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Les Croods, critique

posté le 08/04/2013 FredP

On remonte le temps et on se retrouve Ă  l’aire prĂ©historique pour faire connaissance avec Les Croods, une famille dĂ©jantĂ©e et touchante qu’on est pas près d’oublier !

Après Dragons, le crĂ©ateur de Lilo & Stitch, Chris Sanders, rĂ©alise son 2e film pour Dreamworks. Et Ă©tant donnĂ© que Dragons Ă©tait le seul de la firme Ă  s’Ă©lever au niveau de Pixar, Les Croods Ă©tait forcĂ©ment attendu au tournant par les fans d’animation. MĂŞme le marketing ratĂ© cherchant Ă  vendre un nouvel Ă‚ge de Glace n’aura pas tant que ça rĂ©duit notre confiance dans ce rĂ©alisateur qui s’est tout de suite montrĂ© capable du meilleur.

Après la relation père-fils abordĂ©e dans Dragons, c’est cette fois Ă  la relation père-fille qu’il s’intĂ©resse dans les Croods, et plus largement, aux relation familiales. Ainsi, le rĂ©alisateur n’hĂ©site pas Ă  nous plonger dans le film avec une partie de chasse endiablĂ©e ou chaque membre de la famille a son rĂ´le Ă  jouer pour rapporter de la nourriture Ă  la maison. Car les temps sont difficiles pour les Croods et, enfermĂ©s dans leur caverne pour Ă©chapper aux mortels animaux qui ont dĂ©cimĂ© leurs voisins. Au grand dĂ©triment de Eep, l’aĂ®nĂ©e de la famille en crise d’adolescence, la petite famille vit reclus. Mais la Terre connait de grand bouleversements et la caverne va ĂŞtre dĂ©truite, forçant la famille Ă  explorer le nouveau monde qui s’Ă©tale devant eux.

Entre les Pierrafeu et l’Ă‚ge de Glace, les Croods prend tout de suite sa place dans l’ère prĂ©historique du cinĂ©ma avec un scĂ©nario simple (la famille va juste aller d’un point A Ă  un point B en surmontant quelques obstacles) mais bourrĂ© d’idĂ©es. Et cela commence dès la première sĂ©quence menĂ©e Ă  un rythme d’enfer pour nous prĂ©senter les personnages et leurs relations plus ou moins conflictuelles. Tout de suite, chacun a une identitĂ© bien marquĂ©e et l’esprit assez cartoony du film s’impose d’emblĂ©e.  Les gags pleuvent pour les petits et les grands sans aucune baisse de rĂ©gime.

Il faut dire que l’univers du film se prĂŞte Ă  une dĂ©couverte perpĂ©tuelle de nouveaux Ă©lĂ©ments. Le film est bourrĂ© d’idĂ©es, que ce soit du bestiaire particulièrement bien fourni en crĂ©atures Ă©tranges, aussi mignonnes (impossible de ne pas craquer pour Belt, le paresseux faisant office de ceinture) que menaçantes, de dĂ©cors avec lesquels les interactions sont toujours surprenantes ou des gags qui s’enchaĂ®nent. L’un des crĂ©dos moteurs rĂ©pĂ©tĂ© sans arrĂŞt par le personnage de Guy (et qu’aimerai dĂ©velopper le paternel Grug) est la recherche perpĂ©tuelles d’idĂ©es pour s’adapter au nouveau monde qui prend vie sous nos yeux et le rĂ©alisateur adopte parfaitement cet Ă©tat d’esprit.

Mais en plus des idĂ©es qui vont faire rire toute la famille (car ici, plusieurs niveaux d’humour sont prĂ©sents, adaptĂ©s intelligemment Ă  chaque public), Les Croods se rĂ©vèlent une famille attachante, en particulier grâce la relation unissant Eep et son père. Les liens père-fille se forgeant lors de l’adolescence de celle-ci sont ici abordĂ©s de manière très juste sans surligner les Ă©motions. Mais c’est toute la famille qui a aussi sa propre storyline et chacun Ă©volue jusqu’Ă  la fin oĂą l’on sent qu’ils ont tous accompli quelque chose qui contribue Ă  rendre plus fort les liens familiaux. Mais en plus de ça, il y a aussi ce message invitant Ă  partir Ă  la dĂ©couverte du monde et Ă  en affronter les dangers qui est dĂ©veloppĂ© de manière particulièrement efficace et donne alors une lecture plus profonde qu’il n’y parait au film.

Ne prenant jamais ses publics (enfants, ados, parents, chacun y trouvera son bonheur) pour des idiots, Les Croods est donc une histoire bourrĂ©e de drĂ´les d’idĂ©es et en mĂŞme temps profondĂ©ment attachante, tout ce qu’il faut pour qu’un film d’animation soit rĂ©ussi. Avec cette nouvelle rĂ©ussite, Chris Sanders devient incontestablement le rĂ©alisateur Ă  suivre chez Dreamworks qui apporte au studio l’âme qu’il lui manquait. Bienvenue dans l’univers de la famille la plus craquante de toute la prĂ©histoire.

publié dans :Cinéma Critiques ciné

  1. 16/04/2013 Ă  11:53 | #1

    Une des plus belles rĂ©ussites que j’ai pu voir depuis longtemps. Magnifique… 4/4