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Culte du dimanche : Phantom of the Paradise

posté le 16/01/2011 FredP

phantom of the paradise de Brian de Palma, culte

Il fĂŞtait ses 35 l’annĂ©e dernière et pourtant le Phantom of the Paradise de Brian de Palma est toujours aussi d’actualitĂ© qu’il est psychĂ©dĂ©lique. Retour sur un monument des « midnight movies»  devenu tout simplement culte avec le temps.

Avant d’ĂŞtre rĂ©vĂ©lĂ© au grand public par sa vision de Carrie et d’ĂŞtre connu pour ses thrillers brillants parfois mâtinĂ©s de mafia (Pulsions, Scarface, l’Impasse, …), Brian de Palma a versĂ© dans le psychĂ©dĂ©lisme total. Avec Phantom of the Paradise, Ă  une Ă©poque oĂą les moeurs changent, le rĂ©alisateur spĂ©cialiste de la manipulation et hĂ©ritier d’Alfred Hitchock nous offrait une relecture du FantĂ´me de l’OpĂ©ra version pop dĂ©lurĂ©e qui garde aujourd’hui tout son statut culte.

Il faut dire que le thème abordĂ© dans le film est plus que jamais d’actualitĂ©. Pour rappel, le film raconte comment un compositeur qui a tout perdu va revenir hanter le Paradise, thĂ©atre oĂą le producteur Swan adapte l’opĂ©ra dont il a volĂ© la partition. Impossible alors de ne pas y dĂ©celer une critique du système des majors volant les compositions des artistes pour les remettre Ă  leur sauce au nom de l’argent. Mais aussi une critique des artistes qui, grisĂ©s par le succès peuvent en demander toujours plus et aller jusqu’Ă  vendre leur âme au diable pour se faire. Tout ses thèmes sur les dangers du show business (qui valent aussi Ă©videmment pour le milieu hollywoodien) son abordĂ©s Ă  travers une relecture complètement barrĂ©e de grands classiques. Le FantĂ´me de l’OpĂ©ra et le mythe de Faust sont les 2  grandes influences du film ici traitĂ©es de manière complètement pop dans une comĂ©die musicale dĂ©jantĂ©e et Ă©videmment tragique.

Dans ce film qui ne ressemble Ă  aucun autre, De Palma expĂ©rimente et trouve de gĂ©niales idĂ©es de mise en scènes au service de l’histoire (vue subjective, split-screen, …), phantom of the paradise swantout en rendant hommage Ă  ses influences (le giallo mais aussi Hitchcock avec une excellente parodie de la scène de la douche de Psychose se terminant de manière inattendue). Menant son rĂ©cit au rythme des riches compositions de Paul Williams il offre au spectateur un spectacle assez jouissif avec des personnages hauts en couleurs. Ainsi, William Finley campe un compositeur fantĂ´me tragique tandis que Jessica Harper, toute en Ă©motion (en interprĂ©tant un Old Souls Ă  pleurer) interprète la belle. Mais c’est Paul Williams qui attire toute l’attention du spectateur dans la peau du diabolique producteur Swan, sorte de parodie du dĂ©jantĂ© Phil Spector.

phantom of the paradiseSorti Ă  peu prĂŞt en mĂŞme temps que l’autre cultissime et psychĂ©dĂ©lique Rocky Horror Picture Show, Phantom of the Paradise aura donc lui aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© de cette vague pop dĂ©lurĂ©e des Midnight Movies pour se crĂ©er petit Ă  petit un statut culte so 70′s  dĂ©licieusement kitch et les français ne s’y sont pas trompĂ© puisqu’il a eu droit au Grand Prix d’Avoriaz en 1975. Depuis on peut noter une certaine influence du film dans la culture pop (le boitier vocal de Dark Vador ? les maquillages de Kiss ?) mais c’est surtout un groupement de fans inconditionnels qui font vivre le film depuis plus de 35 ans.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. lokoxav
    16/01/2011 Ă  14:52 | #1

    L’exemple mĂŞme du film intergĂ©nĂ©rationel qui se transmet comme hĂ©ritage culturel et qui survivra encore longtemps car il est unique et surtout marque les esprits grâce Ă  une histoire des plus classiques et une bande son remarquable