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Hunger Games, critique

posté le 05/04/2012

Le phĂ©nomĂšne ado Hunger Games dĂ©barque sur les Ă©crans. Si dans le fond le film est intĂ©ressant, il n’en est pas moins maladroit.

Avec la Twilight qui touche Ă  sa fin, il fallait bien trouver une nouvelle saga pour rameuter les ados au cinĂ©. Les petits studios US ont donc jetĂ© leur dĂ©volu sur le phĂ©nomĂšne littĂ©raire Hunger Games. La recette marketing est la mĂȘme que pour les vampires qui brillent Ă  la lumiĂšre du jour  un sujet qui pourrait ĂȘtre violent traitĂ© avec une certaine retenue et surtout l’icĂŽnisation de personnages pour en faire des rĂ©fĂ©rence de la culture ados. Mais lĂ  oĂč Stephenie Mayer impose une morale nausĂ©abonde avec une niaiserie imbuvable, Suzanne Collins crĂ©Ă© un univers bien plus prenant et avec un regard plus lucide sur la rĂ©alitĂ© et les batailles des ados aujourd’hui. La comparaison s’arrĂȘtera donc au marketing entourant aussi bien les livres que les films tant les deux n’ont finalement pas grand chose Ă  voir.

Avec Hunger Games, nous dĂ©barquons donc dans un pays futuriste non identifiĂ© divisĂ© en districts suite Ă  une rĂ©volte et oĂč, pour maintenir la paix, des jeux sont organisĂ©s. Ces jeux voient des ados se livrer une bataille Ă  mort dans une arĂšne forestiĂšre, le spectacle Ă©videmment filmĂ© et retransmis en direct pour divertir la masse. Évidemment, sur ce pitch loin d’ĂȘtre nouveau (mixant Battle Royale et autres Running Man Ă  la sauce teenage) viendront se greffer quelques Ă©mois adolescentes pour contenter le public cible.

Sur le fond, Hunger Games est loin d’ĂȘtre stupide et peut mĂȘme faire enfin rĂ©flĂ©chir cette gĂ©nĂ©ration Facebook sur notre sociĂ©tĂ© de divertissement. L’idĂ©e est plutĂŽt bien sentie avec les mĂ©dias et leur manipulation du public Ă  des fins politiques et la rĂ©bellion qui va sans doute s’en suivre. Toutefois, cette rĂ©flexion est assez maladroite dĂšs le dĂ©part car on ne comprend pas trop pourquoi le fait de retirer des enfants d’une nation pour les tuer apporterait la paix plus que la rĂ©volte. Mais passĂ© ce cafouillis d’introduction l’univers qui nous est prĂ©sentĂ© est assez original, navigant entre le kitsch sur-maquillĂ© des riches et la pauvretĂ© des autres districts. Tout se tient Ă  peu prĂšs pour entrer dans le film malgrĂ© son budget rĂ©duit qui lui donne des fois des allures de film pour la TNT.

Car si le fond est assez convaincant, le rĂ©alisateur Gary Ross est plutĂŽt un mauvais choix et sa mise en scĂšne fleure souvent avec le n’importe quoi. Il suffit de le voir agiter sa camĂ©ra dans le vide comme un Ă©pileptique Ă  la moindre scĂšne d’action pour ne rien comprendre. Ainsi, les bagarres sont illisibles et rĂ©glĂ©es en deux temps trois mouvement, si bien que l’on ne comprend pas les coups portĂ©s ou les morts. Et lorsqu’il pose enfin sa camĂ©ra dans les moments plus intimistes, il rĂ©vĂšle toute la superficialitĂ© du film. Visiblement pas Ă  sa place et pas vraiment Ă  l’aise avec la violence, Ross l’Ă©dulcore le plus possible, Ă  la fois graphiquement (pas beaucoup de sang) et psychologiquement (l’hĂ©roĂŻne ne tue finalement personne et c’est toujours un concours de circonstance, diminuant alors la portĂ©e dramatique du « jeu mortel » … d’ailleurs on arrive mĂȘme au ridicule oĂč elle prĂ©fĂšre faire un bouquet pour honorer une amie perdue au combat plutĂŽt que fuir les chasseurs Ă  ses trousses).

