Accueil > Cinéma, Coup de Coeur, Culte du dimanche > Culte du dimanche : Little Miss Sunshine

Culte du dimanche : Little Miss Sunshine

posté le 18/09/2011 FredP

little miss sunshine culte

Avec la rentrĂ©e et le retour du mauvais temps, il faut garder le moral. Quoi de mieux que le mètre-Ă©talon du feel-good movie pour rester de bonne humeur ? Aujourd’hui, nous nous intĂ©ressons donc Ă  Little Miss Sunshine.

little miss sunshine afficheDe par son parcours en salles et dans le cĹ“ur du public et son histoire, Little Miss Sunshine a tout du petit conte de fĂ©es. Pourtant les financements n’ont pas Ă©tĂ© faciles Ă  trouver et il aura fallu 5 ans pour monter le film, et ce, malgrĂ© l’implication d’une excellente troupe d’acteurs. Mais il Ă©tait impensable que ce film au contenu pourtant universel sur la famille ne voit pas le jour tellement l’histoire qu’il raconte est prenante et attendrissante. Car Little Miss Sunshine, c’est un petit road-movie familial plein de bonne humeur. Le jour oĂą la petit Olive est appelĂ©e Ă  concourir pour le prix Little Miss Sunshine, toute la famille se mobilise et par en van jusqu’en Californie. Mais la route est semĂ©e d’embuches et tous les personnages vont devoir Ă©voluer personnellement et dans leurs relation avec les autres pour reconstruire le cercle familial qui se dĂ©composait par les non-dits.

Le film regroupe ainsi une galerie de personnages hauts en couleurs qui nous rappellent forcĂ©ment par certains caractères des membres de toutes les familles. Autour d’Olive, dĂ©terminĂ©e petite gamine de 7 ans, nous avons le père winner dans l’âme et loser dans la rĂ©alitĂ©, la mère qui a la tĂŞte sur les Ă©paule et grâce Ă  qui la famille tient debout, le frère en pleine crise d’ado, l’oncle philosophe gay et suicidaire et enfin le grand-père grossier mais au cĹ“ur Ă©norme qui a tout appris Ă  Olive pour qu’elle sorte grande gagnante du concours. Chacun va Ă©voluer et faire passer la famille par des heures sombres et d’autres beaucoup plus joyeuses.


Mais ce qui se dĂ©gage de leur histoire, c’est surtout cet espoir indĂ©fectible, cette attitude toujours positive qui les fera tenir parce qu’ils savent qu’au bout du chemin, il y a le bonheur de la petite Olive. Mais le film au message positif et mettant en avant les relations familiales se veut aussi un peu critique vis Ă  vis de cette AmĂ©rique qui recherche la perfection dès le plus jeune âge avec des concours comme Little Miss Sunshine. Comme le dit si bien le final dĂ©jantĂ© du film, non, personne n’est parfait et ce qui compte, c’est d’ĂŞtre bien dans sa peau, avec les gens qu’on aime et de s’Ă©clater. Un message peut-ĂŞtre naĂŻf mais Ă´ combien sincère et auquel on a envie de croire en sortant du film le sourire au lèvres.


Et c’est avec cette recette parfaite et un casting aux petits oignons que le film est devenu en soit un petit phĂ©nomène. Avec Greg Kennear et Toni Collette, le film pouvait s’assoir sur des valeur sĂ»res alors que Paul Dano en ado muet et asocial permet de retrouver nos crises et que Steve Carrell dont la carrière a dĂ©collĂ© entre son engagement et la sortie du film trouvait lĂ  assurĂ©ment l’un de ses rĂ´les les plus touchants. Mais ceux que nous retiendrons plus particulièrement, ce sont Alan Arkin dans le rĂ´le du grand-père bougon au grand cĹ“ur et la jeune Abigail Breslin qui devient dès lors un vĂ©ritable espoir du cinĂ©ma amĂ©ricain. Sans oublier la musique attendrissante et pleine d’espoir de Devotchka.

C’est grâce Ă  Sundance que le film se fait connaitre et devient mĂŞme un peu l’archĂ©type des films qui sortirons du festival indĂ© de Robert Redford (Juno pour ne citer que lui est exactement dans la mĂŞme veine mais aussi Away we go, Sunshine cleaning, …). C’est le studio Fox Searchlight qui y achète le film pour un montant record et le distribuera avec le succès que l’on sait. Le film fonctionne grâce au bouche-Ă -oreille et surtout grâce aux sourires des gens Ă  la sortie du film.
Le film ira mĂŞme jusqu’aux Oscars en remportant les prix du meilleur scĂ©nario et du meilleur acteur dans un second rĂ´le pour Alan Arkin. MĂŞme en France le film fonctionnera et emportera Ă  cĂ´tĂ© de son million de spectateurs le CĂ©sar du meilleur film Ă©tranger et le prix du jury Ă  Deauville. Depuis, si l’on peu dĂ©plorer que d’autres films aient voulu surfer sur cette vague du feel-good movie avec moins de succès, on ne peut pas nier que chaque vision de Little Miss Sunshine amène un petit peu d’espoir et de soleil dans nos vies.

publié dans :Cinéma Coup de Coeur Culte du dimanche

  1. Pas encore de commentaire