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Festival de l’Alpe d’Huez

posté le 24/01/2012 FredP

festival alpe dhuez

Du 17 au 22 janvier se dĂ©roulait le Festival International de la ComĂ©die de l’Alpe d’Huez grâce Ă  Orange, nous avons pu assister Ă  la seconde partie, bien au chaud au cinĂ©ma, Ă  l’abri des bourrasques de neige et profitĂ© de 5 projections qui donnaient plus ou moins le sourire jusqu’au palmarès !

Festival de l'alpe d'huez

Cette annĂ©e, le Festival de l’Alpe d’Huez fĂŞtait ses 15 ans ! Rares sont les festivals Ă  s’intĂ©resser de près  la comĂ©die alors autant en profiter pleinement pour garder le sourire. Quand on sait que le festival a poussĂ© des films comme Une Pure Affaire et Very Cold Trip l’annĂ©e dernière, on est curieux de savoir quels sont les films que le jury, prĂ©sidĂ© par Gilles Lellouche, va rĂ©compenser. Pour notre part, nous en avons vu 5 dont 2 road-trip, un film d’animation, une sĂ©rie format court et une comĂ©die culinaire (vous pourrez retrouvez les autres films sur le Blog live Orange)

Après un court mĂ©trage intitulĂ© Les Filles du Samedi Ă  la rĂ©alisation parfois amateur et  ultra clichĂ© mais sympathique avec la chanson de Keren Ann, on attaque le festival avec Torpedo. Premier film du belge Matthieu Donck, Torpedo est un road movie familial emmenĂ© par François Damiens. Peu de budget mais beaucoup de cĹ“ur mènent le projet et ça se sent. L’histoire de cet homme qui va former une famille incongrue pour gagner un dĂ®ner avec Eddy Merckx, l’idole de son père, est remplie de tendresse et les personnages font mouche. François Damiens est encore une fois très touchant et on adore dĂ©tester le mĂ´me receleur d’iphone dans cette nouvelle histoire tournant autour du vĂ©lo belge. Sortie prĂ©vue le 28 mars.

On continue dans les road movie avec Radiostars. Premier film de Romain LĂ©vy sur une bande de potes animateurs radio qui partent en tournĂ©e d’Ă©tĂ© pour faire regrimper l’audience de leur matinale ! Alors que le jeune rĂ©alisateur a travaillĂ© sur les scĂ©narios de Cyprien, des 11 Commandements de MichaĂ«l Youn, et de l’Huile sur le Feu, bref pas vraiment de beaux faits de gloire, il fait ici preuve d’un bon esprit avec ce rĂ©cit largement inspirĂ© de ce qu’il a pu vivre Manu Payet. On plonge d’abord dans l’univers de la radio et on embarque ensuite avec plaisir dans le car. Des personnages aux rapports biens Ă©crits et impeccablement interprĂ©tĂ©s par les comĂ©diens qui dĂ©gagent un vĂ©ritable esprit de camaraderie, des rĂ©pliques bien senties avec un humour variĂ©, une rĂ©alisation soignĂ©e et dynamique arrivent aisĂ©ment Ă  nous faire oublier les petits clichĂ©s sur lesquels roule le film. Il est par contre dommage que le final, qui suit plus gros placement produit vu au cinĂ©ma ces dernière annĂ©es (mais dĂ©molissant au passage un certain rap français), ne reste pas cet esprit « entre potes»  et s’embarque dans sur les terres de la success-story mais on ne boude pas notre plaisir devant ce roadmovie attachant. Finalement Romain LĂ©vy pourrait bien ĂŞtre une valeur Ă  prendre en compte pour le cinĂ©ma populaire français au sens noble. En tournĂ©e le 11 avril.

Le lendemain, nous attaquons la journĂ©e avec Zarafa. Dans la lignĂ©e de Kirikou, RĂ©mi Bezançon et Jean-Christophe Lie nous raconte l’histoire de la première girafe arrivĂ©e en France Ă  travers les yeux du petit Maki. Son voyage l’entraĂ®nera du fond de l’Afrique Ă  Paris en passant par l’Egypte avec beaucoup de pĂ©dagogie. L’animation est propre mais les adultes seront vite laissĂ©s pour compte dans ce film d’animation qui s’adresse avant tout aux petits. Zarafa est mignon tout plein et ne va jamais chercher Ă  porter la dramaturgie très loin, mais surtout les parents vont s’ennuyer ferme Ă©tant donnĂ© que le potentiel des faits historiques n’est que citĂ©, jamais traitĂ© (et pourtant il y avait de quoi faire avec la situation de l’Egypte bloquĂ©e par les turques et ce roi de France indĂ©crottable). A dĂ©couvrir pour les plus petits le 8 fĂ©vrier.

