aux premiers abords assez confuse et absurde emporte tout de mĂŞme l’adhĂ©sion du spectateur. Le rĂ©alisateur vient du cinĂ©ma muet et n’a pas besoin de grand chose pour faire avancer son rĂ©cit si ce n’est des bonnes images qui, mĂŞme sans le son, racontent Ă  elles seule l’histoire. Ainsi, la sĂ©quence la plus connue du film est une montĂ©e de tension impressionnante. En effet, l’attaque de l’avion au milieu d’un no man’s land est simplement mĂ©morable d’efficacitĂ© (alors qu’il faut bien reconnaitre qu’il est tout de mĂŞme invraisemblable que les mĂ©chants fassent venir le hĂ©ros au milieu de nulle part pour le tuer avec un avion ! mais on y croit tout de mĂŞme !). On retiendra Ă©galement la fin de cette grand poursuite sur le mont Rushmore oĂą Cary Grant escalade les façades des prĂ©sidents US pour Ă©chapper aux bad guys.

Bien entendu, La Mort au Trousses ne serait pas aussi lĂ©gendaire sans ses acteurs. Il y a donc Cary Grant qui renouvelle encore une fois sa confiance avec le rĂ©alisateur pour incarner le hĂ©ros aussi paumĂ© que les spectateurs tout au long du film. Son personnage bĂ©nĂ©ficie d’ailleurs d’une Ă©volution assez marquĂ©, de grand enfant gâtĂ© au dĂ©but, il va petit Ă  petit devenir plus humble. Mais l’acteur est aussi douĂ© pour bien dĂ©tendre l’atmosphère puisque certaines de ses scènes, notamment avec Jessie Royce Landis qui interpète sa mère, sont très drĂ´les et justement poussĂ©es vers la comĂ©die. C’est l’une des raisons de la lĂ©gèretĂ© du film par rapport aux autres mĂ©trages de l’Ă©poque d’Hitchcock. Un film du maĂ®tre n’en serait pas un si il n’y avait pas une jeune femme, blonde de prĂ©fĂ©rence, pour instiguer le doute et la romance. Ici c’est Eva Marie Saint dans le rĂ´le de l’espionne manipulatrice Eve Kendall, parfaitement Ă  l’aise dans l’univers d’Hitchcock. Et nous n’oublieront pas la musique de Bernard Herrmann, intense, dès le gĂ©nĂ©rique très graphique d’ouverture.

Bref, La Mort au Trousses, comme beaucoup d’Ĺ“uvres d’Alfred Hichcock est bien un incontournable du 7e art qui se doit d’ĂŞtre vue. D’autant que la dernière Ă©dition blu-ray restaurĂ©e sortie rĂ©cemment possède une qualitĂ© d’image qui n’a rien Ă  envier aux films plus rĂ©cents. Il ne reste plus qu’Ă  apprĂ©cier la fuite de Roger Thornhill et la maĂ®trise totale du maĂ®tre du suspens.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. reves365
    27/09/2010 Ă  21:25 | #1

    un film extraodinaire des prises vues splendide. une ambiance parfaite. un nom:Hitchcock. un genie