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Le Vilain, la critique

posté le 25/11/2009 FredP

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Albert Dupontel n’aura pas de cadeau à Noël. Pourquoi ? Parce qu’il a été Vilain en nous offrant un film plutôt sympa.

Le VilainAlbert Dupontel est un réalisateur plutôt atypique dans le paysage cinématographique français. Des personnages barrés, une réalisation dynamique et cartoony et un zest de satire sociale ont fait sa particularité. Pour son nouveau film, le Vilain, tous ces éléments sont là. Assagi certes, mais tout de même assez présents pour nous faire passer un bon moment.

Pour ce qui est de l’histoire, Dupontel, gangster doit fuir après avoir dévaliser une banque. Il se retrouve alors chez sa mère qu’il n’a pas vu depuis vingt ans. Lorsque celle-ci s’aperçoit qu’il a toujours été méchant depuis tout petit, elle décide de lui faire réparer ces erreurs.

vilain frotQue ce soit clair dès le départ, ici, Dupontel n’est pas trash. Il cherche au contraire à nous raconter une fable et à nous rapprocher des personnages. Car, même si on sait qu’il est vilain, on s’attache clairement à ce méchant garçon qui a fait les 400 coups. Et côté réalisation, on lorgne parfois carrément du côté Tex Avery (l’» accident»  dans l’escalier, la tortue vengeresse). C’est donc régulièrement que l’on prend son pied devant des situtations à l’humour noir et absurde génial (l’empoisonnement).

vilain mariéComme je le disais, Dupontel s’attache vraiment aux personnages que le Vilain va retrouver sur son passage. On commence évidemment par la mère jouée par Catherine Frot géniale et vieillie pour l’occasion. Son grain de folie convient parfaitement à l’univers de Dupontel et la manière dont elle veut arrêter son fils  est tendre et parfois inattendue. L’autre grand personnage qui marque est le docteur maboule campé par un Nicolas Marié (grand fidèle du réalisateur) en pleine forme (je vous laisse regarder le film pour vous en rendre compte). Et l’on retrouvera également dans le film Bernard Farcy en gentil flic et ou Bouli Lanners en méchant investisseur.

vilain thumbOn ne s’ennuie donc guerre et on rit beaucoup pendant cette petite histoire de donneurs de leçons. Toutefois, le film m’a donné l’impression de ne pas être fini. En effet, on est tellement prit dans cet univers un peu barré et tellement attaché à ces personnages loufoques que l’on aurai aimé en voir plus sur la manière dont ils allaient mettre à bas les investisseurs. Un petit quart d’heure en plus montrant l’élaboration et l’application d’un plan purement vilain pour destituer les grands de l’immobilier n’aurait pas été superflu.

Néanmoins, on ne boude pas son plaisir devant un film simple et attachant tel que ce Vilain. Dupontel s’assagit certes, mais il montre aussi que la maturité combinée à un certain côté sale gosse manque à notre cinéma hexagonal.

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