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Never Back Down, film pas très bon du jeudi

posté le 13/10/2011 ChrisC

Poursuite de cette semaine de boxe avec Never Back Down, histoire de fight MTV où tous les coups sont permis.

Pour cette semaine un peu tournée vers la boxe, après le gentil Real Steel et une rétrospective Rocky samedi sur le blog, je voulais voir comment on ferait un film de Rocky aujourd’hui. Le résultat est sans trop de surprises : plus violent, plus sirupeux, une dimension sociale martelée comme un discours de primaires socialistes, une teenage bande-son déjà dépassée 2 semaines plus tard, et les nouvelles technologies dans chaque mimine pré-pubère… Never Back Down, sorti en 2008, part avec le même pitch marketing visuel que Twilight, sans vampires. Beaux gosses aux muscles hyper sculptés, bombe atomique blonde (rraah Amber Heard !), même frustration « pas de sexe avant le mariage, juste des bisous»  et inimités grave du style »  tu m’as piqué ma copine»  et »  le loser c’est mon seul copain» …

Never back Down/ne jamais reculer raconte l’histoire d’un jeune dont l’âge est difficile à déterminer, au tempérament de bagarreur : première scène, baston de regards et coups-bas lors d’un match de football américain, qui se finit en bataille rangée ! Donc Jake déménage à Orlando en Floride avec sa mère et son frère tout jeune champion de tennis (le père est mort en rentrant bourré dans un platane avec Jake sur le siège passager). Là, ça lui change de l’Iowa : toutes les filles sont méga bonnes/putes, les mecs sortent de pubs Calvin Klein, ce qui se rapproche le plus d’une Clio 2 c’est une jaguar, les fêtes se passent dans des baraques dignes de MTV Cribs avec l’équivalent de « tout le lycée»  à chaque fois, les nanas se baladent en bikini et…le sport extrême/truc-trop-kiffant-du-moment c’est les combats de MME pour Mixed Martial Arts (comprenez on se fout sur la gueule celui qui crache ses dents il a perdu !).

Jake arrive là-dedans un peu décontenancé surtout qu’on le traite de bucheron à cause de sa chemise à carreaux (eh merde, la chemise à carreaux n’est plus à la mode, tant pis). En classe, il sait répondre à des questions sur la littérature et comme tous les esprits échauffés floridiens préfèrent passer leur temps à se cramer les neurones au chlore le long des piscines et à cultiver leur cancer sur la plage pendant des « Pppaaaarrrtttttyyyy» , forcément il passe pour un intello ! Et la meuf la plus bonne de la classe le kiff (les filles au lycée adorent les losers intellos c’est universel). Appâté par la minche Amber Heard, il vient en soirée et se fait tabasser dans la version Coca-Cola de Fight Club et en plus la meuf n’est pas libre et se tape Ryan, le vilain garçon sadique qui l’a dérouillé juste avant ! Re-arf !

Mais Jake a lu le titre du film et donc va vouloir en être, intronisé par Max, le Eddy Murphy moche buddy de service qui met ses vidéos sur youtube et autres (qui a le temps de faire ça ?). Ce dernier va l’emmener chez le senseï du coin, le cascadeur Djimon Hounsou, qui va lui apprendre que dans la vie, quand un truc t’emmerde, il faut prendre une bonne respiration et taper plus fort dedans ! C’est la sagesse de Never Back Down ! Donc, ils vont s’entrainer, chacun faisant une psychothérapie en direct comme on en fait dans les salles de sport, c’est bien connu genre « ouais j’ai laissé mon père bourré prendre le volant»  ou « mon père a perdu ses 2 fils le jour ou mon frère s’est pris une balle en pleine tête« … OK, et sinon Amber on va la voir à poil ou faut que je me remate The Informers ?

Donc non, mise à part une scène bisous-bisous dans la chambre de Jake, no fucking ! Bah oui, Amber aura largué son boulard violent, aura révélé qu’elle n’était pas populaire quand elle a débarqué à l’école donc elle était obliger de sortir avec Ryan, qu’elle vient d’un background blablablabla ! Une fois que ça deviendra la copine de Jake, on s’en foutera royalement de son histoire. Par contre, on appréciera son ouverture d’esprit à encourager ses mecs à se battre de la façon la plus violente, généralement les nanas essayent de retenir tant bien que mal leurs chevaliers servants-bogoss !

Une histoire de drame familiale classique, où le sport (j’aurais bien envie de dire le fait de mettre des pêches) devient exécutoire ; un art martial plein de philosophie (tape et entraine toi pour taper plus longtemps) ; des défis personnels et l’envie dissimulée d’être apprécier, « popular»  (by Nada Surf), montrer à sa daronne qu’on se drive bien tout seul…

Bien enchaînée mais sans aucune surprise, le scénario est empiré par des acteurs sans trop de charisme, qui sonnent faux (à part le vilain Ryan/Cam Gigandet qui prend un plaisir évident à dégommer tout le monde). Never Back Down est surtout très immorale pour sa philosophie de combat sans règles et sans honneur, ou alors je suis trop vieux et épris de chevalerie !

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