Le rĂ©alisateur passe d’ailleurs Ă  cĂŽtĂ© de beaucoup de choses qui auraient pu donner plus de consistance au film et aux combats. Hormis l’Ă©quipe de l’hĂ©roĂŻne, tous les personnages ne sont prĂ©sentĂ©s que comme de la chair Ă  canon, si bien que le seul intĂ©rĂȘt rĂ©side dans l’ordre oĂč ils seront tuĂ©s. Toutes les manipulations, formations de clans et trahisons sont Ă©ludĂ©s au profit d’une romance superficielle plutĂŽt que de l’exploration du contexte politique et mĂ©diatique plus prometteur (mais que nous aurons peut-ĂȘtre l’occasion de voir plus amplement dans les suites).
Toutefois, les 2h20 du film sont tout de mĂȘme bien dosĂ©e en rythme pour passer facilement et la prĂ©sence de Jennifer Lawrence n’y est sans doute pas Ă©trangĂšre. La jeune actrice porte ici complĂštement le film sur ses Ă©paules et confirme tout le bien que l’on pense d’elle. Et heureusement car hormis Woody Harrelson (en mode barge attĂ©nuĂ©), les autres personnages ne marquent pas vraiment les esprits.

Loin de la niaiserie qu’on pouvait redouter du film pour ados, avec son propos intelligent Hunger Games n’est pas dĂ©nuĂ© d’intĂ©rĂȘt malgrĂ© sa maladresse et sa retenue. Mais c’est surtout la rĂ©alisation bancale de Gary Ross qui gĂąche le restant de potentiel du film en n’Ă©tant clairement pas l’homme idĂ©al pour ce type de projet qui demanderait moins de formatage et plus d’inspiration d’ambition et de savoir-faire dans la mise en scĂšne.

publié dans :Cinéma Critiques ciné

  1. 06/04/2012 Ă  18:54 | #1

    Une nouvelle saga qui pioche allĂšgrement sur « Battle royale » mais qui arase tout ce qui pourrait en faire une oeuvre majeure… Bref son gros dĂ©faut est d’ĂȘtre trop hollywoodien, mou du genou et sans panache… 1/4

  2. jonath666
    07/04/2012 Ă  10:29 | #2

    Pour moi ce n’est pas forcĂ©ment le rĂ©alisateur qui est mauvais, c’est surtout le fait qu’on a essayĂ© de faire un film interdit seulement aux moins de 13 ans alors que le sujet ne s’y prĂȘtait pas. Du coup on Ă©vite de montrer trop de sang. Moi la rĂ©alisation « épileptique » Ă  l’entrĂ©e dans le jeu je l’ai trouvĂ©e plutĂŽt ingĂ©nieuse pour ne pas trop montrer cette violence sans pour autant passer Ă  cĂŽtĂ©.

    Je n’ai pas non plus trouvĂ© que ça ressemblait Ă  un film de la TNT lol .

    Bref, ce n’est certes pas un grand film mais au moins je ne me suis pas senti volĂ© Ă  la sortie du cinĂ©ma (chose qui n’arrive pas souvent lol).

    Sur ce, je vais aller jeter un oeil Ă  la fiche cinĂ© de Running Man parce que oui je ne connais pas ce film …

  3. marina
    11/04/2012 Ă  21:24 | #3

    J’ai 13 ans, je trouve ce film magnifique! Il est Ă©mouvant surtout quand rue meurt! J’en ai pleurĂ©e mais il est magnifique !

  4. Moehau
    17/04/2012 Ă  13:41 | #4

    Justement, tu as 13 ans.
    Je propose plutĂŽt de lire la trilogie avant toute chose.
    Si c’est pour ĂȘtre comparĂ© Ă  Twilight pour attirer la masse adolescente… au lieu de retranscrire l’univers exact du livre. Inutile d’aller le voir alors.

  5. 20/04/2012 Ă  09:55 | #5

    L’analyse est juste. Alors que la « matiĂšre » cinĂ©matographique Ă©tait Ă©vidente, on est dans une totale indigence en terme de personnalitĂ©, de parti-pris. Les personnages secondaires se rĂ©sument Ă  des « objets » de destruction, la mise en scĂšne et les prises de vue sont maladroites. Mais ce qui m’a le plus agacĂ©, c’est « le premier degré » de la narration, comme si le public ado ne pouvait pas comprendre les nuances d’une histoire plus complexe…

  6. Alexandre
    07/05/2012 Ă  17:28 | #6

    « L’hĂ©roĂŻne ne tue finalement personne »

    oO Euh si le mec qui tue son amie elle lui tire une fleche en plein dans le bide, alors arrĂȘte de dire des conneries ou regarde bien le film la prochaine fois.
    Sinon, je suis d’accord pour les mouvements de camĂ©ra pendant les batailles.

