Accueil > Comics, Critique Comics > the Private Eye, le web comics de Brian K Vaughan

the Private Eye, le web comics de Brian K Vaughan

posté le 16/01/2014 FredP

Alors qu’il nous Ă©merveille avec ses idĂ©es sur Saga, Brian K Vaughan nous rĂ©serve encore des surprises et exclusivement sur le net avec the Private Eye qu’il propose au tarif que l’on veut et mĂŞme en français. Une bonne initiative pour un comics de qualitĂ©, ça ne se refuse pas !

Auteur de titres cultes comme Y le Dernier Homme ou Ex Machina et actuellement de l’Ă©tonnante Saga, Brian K Vaughan est toujours crĂ©atif et nous propose depuis quelques mois un web comics tout neuf ! Son nom : the Private Eye. Cette fois, il s’embarque dans un rĂ©cit de science-fiction oĂą, dans un certain futur, le cloud a explosĂ©, rĂ©vĂ©lant Ă  tout le monde les petits secrets qui se cachaient derrière les avatars web de chacun. Alors maintenant que ces identitĂ©s et faits ont Ă©tĂ© rendus publics, tout le monde se balade dans la rue avec un masque. Les rapports sont inversĂ©s et la vraie vie est devenue presque virtuelle. Dans ce contexte, un paparazzi-dĂ©tective va enquĂŞter sur la mort d’une jeune femme pour sa sĹ“ur.

Fidèle Ă  son style bourrĂ© d’idĂ©e et de rĂ©fĂ©rences, l’auteur profite du contexte qu’il installe pour nous embarquer dans un thriller original dans lequel on est toujours surpris par certaines dĂ©couvertes, et nous n’en sommes pour le moment qu’Ă  la moitiĂ© de la lecture des 10 Ă©pisodes prĂ©vus. Des dialogues percutants et des personnages qui naviguent sans cesse entre un rĂ©el sĂ©rieux et le second degrĂ© face Ă  la situation dans laquelle il s’embarquent et la conscience que certains aspects de ce nouveau contexte sont ridicules. Avec intelligence, Vaughan nous parle de notre addiction Ă  Internet et des danger de laisser toute notre vie sur Internet mais sans jamais nous faire de sermon et c’est vraiment apprĂ©ciable.

CĂ´tĂ© dessins, c’est Marcos Martin (qui avait Ĺ“uvrĂ© sur Amazing Spider-Man pour Marvel) qui s’Ă©clate sur du format Ă  l’italienne, idĂ©al pour la lecture sur Ă©cran. Tout est clair, le dĂ©coupage fluide et les 25 pages de chaque numĂ©ros se lisent Ă  grande vitesse. Mais en plus on sent bien qu‘il s’amuse avec l’univers dĂ©crit par Vaughan, en particulier lorsqu’il doit donner des masques Ă  certaines personnages et qu’il n’a alors pas peur de flirter avec le ridicule sauvĂ© par le second degrĂ©.

C’est clair, the Private Eye mĂ©rite bien un coup d’œil, d’autant plus qu’il s’agit lĂ  d’un comics 100% indĂ©pendant. En effet, Vaughan et Martin ont dĂ©cidĂ© de se passer d’Ă©diteurs pour publier leur crĂ©ation directement sur un site internet dĂ©diĂ© et en laissant le public dĂ©cider du tarif auquel il achète les numĂ©ros. Une dĂ©marche qui ne fait alors que donner un peu plus d’impact au concept et au contexte de la bande-dessinĂ©e. Et en plus, on peut aussi en profiter en français alors vous n’avez plus d’excuse pour ne pas en profiter ! Retrouvez les premier numĂ©ros sur Panel Syndicate !

publié dans :Comics Critique Comics

  1. Pas encore de commentaire