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Le Dernier pub avant la Fin du Monde, critique

posté le 20/08/2013 FredP

Le trio british infernal Edgar Wright / Simon Pegg / Nick Frost revient pour enfin conclure sa trilogie Blood and Ice Cream avec Le Dernier Pub avant la Fin du Monde. Entre film de potes et pure déconne SF, ils ont gardé la recette presque intacte pour le plaisir des fans.

Après les hilarants Shaun of the Dead et Hot Fuzz, on attendait avec impatience la sortie du 3e film de la trilogie Blood and Ice Cream avec Simon Pegg et Edgar Wright Ă  l’Ă©criture et Pegg et Nick Frost toujours devant la camĂ©ra de Wright pour dĂ©tourner Ă  la sauce british un nouveau genre ultra codĂ©. Après avoir prs une pause chacun de leur cotĂ© (Wright sur Scott Pilgrim, Pegg et Frost sur Paul), voici donc le moment de conclure avec un titre bien appropriĂ© en VO : the World’s End (renommĂ© chez nous Le Dernier Pub avant la Fin du Monde).

Cette fois le trio nous raconte comment 5 amis d’enfance se retrouvent 20 ans après avoir commencĂ© une tournĂ©e des bars qu’ils n’ont jamais terminĂ© sous l’impulsion de leur ancien leader maintenant loser. Mais depuis le temps, les relations entre eux ont bien Ă©voluĂ© et plus ils avancent dans leur marathon alcoolique, plus ils  trouvent que les habitants de la ville ont bien changĂ© … mais est-ce juste une impression due au houblon ?

Fidèles aux principes de leur trilogie, Edgar Wright et Simon Pegg nous offrent donc une nouvelle histoire se dĂ©roulant dans une petite ville de campagne avec ses Ă©vĂ©nements Ă©tranges, ses pubs, ses Cornetto, jardins Ă  palissades, ses questions d’amitiĂ© profonde et Ă©videmment son lot de bons gags, de rĂ©pliques percutantes et drĂ´les et de scènes d’action bien foutues. The World’s End, dans la droite lignĂ©e des films prĂ©cĂ©dent n’oublie pas non plus d’ĂŞtre inventif et rempli d’idĂ©es (notamment quand nous dĂ©couvrirons rapidement la vĂ©ritĂ© sur les habitants, la prĂ©sence de quelques guests) et surtout ultra-rythmĂ©. En cela, Edgar Wright n’a pas perdu la main avec ses montages ultra cut mais reste toujours limpide dans les scènes de bagarre groupĂ©e.

N’oubliant jamais leurs cĂ´tĂ© british et le revendiquant mĂŞme fièrement, ils vont mĂŞme cette fois donner un aspect un peu plus sombre Ă  leur histoire et Ă  leur vision Ă©goĂŻste mais libre de l’humanitĂ© (rien que ça !). En effet, l’écriture se fait plus prĂ©cise que pour les prĂ©cĂ©dents et il faudra sĂ»rement plusieurs visionnages pour trouver avec plaisir de nouveaux gags visuels, sous-entendus, jeux de mots, rĂ©fĂ©rences (cette fois en particulier aux films de SF et apocalyptiques) et autres traits d’humour. Mais surtout, l’Ă©criture se fait Ă©galement plus dense au niveau des personnages qui ont une relation plus complexe et profonde qu’Ă  l’accoutumĂ©e. En ce sens on sent bien que Simon Pegg et Nick Frost prennent plaisir Ă  explorer toutes les facettes de l’amitiĂ© et cet aspect de l’histoire nous aide beaucoup Ă  nous attacher aux personnages avec leurs dĂ©fauts, leurs mensonges, leurs disputes.

Un peu plus noir mais toujours bien barrĂ©, ce Dernier Pub avant la Fin du Monde a Ă©galement plus de moyens que les 2 premiers films et cela se ressent avec l’utilisation plus importante d’effets spĂ©ciaux, rendant le film alors moins artisanal, moins potache et peut-ĂŞtre lĂ©gèrement moins touchant. Mais heureusement, ils sont bien exploitĂ©s et utilisĂ©s pour mettre en exergue ses personnages et son histoire de fin du monde permettant de renouer une amitiĂ©.

Avec un ton légèrement différents mais une recette toujours aussi efficace et drôle et surtout des acteurs profondément attachants, on reprendra bien plaisir à revoir une fin du monde comme celle-ci, bière à la main évidemment !


3 raisons de … voir le Dernier Pub avant la… par MyScreens

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