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Retro : la saga Destination Finale

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A l’occasion du 4e épisode qui vient de sortir (voir la critique ici), voici une petite rétro sur la saga Destination Finale qui a commencé il y a 9 ans.

Destination Finale 1

Destination_FinaleEn 2000, la vague de slashers commence à lasser les spectateurs, mais c’est sans compter l’ingéniosité de Glen Morgan et James Wong. Il débarque avec un nouveau concept : ce n’est plus un enième boogeyman que vont devoir fuir les ados mais la mort elle-même. Il embarque alors une troupe de jeunes acteurs dont certains vont confirmer : Devon Sawa (La Main qui Tue), Ali Larter (Heroes), Kerr Smith (Dawson), Seann William Scott (American Pie). Et une bonne caution, Tony Todd, le Candyman.

Ce premier épisode est alors assez original et les étranges concours de circonstances inédits très ingénieux. Les comédiens sont aussi convaincants et, même si ils sont un peu stéréoptypés, on s’attache aux personnages, ce qui nous permet de vraiment s’intéresser à la manière dont ils vont mourir.

Le film arrive très bien à jouer entre le premier et le second degré. Si bien qu’on rie devant les morts mais après le film, on fait quand même gaffe aux objets qui nous entourent au quotidien. Le film est donc une réussite. Pas un chef d’œuvre, mais il a un fort capital sympathie qui fait que lorsqu’un second volet se profile, c’est une bonne nouvelle.

Destination Finale 2

destination finale 2En 2002, c’est David R Ellis (alors connu pour être réalisateur de 2de équipe sur Matrix 2, notamment la poursuite auto) qui reprend les rênes de la saga. Et il commence très fort. Un carambolage sur autoroute spectaculaire qui loin devant le crash d’avion du premier volet. Après ce morceau d’anthologie, on fait mieux connaissance avec la nouvelle équipe menée par A.J Cook et Michael Landes.

Cette fois, Ellis entraine clairement la saga du côté du second degré. Chaque mort est géniale et complètement imprévisible. Le suspens est bien au rendez-vous à chaque fois (les séquence du dentiste ou de la double mort après l’accident sont excellentes!).

Ce qui fait aussi le succès de ce volet, c’est qu’il est en pleine continuité avec le premier volet avec une explication logique. Les personnages d’Ali Larter et Tony Todd sont de retour et une mythologie Destination Finale s’installe avec ses causes et ses règles. Un troisième volet est donc incontournable.

Destination Finale 3

Destination Finale 3Pour ce 3e volet, James Wong revient à la barre. Cette fois, malheureusement, le film n’arrive pas au niveau du précédent. En effet, la séquence d’intro avec le grand huit est certes efficaces mais pas aussi intense que l’accident de la route précédent.

Ensuite, les personnages sont une troupe d’ados demeurés (alors que pour les précédent volet, il s’agissait plutôt d’adultes, donc plus mûrs, avec un vrai vécu), ce qui fait qu’on a plus de mal à s’attacher à eux. Seule Mary Elisabeth Winstead (Death Proof) arrive à tenir son rôle.

De ce fait, on a hâte que la mort fauche tous ces débiles mais cette fois, ça devient vite téléphoné. Les morts ne sont pas très surprenantes (dû sans doute à la fausse bonne idée des photos révélatrices), et le côté gore a été amoindri. Ajoutez à cela qu’il n’y a plus aucune relation avec les précédent volet. Si ce n’est des explication du phénomène par Internet, point d’acteurs des précédents volets ou de rappel de l’effet de vague. Ce volet s’embourbe donc dans des clichés et n’arrive clairement pas au niveau du second volet. On se demande alors si la série peut perdurer mais le n°4 va venir.

Destination Finale 4

Destination Finale 4 - poster frVu la décéption qu’était le 3e volet, la production rappelle David R Ellis (qui a entre temps réalisé les sympathiques Cellular et Serpents dans l’avion). Excellente nouvelle qui nous fait espérer un retour au niveau de Destination Finale 2.

Le résultat sera donc en demi-teinte. Certes, le film est meilleur que le 3e (des personnages plus adultes, des morts plus surprenantes, plus de gore), mais il n’arrive tout de même pas au niveau du 2. La séquence d’intro (une course de voitures qui fonce dans les gradins) est bien foutue et l’idée du film 3D dans le film 3D est bonne mais sous-exploitée. D’ailleurs, c’est le premier volet a être en 3D. Non pas pour des effets artistiques ou d’ambiance mais juste pour renforcer le côté spectaculaire et horrifique des morts. De ce côté là c’est assez réussi on se croirait dans une fête foraine.

Aux US, ce dernier épisode s’appelle The Final Destination. Titre révélateur de la fin de la saga. Mais la mort ne peut pas être tuée, alors sommes nous vraiment à l’abri de son retour sur les écrans ? Nous verrons bien.

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  1. 28/08/2009 à 11:01 | #1
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