DĂ©tour ensuite par la nouvelle sĂ©rie format court (13 minutes) d’Orange CinĂ©ma SĂ©ries, Zak. Un seul mot pour qualifier le dĂ©sastre : affligeant. Le pitch pourrait pourtant ĂŞtre sympa pour se moquer gentiment ces stars de r’n'b venant d’Internet qui prennent vite la grosse tĂŞte et dĂ©monter par la mĂŞme occasion le système des majors. HĂ©las, les 5 Ă©pisodes diffusĂ©s Ă©taient du niveau le plus bas que l’on puisse trouver en terme de comĂ©die. Lourd, mal Ă©crit et rĂ©alisĂ©, encore plus mal jouĂ© par des comĂ©diens qui en font des caisses, s’appuyant sur des guests venues chercher un chèque pour tenter de monter le niveau. Seule l’Ă©quipe de la sĂ©rie aura ri dans la salle aux moments censĂ©s ĂŞtre drĂ´les le reste du public regardant sa montre.

Après la cĂ©rĂ©monie de remise des prix dont nous vous rappellerons le palmarès plus bas, Ă©tait prĂ©sentĂ© le film de clĂ´ture Comme un chef de Daniel Cohen, avec Jean RĂ©no et Michael Youn. Lorsque l’on dĂ©couvre l’histoire de ce jeune cuisinier surdouĂ© qui rĂŞve de travailler dans un grand restaurant, la première pensĂ©e qui nous vient Ă  l’esprit est Ă©videmment pour le Ratatouille de Pixar… et cette pensĂ©e ne nous quitte pas pendant tout le film qui ne fait qu’en reprendre l’intrigue avec une grosse pincĂ©e d’esprit TF1 bienveillant (Ă  n’en pas douter, le film fera les beaux dimanche soirs de la chaĂ®ne). Jean RĂ©no rĂ©cite son texte sans conviction, Michael Youn fait le petit chien tout doux et l’histoire aligne les clichĂ©s si bien que l’on connait l’issue dès les cinq premières minutes. Si Ratatouille Ă©tait un restaurant 3 Ă©toiles, Comme un Chef n’est donc malheureusement que la cantine de l’Ă©cole d’Ă  cĂ´tĂ©. A savourer (ou pas) le 7 mars.

Pour conclure revenons sur le palmarès de cette Ă©dition pour lequel le jury a donc choisi de privilĂ©gier l’originalitĂ© et la fraicheur de l’humour avec Radiostars et Starbuck :
- Grand Prix pour Radiostars
- Prix spécial du jury pour Starbuck
- Prix du public pour Hasta la Vista
- Prix de la profession pour Radiostars
- Prix d’interprétation féminine pour Elsa Zylberstein dans Plan de Table
- Prix d’interprĂ©tation masculine pour Patrick Huard dans Starbuck
- Coup de cœur féminin pour Alice Belaïdi dans Radiostars
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Coup de cœur masculin pour David Brecourt dans Nos plus belles vacances
- Prix du court-métrage ex-aequo pour Dog Sitting et Si tu veux revoir ta mère.

publié dans :Actu ciné Cinéma Critiques ciné Festivals

  1. eglantine
    25/01/2012 Ă  10:28 | #1

    Encore une belle Ă©dition pour un festival qui sort des sentiers battus ! D’ailleurs a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© une comĂ©die bien dĂ©jantĂ©e, La Clinique de l’Amour d’Artus de Penguern avec entre autre Bruno Salomone et Helena Noguerra. Et si vous avez envie de suivre l’actualitĂ© du film ou mĂŞme accĂ©der Ă  des exclusivitĂ©s, je vous conseille d’aller faire un petit tour sur ce site : http://www.touscoprod.com/project/produce?id=98