  7. FredP
    07/05/2012 Ă  17:47 | #7

    @Alexandre ce que je veux dire par lĂ  c’est que l’hĂ©roĂŻne ne tue personne intentionnellement. Il ne s’agit que de lĂ©gitime dĂ©fense et cela n’a donc aucun impact psychologique. Il en aurait Ă©tĂ© diffĂ©remment si elle devait ĂȘtre obligĂ©e de tuer des gens, entrainant ainsi un dilemme intĂ©rieur qui aurait apportĂ© plus de psychologie au film.

  8. MĂ©lanie
    06/10/2012 Ă  17:56 | #8

    je ne voulais pas voir ce film car je trouvais stupide et gratuit de montrer des enfants se tuer entre eux. Et finalement j’ai vu le film et je l’ai trouver trĂšs gratuit la violence entre jeune. 8 et plus c’est trĂšs peu. AprĂšs on se demande pourquoi tel jeune Ă  battu presque Ă  mort un autre jeune de son quartier… voila le bel exemple !!!

  9. Alexandre
    16/11/2012 Ă  18:19 | #9

    (Non je ne suis pas l’autre Alexandre, mais ça fait plaisir de voir quelqu’un qui porte le mĂȘme nom.)

    J’ai 14 ans, et le film ne me donne pas envie de le regarder (Ă  bien y regarder, le casting s’Ă©loigne de l’idĂ©e que je me faisais des carriĂšres pour en faire le groupe des mĂ©chants clichĂ©s (deux sportifs, deux pimbĂȘches. Oh wait. C’est…)), mais j’ai lu la trilogie, que j’ai bien aimĂ© (bon, disons que le dernier tome part quand mĂȘme bien en cacahuĂšte, hop un bout de la bataille en moins. Katniss passe sa vie dans sa chambre d’hĂŽpital, en fait.

    Comparer ça Ă  Twilight, c’est un peu comme comparer… Muse Ă  Justin Bieber. Tout comme Muse est infiniment supĂ©rieur Ă  Bieber, Hunger Games est pour moi infiniment supĂ©rieur. Si on fait preuve d’assez d’efforts pour oublier que CE NE SONT PAS DES VAMPIRES (des « trucs » qui ne boivent pas de sang humain et brillent au soleil, dĂ©solĂ©, ça ne s’appelle pas un vampire. Un semi-hĂ©ros blanc comme un linge et con comme un balais. Ouais, ça peut passer.), on voit que le fond des deux romans diffĂšrent largement : on passe d’une romance fleurie dans une guerre lycan-vampire Ă  une dystopie visant Ă  critiquer la sociĂ©tĂ© de consommation actuelle, en la dĂ©nigrant (sans compter les petites piques dans le livre vis Ă  vis de ce qu’on est actuellement, des gens n’ayant cure de ce qui arrivera par leur faute, qui contribua Ă  la destruction de l’AmĂ©rique et la construction de Panem.), Ă  en pousser au maximum les vices (les habitants du Capitole qui enchaĂźnent opĂ©ration sur opĂ©ration ; citons par exemple Tigris, au visage plus fĂ©lin qu’humain).

  10. Alexandre
    16/11/2012 Ă  18:24 | #10

    J’ai oubliĂ© de dire un truc dans mon message prĂ©cĂ©dent. MĂ©lanie, ça vise justement Ă  critiquer notre sociĂ©tĂ© (de consommation, de divertissement, enfin toute la sociĂ©tĂ©), dans toute sa violence. L’expression « Panem et circenes » (Du pain et des jeux) convient tout Ă  fait au roman (et elle donnera son nom Ă  l’Ă©tat oĂč se dĂ©roule la trilogie, Panem), dans l’idĂ©e oĂč (comme c’est explicitĂ© dans le livre), les habitants du Capitole rĂ©clame de la nourriture et du divertissement : et en matiĂšre de divertissement, se trouve les Hunger Games. AprĂšs si tu n’arrives pas Ă  voir au-delĂ  du livre et Ă  lire entre les lignes pour le comprendre, je n’y peux rien pour toi et je m’excuse platement.

