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Anaconda, y’a pas anguille sous roche

posté le 12/05/2011 ChrisC

Rencontre avec une bébête très vorace qui fera presque toucher le fond à J-lo.

Pour poursuivre dans les bestioles mal faites du cinéma, reposons-nous après un Megashark du tonnerre, penchons-nous vers une bonne bouse hollywoodienne qui ne se voulait pas si ridicule. Anaconda sorti en 1997 et réalisé par Luis Llosa compte pas mal de monde au compteur. Pas complètement un nanar, mais un bon ratage des studios américains, cette course-poursuite pour le gros serpent a tout du film catastrophe. A y penser, avec les bons sentiments qui règnent, on se croirait dans Volcano.

Le pitch est plutôt simple, et très nineties : une équipe de production du « National Geographic » part au fin fond de l’Amazonie  à la recherche d’une tribu plutôt timide. En chemin, ils tombent sur un baroudeur et ils l’embarquent avec eux. Au fur et à mesure de leur avancée au cœur de la gigantesque forêt, ils rencontrent à plusieurs reprises un énorme anaconda. L’ambiance à  bord devient tendue surtout quand l’aventurier se met en tête de l’attraper.

L’histoire n’est donc pas compliquée et le revirement de situation est plutôt sympa. Enfin si on peut parler d’un retournement de situation étant donné que l’histoire au bout de 45 minutes de film n’a toujours pas commencé. Donc, l’aventurier ténébreux et bizarre  devient petit à petit sans gêne voire un gros enfoiré et dévie la mission pour partir à l’assaut de l’anaconda géant. Et toute l’équipe de tournage se soumet à cet usurpateur sans foi ni loi. Pour l’équipe, pas moins que Jennifer Lopez (encore actrice dans diverses productions douteuses), Ice  Cube, Owen Wilson et Jon Voigt dans le rôle du big bad aventurier egoïste.  Bon, des acteurs de seconde zone, surtout à cette époque mais quand même, ils jouent sincèrement.

En fait, la traque du gros serpent vilain (car il a vraiment très faim cet animal, comme s’il s’était uniquement nourri de noix de coco ces 5 dernières années) est plutôt anecdotique. Passé les quelques scènes où cet anaconda, pas si géant du haut de ses images de synthèse très mal intégrées, attaque la gentille équipe de tournage (et pourtant, non, c’est le pire des crimes de s’attaquer aux journalistes !), l’intérêt du film se détache pour aller sur le vrai attrait du film : ce gros serpent de Jon Voigt ! Surjouant jusqu’aux limites explosés du cabotinage, ce petit vicelard sadique de Jon va mettre tout le monde dans la m… juste par appât du gain. Bon, film américain oblige, les petits journalistes de la ville ne vont pas se laisser faire par cet homme des cavernes de l’Amazonie et en sortiront victorieux (pour ceux qui survivent).

Car, autour de cela, on trouve le présentateur obséquieux et méprisant qui se déride au bout de quelques jours, la réalisatrice d’émission femme à tout faire (se promenant sans soutien-gorge, il fait chaud en Amazonie), la chargée de production à plastique de gymnaste (une rescapée de la série Sliders) qui est bête comme ses pieds, le preneur de son qui change de couleur à mesure que son acting rigolard se dégrade, le caméraman de couleur, cool, rappeur et qui se laissera pas faire même par un sac à mains ambulant (yo, c’est Ice Cube man !). Ajouté à tout cela que le serpent est vraiment très mal fait donc on y croit pas une seconde, que le scientifique sympa sensé dirigé un peu tout ce beau monde se retrouve au plumard après avoir avalé une guêpe, que même au milieu de la jungle on trouve de quoi faire des explosions d’essence à la Fast & Furious, vous comprendrez que la seule recherche dans Anaconda… c’est essayer de comprendre comment le bateau parvient à avancer pendant tout le film alors qu’il ne subsiste qu’un baril d’essence. Petite mention rigolote pour l’apparition d’Owen Wilson dans le corps du serpent une fois avalé, on devine sa personne : trop marrant.

Bon allez, moi je retourne revoir Mosquito Island, peut-être que j’arriverais à ne pas vomir cette fois !

publié dans :Cinéma Film pas très bon du jeudi

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