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L’Île des Miam-nimaux – Tempête de Boulettes Géantes 2, critique

posté le 07/02/2014 FredP

Retour sur l’île de la bouffe pleine de joyeuses nouveautés à s’en faire craquer l’estomac des yeux. Oui, ça ne veut rien dire mais on a passé un bon moment devant la suite de Tempête de Boulettes Géantes 2 intitulée l’Île des Miam-nimaux.

A sa sortie en 2009, Tempête de Boulettes Géantes a connu un petit succès et était surtout une bonne petite surprise avec son inventeur naïf, son histoire d’amour un peu geek et ses tonnes de burgers, spaghettis et salades qui s’abattaient en 3D sur l’écran. C’était bon enfant et gentiment touchant. Du coup, on attendait d’être tout aussi attendrit devant cette suite qui a été confiée à une autre équipe créative (Phil Lord et Chris Miller sont partis réaliser 21 Jump Street et la Grande Aventure Lego). De plus, alors que le premier film se basait sur le livre de Judi et Ron Barrett, il fallait tout inventer pour cette suite. Le nouveau duo formé par Cody Cameron et Kris Pearn a donc tout à prouver ici.

Après que l’île de Swallowtown ait été recouverte de nourriture, celle-ci a été évacuée. Mais contre toute attente, l’invention de Flint Lockwood fonctionne encore et se met à créer d’étranges créatures à base d’animaux. Le jeu scientifique fou va alors revenir sur lire pour mettre fin à cette possible menace et montrer à son idole de toujours, Chester V, qu’il a tout pour travailler dans l’entreprise la plus cool de la planète.

Du côté de l’histoire, ce second volet de Tempête de Boulettes Géantes ne vole pas bien haut et reste incroyablement prévisible. Ainsi, il n’est pas surprenant de voir l’idole manipuler son apprenti dans un contexte mélangeant Jurassic Park et Avatar avec de la nourriture aux quatre coins de l’écran. Même la caractérisation des personnages sera réduite au strict minimum, évoluant peu par rapport à la fin du premier volet. Peu de surprises de ce côté, et pas énormément d’émotion du coup puisque tout a déjà été exploré et mis en place avant.

Et pourtant on va se prendre facilement au jeu car si les deux nouveaux réalisateurs n’ont pas une grande inventivité scénaristique, ils ont trouvé la petite étincelle avec leur concept d’animaux mélangés à la nourriture : les fameux « miam-nimaux» . Dans la création de ce petit univers, ils ont une foule d’idée pour faire foisonner l’île d’étranges créatures, des plus mignonnes aux plus impressionnantes. Ainsi nous serons attendris par Barry la fraise aux airs d’E.T. et par des petits bébés guimauve tout comme nous seront surpris par une troupe de cornichons pêcheurs et impressionnés par des araignées-burgers et bien d’autres sympathiques trouvailles.

Jouant moins la carte de la critique de l’industrialisation de la bouffe, ici le message n’est pas forcément lié à l’alimentation (si ce n’est de la rendre plus ludique mais après ça on n’a plus vraiment envie de manger des animaux aussi mignons). Par contre les réalisateurs n’hésites pas ici à balancer comme grand méchant le grand gourou d’une multinationale high tech particulièrement inventive et cool (qui a dit Steve Jobs ?) et cela, il fallait oser se mettre les fans d’Apple à dos.

Bref, si cette Île des Miam-nimaux n’est pas un film d’une grande originalité, il recèle tout de même un rythme efficace et un bestiaire surprenant et attachant pour faire l’aventure en famille.

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