  11. laura
    17/11/2012 Ă  16:46 | #11

    juste pour info c’est en amĂ©rique du nord contrairement Ă  ce qu’ils disent dans le rĂ©sumĂ©. 🙂

  12. Lucie
    24/11/2012 Ă  18:43 | #12

    Alala 🙂 On voit tout de suite ceux qui n’ont absolument rien compris, pas voulu comprendre le film ! Personnellement, ayant lu les 3 livres et vu le films un bon paquets de fois, je me suis bien marrĂ©e devant les commentaires de certains presque hors sujet x)
    Commençons d’abord par rĂ©pondre Ă  ceux qui compare Hunger Games Ă  Twilight… Et bin bravo o.o Si si je vous jure! Parce que sans vos commentaire, je n’aurais pas vu de vampire, de triangle amoureux crĂ©tin et facile ou encore de baisers niais… Passons l’ironie, le seul point commun entre les deux best-sellers est le buzz qu’ils ont fait, et ça s’arrĂȘte lĂ . Oui, c’est un sujet complexe qu’est Hunger Games, alors j’excuse ceux qui ne comprennent rien 🙂
    Ensuite, passons Ă  l’hĂ©roĂŻne, Katniss. Je tiens Ă  prĂ©ciser qu’elle n’aime pas Peeta, et que leur « embrassade » n’est qu’une simple stratĂ©gie pour attirer la sympathie du Capitole, et des sponsors. Aussi, elle le retrouve presque Ă  contre coeur, lorsque l’annonce du changement de rĂšgle est donnĂ©, car elle ne lui fait nullement confiance -ou presque- depuis le dĂ©but de l’aventure. Elle le rejoint pour la simple et bonne raison que si deux personnes peuvent sortir vivante, alors autant en profiter, car si elle ne le fait pas, jamais elle ne pourra rentrer dans son district sans ĂȘtre traitĂ© de paria.
    Pour ce qui concerne Rue, elle lui fait un adieu « spécial » car elle lui faisait horriblement penser à sa petite soeur, qui, à ses yeux, est la seule personne qui compte pour elle sur cette terre.
    Si Katniss ne tue presque pas, c’est qu’elle n’en Ă  pas eu l’occasion, je rappelle Ă  tout le monde qu’Ă  la base, la seule chose qu’elle arrache de la Corne d’abondance est un sac Ă  dos, ne contenant aucune arme. Elle rĂ©ussi nĂ©anmoins Ă  rĂ©cupĂ©rer un couteau. Une arme, oui, mais penchez vous un peu sur sa corpulence, maintenant. Face Ă  un carriĂšre elle ne ferait pas le poids, le couteau ne s’utilisant qu’en corps Ă  corps, si on exempte Clove.
    Elle tue 2 personne intentionnellement, car si elle ne voulais pas tuer, elle n’aurait jamais tirĂ© ou encore dĂ©coupĂ© cette branche.
    Ensuite, niveau impact psychologique, et dilemme intérieur ne vous en fait pas, elle en aura bien assez à la fin.
    Pour la façon de filmer, la camĂ©ra bouge, oui, mais pour donner l’impression d’ĂȘtre dans la bataille, retranscrire plus exactement le bazar total qu’il y a lorsque les 60 secondes se sont Ă©coulĂ©es, les sentiments entre humanitĂ© et instinct meurtrier qui se bouscule dans la tĂȘte des tributs qui sont sur un fil.
    Les personnages, oui, sont reprĂ©sentĂ©s comme de la chaire Ă  canon, car c’est ce qu’ils sont. Ils sont les pions d’un rĂ©gime politique strict, et du point de vue de Katniss, ils ne sont seulement que des personnes qui vont se faire massacrer, ou en ce qui concerne le Capitol, ils ne sont rien d’autres que des abrutis aux yeux de l’hĂ©roĂŻne, et c’est comme ça qu’ils sont reprĂ©sentĂ©s en grande majoritĂ©.
    Maintenant, venons en Ă  la romance superficiel. HĂ©hĂ©… Y a pas de romance. Pas d’amour, que du bluff. Point. Peeta sauve la vie Ă  Katniss une fois car il sait qu’il ne va pas s’en sortir de toute maniĂšre. Quand les rĂšgles changent, elle se sent redevable et dĂ©teste ça, elle doit donc l’aider Ă  son tour, et attirer des sponsors en inventant une histoire.
    Pour la façon d’attĂ©nuer la violence, lĂ , oui, le commercial prend le dessus. Voulant toucher un plus large public, ils ont attĂ©nuer ou supprimĂ© les scĂšnes dites « dĂ©rangeantes ». Dans le livre, on est cependant bien servis.
    AprĂšs, venons en au fait de lĂącher des enfants dans une arĂšne et pourquoi.. Je ne vois pas pourquoi je dois vous m’expliquer, car tous ça est clairement dit dans le film -chose qui n’ai pas fait dans le livre-. Pour l’espoir. L’espoir de voir son enfant revenir vivant et devenir riche. Mais pour tous les districts, c’est surtout pour leur faire comprendre encore une fois que le Capitol commande, et qu’ils ne peuvent absolument rien faire.
    M’enfin, la suite vas vous apporter pas mal de surprises, certains trouveront ça tirĂ© par les cheveux, moi je trouve ça tout Ă  fait cohĂ©rent si on se penche un peu plus sur le sujet, car oui, je vous plus loin que le bout de mon nez et mes idĂ©es ne sont pas arrĂȘtĂ©s comme pour d’autres.
    Je crois que j’ai rĂ©pondus Ă  a peut prĂšs tout. Sur ce, bonsoir, et Joyeux Hunger Games!

