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Luke Cage, critique

posté le 12/10/2016 FredP

Depuis le 30 septembre, Marvel et Netflix ont révélé les premières aventures de leur 3 héros urbain, Luke Cage. Au programme, des coups, de la bonne musique et les problématiques sociales actuelles qui en font la série adaptée de comics la plus actuelle.

Après Daredevil et Jessica Jones (dans laquelle il tenait un rĂ´le secondaire), voici donc la 3e sĂ©rie super-hĂ©roĂŻque de l’association Marvel/Netflix en attendant Iron Fist au printemps prochain puis leur rassemblement dans Defenders. Luke Cage est le premier personnage afro-amĂ©ricain de Marvel Ă  avoir obtenu son propre comics solo au dĂ©but des annĂ©es 70, en pleine pĂ©riode de blaxploitation. Et donc aujourd’hui le premier hĂ©ros afro-amĂ©ricain issu de comics ayant droit Ă  sa propre sĂ©rie tĂ©lĂ© alors que le contexte social est toujours aussi tendu (encore et toujours des afro-amĂ©ricains qui meurent sous les coup des policiers blancs et qui crĂ©ent des Ă©meutes). Netflix n’est pas Ă©tranger au sujet en ayant dĂ©jĂ  lancĂ© the Get Down cet Ă©tĂ© mais elle s’ancre du coup encore plus dans cette tendance.

Cette fois, nous quittons donc Hell’s Kitchen, direction Harlem oĂą vit Luke Cage. Bien dĂ©cidĂ© Ă  reprendre en main son quartier abandonnĂ© aux mains des mafieux et politicards vĂ©reux, il va devoir mettre on invulnĂ©rabilitĂ© au service de la population. Et si il y a bien une chose qu’arrive Ă  mettre en place Luke Cage, c’est son milieu. Ici, on sent que le quartier de Harlem est un personnage Ă  part entière de la sĂ©rie, encore plus prĂ©gnant encore que ne l’Ă©tait prĂ©cĂ©demment Hell’s Kitchen, avec son ambiance, les rumeurs de ses habitants que l’on voit vivre, sa musique permanente (un condensĂ© de ce qu’il se fait de mieux en hip hop et soul, vĂ©ritable rĂ©gal pour les oreilles), rien que pour cela, la sĂ©rie vaut le coup d’oeil.

Et heureusement qu’il y a cette ambiance pour nous happer car malheureusement, la sĂ©rie Ă©tire une intrigue assez convenue en longueur pendant ses 13 Ă©pisodes avec un rebondissement central regrettable car il nous entraĂ®ne ensuite vers quelques moments finaux assez kitchs. L’excellent personnage de mafieux implacable de Cottenmouth est ainsi trop rapidement Ă©cartĂ© pour nous balancer un frangin dingo sans aspĂ©ritĂ© et qui n’est lĂ  que pour faire un carnage.  Avec un rythme particulièrement mou et des rebondissements assez attendus, autant le dire, on s’ennuie pas mal. A tel point que l’on va parfois prĂ©fĂ©rer les flashbacks (pour savoir d’oĂą vient l’invulnĂ©rabilitĂ© de notre hĂ©ros) aux manigances des bad guys.

Et si l’intrigue ne dĂ©colle pas, on peut heureusement compter sur des acteurs principaux impeccables. Ainsi Mike Colter apporte toute l’humanitĂ© qu’il faut Ă  son personnage pour que l’on ai envie de le suivre dans son combat pour le bien de son quartier (dommage que cela ne soit pas suivit par le rythme de l’intrigue), le personnage de Misty Knight est bien introduit et surtout, l’infirmière de nuit campĂ©e par Rosario Dawson depuis Daredevil et fil rouge entre les sĂ©ries prend enfin du galon en jouant un rĂ´le clĂ© dans la vie de notre nouveau hĂ©ros et ayant toute sa place dans cette intrigue autour des laissĂ©s pour compte de l’immigration.

Sans ĂŞtre au niveau de ses prĂ©dĂ©cesseurs (moins d’action que Daredevil, moins de psychologie que pour Jessica Jones), Luke Cage ne dĂ©mĂ©rite pas grâce Ă  un personnage intĂ©ressant et son ambiance qui rĂ©sonne Ă©trangement avec l’actualitĂ©. Il faut juste espĂ©rer qu’il donnera plus de lui-mĂŞme dans la prochaine saison ou chez les Defenders.

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