Accueil > Actu ciné, Cinéma, Critiques ciné, Festivals > L’Etrange Festival 2011- épisode 2

L’Etrange Festival 2011- épisode 2

posté le 06/09/2011 ChrisC

Rendez-vous des amateurs de séries Z, la soirée Grindhouse de l’Etrange Festival 2011 s’annonçait sanglante et marrante.

1ère des 2 soirées diffusant des films toute la nuit, la soirée Grindhouse du samedi 3 septembre, dans le cadre de l’Etrange Festival, proposait à partir de minuit, 4 productions toutes différentes. Placée sous le signe des séries Z et B, si chères à Quentin Tarantino, Roberto Rodriguez et ses semblables, on pouvait voir Hobo with a Shotgun, Tucker & Dale fightent le mal, Norwegian Ninja et enfin 2019 après la chute de New York.
Et la température a grimpé lors de cette nuit inégale ; il fallait s’accrocher pour survivre !

Hobo with a Shotgun : clone de Machete pour ce qui est du format, ce long-métrage est également issu d’une bande-annonce créée pour faire l’entracte entre Death Proof et Planet Terror. Avec le grand Rutger Hauer dans le rôle titre, Hobo with a Shotgun place son antihéros clochard dans la peau d’un justicier bien décidé à faire le nettoyage dans une ville ravagée par l’injustice. Entre violence comique et horreur sympathique dopée par une boucherie aux flaques bien sanguinolentes, le rythme est soutenu et on s’entiche rapidement de ce clodo zélé et doucement taré. Rutger, dans un rôle de possédé, s’en tire très bien. Le comique des situations de violence urbaine post-apocalyptique, semées par un duo de clones de Tom Cruise, look Risky Business, et par leur père prédicateur fou, est tout à fait délicieux. Mieux que Machete, c’est un petit bijou d’horreur à 2 balles plutôt bien fait.

Tucker & Dale fightent le mal prend le chemin de la parodie des slasher-horror teen movie de jeunes ricains se perdant dans la forêt et se faisant poursuivre par des tueurs (genre assez monotone mais dont je ne me lasse jamais). Sauf qu’ici, c’est le point de vue des « bouseux massacreurs»  qui est emprunté. On se place donc de leur côté pour vivre « l’effroyable tourmente sanglante»  de jeunes américains stupides voire pire que malchanceux, qui les prennent injustement pour des psychos killers… alors que ces derniers, gentils comme tout, veulent juste retaper leur petite baraque. Le quiproquo est tout juste génial et le résultat savoureux. On se prend d’intérêt pour ces sympathiques bouseux contre des jeunes amerloques tarés. On regrettera tout de même que la parodie aille jusqu’au bout du concept, nous offrant un sempiternel finish de film d’horreur. En tout cas, c’est la grande surprise de cette nuit. Un must-see !

Norwegian Ninja : que dire ! Douloureuse épreuve que d’essayer de comprendre cette fable débile (produite par les gars de Dead Snow, alors bon…) partie d’une affaire d’espionnage ayant réellement eu lieu en Norvège dans les années 70. Un agent des services secrets norvégiens a monté une équipe de ninjas pour lutter contre les envahisseurs dans un climat de guerre-froide oppressant. On se trouve dans un épisode d’1h17 des Thunderbirds remixés à la sauce Mensomadaire, mind-fuck total, tant l’enchainement des flashbacks et autres séquences brouillent encore plus l’histoire déjà bien azimutée.

2019 après la chute de New York : … C’est simple, nous avons jeté l’ancre et pas assisté à ce film. Dans tous les cas, difficile de faire pire que Norwegian Ninja, alors le clou de la soirée devait forcément être plus sympa.

Soirée très inégale dans une ambiance de feu, à l’animation excellente mais dans une chaleur humide digne de Hong-Kong. La qualité et les sujets des films étant très variables, l’expérience est tout de même un grand plaisir. La découverte de Tucker & Dale fightent le mal est LA révélation de la soirée ! Par contre, je pense que je n’irais jamais en Norvège de peur de croiser des ninjas hippies fans de Benny Hill.

publié dans :Actu ciné Cinéma Critiques ciné Festivals

  1. Pas encore de commentaire