    Au fait, j’ai 13 ans, et j’ai tout Ă  fait compris.

  13. Hyniis
    03/12/2012 Ă  12:08 | #13

    Merci Lucie pour avoir rĂ©tablis la vĂ©ritĂ© et expliquĂ© ce que le film n’exploite pas forcement

  14. Laura (une autre)
    19/01/2013 Ă  03:58 | #14

    Je suis entiĂšrement d’accord avec ce que dit Lucie.
    Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, je vous invite vivement Ă  lire les livres, ils vous ouvriront les yeux sur bien des choses !
    Le film est certes bien superficiel et incomplet par rapport au livre, mais difficile de blĂąmer le rĂ©alisateur : pas facile de retranscrire les pensĂ©es, stratĂ©gies, dilemmes et enjeux politiques et moraux autrement qu’avec des mots (ce que parvient admirablement Ă  faire Suzanne Collins). Les livres rĂ©pondent d’eux-mĂȘmes Ă  toutes les attaques qui ont pu ĂȘtre faites, que ce soit sur le plan psychologique, politique, morale, etc (cf tome 3 qui selon moi exploite au maximum tous ces plans).
    Pour conclure, le film n’est dĂ©cidĂ©ment pas un chef-d’oeuvre du 7Ăšme art (et n’a d’ailleurs jamais prĂ©tendu l’ĂȘtre) mais bien un film Hollywoodien. Il devient cependant plutĂŽt intĂ©ressant d’y lire entre les lignes et d’en comprendre chaque petit dĂ©tails une fois le livre lu. Quant aux livres, je pense avoir clairement transmis mon avis : purement passionnants et captivants ! J’avoue avoir Ă©tĂ© bouleversĂ©e Ă  la fin de cette trilogie, j’ai mis quelque temps Ă  m’en remettre et Ă  sortir de la tĂȘte de l’hĂ©roĂŻne (ou alors c’est plutĂŽt moi qui ai eu du mal Ă  la faire sortir de ma tĂȘte…). Je vous conseille donc cette lecture. Et revisionnez donc le film une fois le livre lu, je suis certaine que votre opinion aura changĂ© ! Bonne lecture 🙂

  15. FredP
    19/01/2013 Ă  12:36 | #15

    Qu’une chose soit claire, je ne juge pas ici le livre qui est peut-ĂȘtre trĂšs bon et prenant et bien plus fouillĂ© et je n’en doute pas.
    Mais on parle ici d’un film et en l’occurrence, un rĂ©alisateur doit savoir tenir une camĂ©ra, explorer ses personnages, leurs doutes, leurs difficultĂ©s, et avoir un rĂ©cit qui se tient Ă  peu prĂšs, ce qui n’est pas le cas ici.

    Et si il faut avoir lu le livre pour apprĂ©cier le film, alors c’est une mauvaise adaptation puisque le film doit se suffire Ă  lui-mĂȘme.
    Ce film n’Ă©tant de toute façon qu’un produit formatĂ© de basse qualitĂ© pour plaire Ă  certains fans peu exigeants, il ne peut en ĂȘtre autrement.

  16. Laura (une autre)
    19/01/2013 Ă  16:38 | #16

    Amen. Tout Ă  fait d’accord, dĂ©solĂ©e d’ĂȘtre sortie du sujet alors. 🙂

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