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ROCKSTAR, film de rock un peu en toc

posté le 23/09/2010

Cette semaine sort un nouveau biopic, film consacré à un groupe, enfin plutôt à une chanteuse. Fouillant les archives dantesques pour trouver une perle mi nanard mi culte : ROCKSTAR s’est inévitablement offert à moi.

Les films musicaux, autour de stars Rock ‘n Roll mégalomanes et autodestructrices sont presque devenu un genre à part entière.
Entre les biopics (films racontant une tranche de vie ou la vie entière d’un artiste : WALK THE LINE, 8 MILE), les documentaires de concert (SHINE A LIGHT, WOODSTOCK), les docus plus particuliers (KURT COBAIN : BEEN A SON, ALMOST FAMOUS), les faux docus mais films rigolos (SPINAL TAP, cultissime), les vrais films avec vrais rockeurs (les films des Beatles ou Elvis Presley)… enfin on s’y perd !!

ROCKSTAR, lui est différent encore car, inspiré d’une histoire vraie, le calque sert à dépeindre une toute autre légende que l’on pourrait dire représentative du hard rock (un peu à la manière du scandaleux et chiantissime LAST DAYS). Ce film est réalisé en 2001 par Stephen Herek avec Mark Whalberg dans le rôle principal.

L’histoire de ROCKSTAR est en effet inspirée de la vie du groupe de heavy metal britannique précurseur JUDAS PRIEST. Dans ce long-métrage, le personnage principal est recruté pour remplacer le chanteur de son groupe préféré afin que ce dernier continue son existence de géant des stades. Baignant dans l’ambiance des groupes dans leurs studios de répétition miteux des débuts, puis du faste des incroyables maisons de rockstar, ROCKSTAR retrace le parcours d’un jeune chanteur partant d’un simple groupe de reprises pour devenir LE plus grand groupe de hard rock du moment (STEEL DRAGON dans le film). Plus tarés et grandiloquents que jamais (embrassant au passage tous les clichés du rock), le film illustre surtout la montée en puissance et le combat psychologique d’un jeune homme passionné qui va découvrir les joies et les devoirs du métier de rockstar.

Bien évidemment, faire la fête continuellement, toujours être au top, passer sa vie avec des ados attardés, ça porte un coup au moral au bout d’un moment. Les doutes et les appréhensions du jeune chanteur (joué par Mark Whalberg) sont mises en lumière et le choix Cornélien entre vie luxueuse de bête de scène 24H sur 24 et errance de gars paumé condamné à jouer de la musique dans des bars, va devoir être trancher à un moment. Les deux sont effectivement non cumulables.

Question fatale donc : pourquoi ce film est-il un nanard culte ?
Mark Whalberg, s’il est un acteur très talentueux, frais, physique, au style de jeu plutôt sincère voir figé semble un peu perdu dans cette grosse production. Bien évidemment, il incarne un jeune chanteur dépassé par les événements qui essaie d’assurer le show tant bien que mal. On lui adjoint les services d’une Jennifer Anniston insipide comme jamais dans le rôle de la petite amie « qui aime sincèrement le héros, l’homme et non la star superficielle ». Pour une fois, le procédé scénaristique classique « d’intérêt amoureux » est légitimé dans le fait qu’il rajoute une dimension au cas de conscience de la nouvelle star. Son dilemme est rendu plus complexe par la persistance de cette groupie de la 1ère heure qui ne lâche pas l’affaire (elle tient à récupérer son mec parti dans les abîmes du rock ‘n roll).

La présence de vrais rockstar dans le groupe, et l’illustration des clichés de la vie de rockstar (qui dans un sens sont parfois des événements ayant eu lieu) est très passionnante, pour le fan de Rock que je suis. C’est donc ces doux mélange de niaiseries et de Lifestyle rock ‘n roll avec une incursion dans le milieu du showbiz d’un grand groupe (tournée, enregistrement, stades, coulisses) sans oublier les inévitables drogues, alcool et filles faciles, qui est totalement réjouissante.

Alliant situations prévisibles avec cas de conscience douloureux (« puis-je devenir une méga rockstar en restant honnête avec moi-même ? »). ROCKSTAR est pour moi un film culte du rock… mais sous couvert d’un nanard plutôt ridicule, qui donne le sourire.

publié dans :Film pas très bon du jeudi

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