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L’Apprenti Sorcier, critique

posté le 11/08/2010

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Disney revient cet Ă©tĂ© avec une petite comĂ©die fantastique sans trop de prĂ©tentions qui fait son office de sympathique divertissement. L’Apprenti Sorcier, c’est ça, tout simplement, et avec Nicolas Cage qui s’amuse.

Chez Disney, en ce moment, on est dans une pĂ©riode recyclage, mais du plutĂ´t bon recyclage. Après les pirates adaptĂ©s d’une attraction, le retour des princesses, le jeu vidĂ©o oriental, voici que Mickey vient moderniser le segment le plus connu de Fantasia : l’Apprenti Sorcier. Et c’est Jerry Bruckeimer (que la firme aux grandes oreilles ne remerciera jamais assez de lui avoir offert Pirates des CaraĂŻbes) qui se retrouve Ă  la production, pour tenter de racheter l’Ă©chec commercial du Prince de Perse. Il place donc derrière la camĂ©ra son poulain yes man le plus aimable, John Turteltaub, Ă  qui l’on doit dĂ©jĂ  les 2 volets de Benjamin Gates avec (dĂ©jĂ ) Nicolas Cage. D’emblĂ©e, le contrat passĂ© avec le public est connu. On ne cherchera donc pas le chef d’oeuvre mais une simple aventure fantastique familiale sans prĂ©tentions, suffisamment efficace pour nous faire passer un bon moment.Et une fois devant le film, c’est exactement ce qu’il se passe.

On suit donc Nicolas Cage en sorcier un (tout petit) peu fou, qui cherche dans le New-York d’aujourd’hui un hĂ©ritier Ă  Merlin qui n’est autre que le geek Jay Baruchel. Ensemble il devront Ă©videmment faire face au dangereux mĂ©chant Alfred Molina pour l’empĂŞcher de faire revenir la malĂ©fique Morgane. Entre lĂ©gende celte et modernitĂ©, le film trouve vite son ton. Celui du teen movie inoffensif. D’emblĂ©e, on sait dĂ©jĂ  que nous aurons de bons sentiments, des rebondissement parfois un peu tirĂ©s par les cheveux, ni sang, ni sexe, mais c’est le contrat que l’on passe avec Disney. Et dans ce contrat, il y a aussi une clause qui stipule que l’on aura sa dose d’humour bien amenĂ©, un rythme qui ne faiblit pas et une tĂŞte d’affiche qui s’amuse, faisant ressortir ainsi le film du lot des films familiaux estivaux.

A partir de lĂ , l’accord est rempli car, l’histoire est plutĂ´t sympa et on ne s’ennuie pas. Les rĂ©fĂ©rences sont nombreuses (mention spĂ©ciale Ă©videmment Ă  la scène hommage au conte original), les personnages attachants (mĂŞme si certains sont complètement inutiles … d’ailleurs, que fait Monica Bellucci dans le film ?), les effets rĂ©ussis et surtout, il y a un Nicolas Cage qui s’amuse bien. Il faut croire que cette annĂ©e, l’acteur Ă  la coupe de cheveux la plus changeante d’Hollywood est en pleine rĂ©demption puisqu’après quelques daubes monumentales, il poursuit sa remontĂ©e entamĂ©e avec Bad Lieutenant et Kick-Ass. A cĂ´tĂ© Jay Baruchel fait son job d’ado apprenti magicien (pour peu que l’on supporte sa voix) et Alfred Molina Ă  l’air de s’Ă©clater Ă  jouer chez Disney (il Ă©tait dĂ©jĂ  assez fun, bien qu’inutile dans PoP), surtout flanquĂ© lui-mĂŞme d’un apprenti tout droit sorti de chez Depeche Mode.

Au final, malgrĂ© les dĂ©fauts inhĂ©rents au genre, Disney nous offre un très agrĂ©able divertissement familial sans autre prĂ©tention que de nous offrir un moment sympa au cinĂ©. Le genre de film qui met un peu de bonne humeur et nous rappelle qu’on a tous voulu, Ă  un moment ou un autre, ĂŞtre un magicien.

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