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Mission : Impossible – Fallout, critique

posté le 28/07/2018

Pour la première fois, un réalisateur est de retour aux commandes d’un Mission : Impossible. Cela n’empêche pas Fallout d’avoir sa propre identité et d’être la plus brutale aventure d’Ethan Hunt, permettant à Tom Cruise d’enchaîner les cascades spectaculaires !

Tom Cruise et Christopher McQuarrie sont inséparables depuis une dizaine d’années. C’est sans doute pour cela que le second devient le premier réalisateur à revenir sur la saga Mission : Impossible alors que l’acteur-producteur avait l’habitude d’y placer toujours une tête différente afin de se renouveller.

Mais heureusement, McQuarrie aime aussi les défis et va faire en sorte que cette nouvelle mission ne ressemble pas à la précédente. Là où Rogue Nation avait une certaine élégance (la sublime séquence de l’opéra), Fallout répond avec une franche brutalité et pour la première fois on ne voit pas comment nos héros vont pouvoir mener à bien leur mission tant ils sont amenés à souffrir.

Fallout, répercussions à foison

Les 15 premières minutes sont pourtant laborieuses afin d’installer l’intrigue. Une trop grosse masse d’informations sont fournies alors que le pitch est plutôt simple, Ethan Hunt et son équipe doivent récupérer du plutonium qui a été volé par des terroristes anciennement mené par Solomon Lane (le bad guy de Rogue Nation). Avec la CIA qui le surveille en plaçant un agent dans l’équipe et une nouvelle protagoniste trouble qui veut libérer Lane, la mission s’annonce particulièrement ardue.

Heureusement, passées ce premier quart d’heure et un futur twist éventé un peu trop tôt, Fallout tient la route sur plus de 2h et porte extrêment bien son titre puisque le film traite des répercussions. A la fois celles de Rogue Nation et liées au Syndicat créé par Solomon Lane et à la toujours troublante Ilsa Faust, mais aussi plus largement celles de toute la saga et en particulier le 3e épisode. On retrouve donc cette fois plus d’enjeux humains (et d’émotion), en réinjectant une dimension personnelle dans la vie d’Ethan Hunt et nous voyons donc comment la vie d’agent est traitée et les répercussions qu’elles peuvent avoir à un autre niveau.

McQuarrie va même aller jusqu’à injecter quelques clins d’oeil au premier épisode de Brian De Palma et donne ainsi une cohérence d’ensemble à la saga et surtout au personnage d’Ethan Hunt qui cette fois gagne en profondeur, loin de la simple coquille casse-cou. Et toute cette dramaturgie apporte forcément à la mythologie de la saga et rend l’action encore plus prenante.

Mission Action !

En effet, quand on connait mieux les personnages et leurs failles, l’action qui leur tombe dessus implique forcément beaucoup plus le spectateur. Et Christopher McQuarrie le sait. Comme en plus il a décidé d’adopter un ton beaucoup plus brutal, c’est d’autant plus marquant ! En tant que spectateur on ne peut donc être qu’impressionné par les cascades réèles et les violence des coups portés.

Car au delà de l’histoire prétexte à manipulations et trahisons sur fond de menace de fin du monde à cause d’un groupe terroriste d’anciens fidèles aux nations (petit pique politique en passant), Christopher McQuarrie assure côté action et nous fait vite comprendre que Rogue Nation n’était qu’un tour de chauffe. Cela commence avec une séquence de chute libre au dessus de Paris et qui s’achèvera par une bagarre où chaque coup de poing fera mal dans les toilettes du Grand Palais (Henry Cavill s’y montre impressionnant) !

Et ce ne sera pas tout car notre capitale occupe vraiment une bonne moitié du film avec en plus une course poursuite en deux temps qui marquera à coup sûr les esprits par sa maitrise et sa folie (à défaut de la géographie que seuls les parisiens repéreront de toute façon). A moto, en voiture, en bateau sur la Seine, Tom Cruise et ses acolytes font tout pour nous surprendre ! Et ce n’est rien par rapport au grand final qui nous attend en Inde avec une poursuite en hélicoptère qui donnera le vertige et des sueurs froides.

A chaque fois on craint forcément pour la vie d’Ethan Hunt en se demandant comment il va s’en sortir (c’est bien la première fois qu’on le voit clairement dépassé par les événéments). McQuarrie met tout cela en scène avec une brutalité inédite dans la saga et les personnages secondaires (en particulier Benji toujours incarné par Simon Pegg) vont aussi en patir et évoluer. A ce titre, l’équipe autour de Cruise n’est jamais ignorée et chacun trouve ses bons moments et surtout l’occasion de former unie nouvelle famille.

Encore une fois, c’est donc une mission accomplie pour Christopher McQuarrie et Tom Cruise. Ils nous entraînent donc dans une aventure prenante à chaque instant, où le rythme ne faiblit pas et où les cascades sont parmi les plus impressionnantes vues à l’écran. Beaucoup de films d’action peuvent en prendre de la graine car il s’agit clairement là de l’un des meilleurs films du genre de la décénnie et du grand divertissement de l’été avec les Indestructibles 2.

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