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Films express : 50 Nuances de Grey, American Sniper, Papa ou Maman, les Chevaliers du Zodiaque

posté le 05/03/2015 FredP

Trop de films vus et pas assez de temps pour les chroniquer un par un. Pas grave, on regroupe tout ça dans cette chronique de revue de films en mode express. Au programme le « sulfureux»  50 Nuances de Grey, le puissant American Sniper, le méchant Papa ou Maman et le honteux Les Chevaliers du Zodiaque.

Commençons donc avec le film qui fait le plus parler de lui depuis le début de l’année, celui qui donne de nouvelles idées à la ménagère de moins de 50 ans (concept qu’il serait d’ailleurs bon de renouveler car ça fait belle lurette que la ménagère est en train de bosser) , je veux bien entendu parler de l’adaptation du best-seller sulfureux 50 Nuances de Grey.
Le film reprend donc l’histoire du livre en retirant au moins la moitié des scènes de sexe et en filmant tout cela de manière plutôt prude. Nous avons donc le droit à une gentille bluette où la vierge et ignorante Anastasia Steele tombe raide dingue amoureuse du puissant et torturé Christian Grey qui a un loisir un peu spécial, il est adepte du BDSM. Pendant tout le film il va donc courtiser la jeune femme pour qu’elle devienne sa soumise et pouvoir lui filer 2 fessées et 3 caresses au martinet.
Sans aucun suspense mais jouant adroitement la carte de l’humour en appuyant bien sur les sous-entendus le film est bien une simple version cul de Twilight, joliment filmée et bénéficiant d’une BO plutôt agréable, qui n’a pas vraiment de quoi choquer tant il ne se passe pas grand chose (oui, le film est quand même très long) et tant les personnages sont vides. Bref, on ressort en se disant « tout ça pour ça …» 

D’une autre manière, Clint Eastwood créé lui aussi la polémique avec son adaptation de American Sniper (qui devait au départ échoir à Steven Spielberg qui a finalement décliné le projet). Remontant à la surface les opinions de papy Clint sur les armes et la guerre en Irak, certains voient dans le film un apologie de la guerre avec un discours ultra patriotique. Alors qu’au contraire, le film montre bien pendant ses 2 longues heures de quelle manière un texan déjà adepte de la gâchette devient une véritable machine à tuer pour l’armée, à tel point que sa femme ne le reconnait plus.
Montrant bien toute l’emprise de la guerre sur un homme et la dépendance à cette adrénaline qui ne peut être comprise que par les combattants, on a droit ici à un portrait assez peu élogieux du GI campé par un Bradley Cooper bourru. A la limite, seul le générique de fin pourrait faire passer le film pour patriotique mais cela reste tout de même très ambigu.
Quoi qu’il en soit, Clint Eastwood démontre encore tout le savoir-faire dont il dispose pour livrer un film puissant. Il est juste dommage qu’il soit un peu trop long et que Démineurs ait déjà abordé la même question de manière plus intéressante.

Si le sujet de Papa ou Maman n’est pas forcément plus léger, son angle d’attaque est quand à lui bien plus drôle. Cette comédie française sans grande prétention aborde ainsi le thème du divorce avec pour but de chacun des parents de ne pas avoir la garde de leurs enfants terribles. Ils vont donc chacun décider de montrer qu’ils sont les pires parents possibles afin d’avoir la paix. Si le film met un petit moment à trouver son rythme, une fois que les enchères sur la pire des manières de dégoûter les mômes sont parties, ça ne s’arrête plus. Avec un ton particulièrement méchant et des situations de plus en plus vachardes on lâche bien souvent un sourire. D’autant plus que dans les rôles des parents qui se déchirent, Marina Foïs et Laurent Laffitte sont impeccables. Au final on se dit même que le film aurait pu aller plus loin, mais pour une comédie française, ça tire déjà bien sur la corde et c’est toujours bon à prendre.

Après la réussite d’Albator qui arrivait à rendre son héros mythique, le studio Toei revient en relançant cette fois les Chevaliers du Zodiaque qui avaient bercé notre enfance. Sauf que cette fois, le studio c’est complètement ramassé. En reprenant l’intrigue du sanctuaire des 12 chevaliers d’or et en la résumant à tout juste 1h30, les réalisateurs ont perdu tout ce qui était intéressant. Les personnages ne sont ici que des coquilles vides, des personnages de cartoon aux réactions qui relèvent du n’importe quoi et venant de nulle part. L’histoire est particulièrement brouillonne et les méchants très souvent ridicules (on en parle du chevalier du Cancer transformé en David Guetta en armure ?) avec une animation plus qu’approximative.
Alors certes il y a quelques bonnes idées (parfois certaines scènes de baston sont impressionnantes et les armures ont un design intéressant quand on a le temps de l’apprécier), mais le résultant final est assez lamentable et il est même honteux qu’un tel truc ait pu voir le jour à partir de la matière en or que sont les mangas et animes d’origine. Une catastrophe.

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