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Exam, critique

posté le 01/10/2012

Après trois ans dans les tiroirs, le petit huis-clos Exam sort enfin sur les Ă©crans français et sans ĂŞtre exceptionnel, il s’avère plutĂ´t efficace pour un premier film.

Le parcours d’un film pour arriver dans les salles françaises est parfois bien difficile ! Il aura ainsi fallu 3 ans au premier de Stuart Hazeldine (scĂ©nariste, fidèle collaborateur d’Alex Proyas) pour dĂ©barquer après ĂŞtre sorti dans les salles britanniques et avoir Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© dans plusieurs festivals. Il a mĂŞme Ă©tĂ© plusieurs fois nommĂ©, gĂ©nĂ©ralement dans des catĂ©gories « espoir » ou « premier film ». A priori donc, rien de honteux pour freiner sa sortie en salles, d’autant plus que la bande-annonce qui circulait dĂ©jĂ  en 2009 Ă©tait plutĂ´t intrigante.

Nous nous retrouvons alors directement dans une froide salle d’examen que l’on ne quittera plus jusqu’Ă  la fin du film. 8 candidats sont lĂ  pour  rejoindre une mystĂ©rieuse et très puissante entreprise. Ils ont 80 minutes pour rĂ©pondre Ă  une simple question en respectant 3 règles pour ne pas ĂŞtre disqualifiĂ© : ne pas parler au surveillant, ne pas gaspiller leur feuille et ne pas sortir de la salle. Le problème, c’est qu’apparemment, aucune question n’est inscrite sur le feuille. Comme donc y apporter une rĂ©ponse ? Doivent-ils alors collaborer pour la trouver ? Et si l’un d’entre eux Ă©tait au service de l’entreprise ? Entre mĂ©fiance et entraide, il vont devoir choisir leur mĂ©thode pour passer le test.

Le risque de ce genre de huis-clos est de verser facilement dans la violence et les invraisemblances pour arriver Ă  une conclusion tirĂ©e par les cheveux avec des personnages stĂ©rĂ©otypĂ©s. Et Exam ne va pas Ă©chapper Ă  ces règles. Sauf qu’au lieu de les subir, il va jouer avec assez subtilement pour que ça passe. Ainsi il fera de ses personnages clichĂ©s une force puisqu’il ira mĂŞme jusqu’Ă  leur donner le nom de ce qui les qualifie (black, blonde, sourd, …), instillant ainsi directement une ambiance assez impersonnelle et froide que vient Ă©videmment renforcer le design en acier  de cette salle d’examen qui renferme quelques surprises (non mortelles, mĂŞme si l’ambiance peut parfois se rapprocher de Cube, sans son sadisme).

Usant au dĂ©but de la simple triche avant de menacer les autres candidats, le rĂ©alisateur arrive petit Ă  petit Ă  faire grimper la tension mais surtout Ă  poser quelques questions sur l’objet de ce test, sur la mĂ©thode de recrutement et cherche mĂŞme, maladroitement, Ă  sous-entendre un contexte particulièrement intĂ©ressant en dehors de cette salle. Évidemment, on ne peut s’empĂŞcher de s’Ă©tonner qu’en 80 minutes, des ĂŞtres humains en arrivent Ă  de tels extrĂŞmes pour un simple job, aussi bien payĂ© soit-il, mais il est clair qu’après ce film, on y pensera certainement en se retrouvant dans ce genre de situation.

Ainsi, sans ĂŞtre exceptionnel et sans toutefois verser dans le trash inutile qui n’aurait pas vraiment convenu au sujet ou au twist fumeux (quoi que …), Exam arrive Ă  maintenir l’attention sans faiblir pendant ses 80 minutes de test et se rĂ©vèle alors plutĂ´t une bonne surprise.

publié dans :Cinéma Critiques ciné

  1. quent1
    22/02/2013 Ă  19:21 | #1

    salut,
    je viens de le voir et vraiment une bonne surprise(votre critique est juste com’ d’hab ;), une rĂ©al qui passe bien, des acteurs crĂ©dibles (quoi que pas tous…) et surtout le twist final que je ne trouve pas fumeux car il y a le mĂ©rite d’en avoir un(je trouve qui tiens pas trop mal la route), ce qui Ă©tait trop facile pour un « CUBE » juste une excuse pour faire un film:
    « -on fait quoi pour la fin?
    -laisse on s’en fout… »
    🙂