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Machete Kills, critique

posté le 30/09/2013 FredP

Hola ! Robert Rodriguez, le roi du cinĂ©-tacos est de retour avec la suite de Machete, sobrement intitulĂ©e Machete Kills. Au programme : beaucoup de bĂȘtises, du mauvais gout, du n’importe quoi et des guests Ă  gogo.

Robert Rodriguez l’avait indiquĂ© dĂšs la sortie de Machete avec une nouvelle « fausse bande-annonce» , Machete Kills arriverait sur les Ă©crans, accompagnĂ©e d’un troisiĂšme volet, Machete Kills Again. Pour le retour de son nouveau hĂ©ros, il commence donc le film en nous offrant encore une fausse bande-annonce de ce Machete Kills Again nous promettant que le film se dĂ©roulera dans l’espace ! Un bon dĂ©lire que tout ce second volet s’emploie Ă  mettre en place.

Pour cette nouvelle aventure, le prĂ©sident fait appel Ă  l’impitoyable Machete toujours interprĂ©tĂ© par l’indĂ©ridable Danny Trejo pour mettre fin aux agissement d’un terroriste mexicain aprĂšs le vol d’une arme particuliĂšrement dangereuse. Mais le plus difficile sera de le ramener sur le sol amĂ©ricain en Ă©tant poursuivi par des tueurs Ă  gage … avant que la vĂ©ritable menace ne fasse son apparition.

On avait trouvĂ© le premier film un peut trop sĂ©rieux en voulait faire de Machete le hĂ©ros badass d’une nouvelle rĂ©volution mexicaine qui sombrait dans le ridicule mais cette fois, Robert Rodriguez a dĂ©cidĂ© de lĂącher complĂštement les chevaux avec une histoire qui ne tient absolument pas debout et l’assume pleinement pour offrir un divertissement de pure exploitation qui relĂšve souvent du n’importe quoi plutĂŽt rĂ©jouissant. D’une certaine maniĂšre il va mĂȘme faire de son machete une sorte de James Bond de la « mexploitation»  (film d’exploitation mexicain) avec ses babes, ses gadgets (Ă  base de machette Ă©videmment) et son ennemi mĂ©galo. On va mĂȘme finalement s’orienter sur le plus kitsch des 007, Ă  savoir Moonraker (avec gros renfort de petites rĂ©fĂ©rences dĂ©biles Ă  Star Wars qui pourraient aussi rappeler le cĂŽtĂ© parodique d’Austin Power appliquĂ© Ă  la lourdeur mexicaine de Rodriguez), avec un entrain plutĂŽt communicatif.

Évidemment, Ă  aucun moment Robert Rodriguez ne revendique ici faire du grand cinĂ©ma et oui, c’est mal filmĂ©, oui, les effets visuels sont pourris (l’utilisation de sang numĂ©rique dans ce type de film est mĂȘme honteuse) mais tout cela n’empĂȘche jamais le rĂ©alisateur de nous embarquer dans son histoire abracadabrante dans la joie et la bonne humeur, comme s’il s’amusait dans son bac Ă  sable et en mettait partout ensuite. Et de ce cĂŽtĂ© lĂ , il s’en sort mieux que sur le premier film.

Mais si le film ressemble Ă  une grande cour de rĂ©crĂ©, c’est aussi parce que tous les potes de Roberto sont venus s’amuser avec lui pour offrir une bonne galerie de personnages badass et bigarrĂ©s Ă  la hauteur du film, si bien que ce bon vieux Danny Trejo ressemble Ă  un roc Ă  cĂŽtĂ© de tout ce beau monde. Michelle Rodriguez et Jessica Alba sont de retour mais on y retrouve aussi Mel Gibson en grand bad guy, Charlie Sheen reprenant son nom d’origine Carlos Estevez pour incarner le prĂ©sident irresponsable des USA,  Sofia Vergara Ă  la poitrine dangereuse, la magnifique Amber Heard en Machete girl, et mĂȘme des apparitions d’Antonio Banderas, Lady Gaga, Tom Savini et bien d’autres. Si certaines (Gaga et Hudgens en particulier) sont lĂ  pour leur image, ont sent bien chez les autres un vrai plaisir de jouer comme des gamins dans ce film sans queue ni tĂȘte, sans dĂ©but ni fin.

On s’y attendait, il faut bien dĂ©brancher le cerveau et le remplir de burritos pour apprĂ©cier ce nouveau volet complĂštement mercantile et dĂ©bile (mais le revendiquant clairement) des aventures nanaresques de Machete, et des fois, ça fait du bien.

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