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Date Limite, critique

posté le 08/11/2010 FredP

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Après le succès de Very Bad Trip, le réalisateur Todd Phillips revient, toujours accompagné de Zack Galifianakis avec Date Limite (Due Date). Un road-trip/buddy movie qui ne sera pas de tout repos pour Robert Downey Jr.

Very Bad Trip était un peu le succès surprise de l’été 2009. Rarement une comédie typiquement américaine avait si bien marché en France. Forcément, une suite est en route, mais le réalisateur Todd Phillips a préféré faire un autre film, toujours une comédie, mais cette fois il s’agit plus d’un road movie que d’un film d’enquête. Robert Downey Jr va donc rejoindre sa femme à Los Angeles pour la naissance de leur bébé. Mais seulement il y a un petit accro nommé Zack Galifianakis. Le barbu de Very Bad Trip (on risque de l’appeler comme ça pour un moment étant donné son nom) va l’empêcher de prendre l’avion et l’accompagner en voiture à travers les USA pour arriver à Hollywood.

Évidemment, comme dans tout film de ce type, tout repose sur l’incompatibilité totale des deux protagoniste. Ainsi, Downey Jr incarne un cadre normal, cultivé, à qui tout réussi tandis que Galifianakis campe le bon à rien, simplet, pas méchant mais maladroit comme pas deux. Si leur antagonisme est évidemment la source de gags plus ou moins graveleux (de ce côté, on navigue entre le subtil et le vulgaire avec goût), il est aussi là pour nous rappeler qu’il faut toujours faire avec les autres et se respecter (un bien beau message prévisible mais bien amené). Ainsi, les 2 héros vont peu à peu se rapprocher pour faire naitre une amitié inévitable. Après tout, ils sont dans la même galère, et si le boulet fait des siennes, il n’en reste pas moins un bon gars.

Sur le chemin qui les mènera à LA, les deux compères vont tomber sur des personnages secondaires que l’on aurai bien voulu plus déjantés. Ainsi Juliette Lewis la joue Weeds mais c’est surtout la manière dont Downey Jr traitera l’un de ses mômes que l’on retiendra plutôt que la folie bien trop contenue de l’actrice. De même Jamie Foxx aurait pu être plus dérangeant ou barré et Michelle Monaghan aurait pu être plus présente ou hystérique. Du coup il manque un petit grain de folie à la comédie pour atteindre un autre niveau. Néanmoins, l’écriture du film est très bonne. On peut passer en un instant et sans s’en rendre compte d’un éclat de rire à un sentiment de triste compassion sans que cela de nuise au rythme du film.

On pouvait s’attendre à quelque chose d’aussi fou que Very Bad Trip mais finalement, avec Date Limite, le réalisateur a calmé le jeu et livré un film délivrant plus d’émotions. Et même si, comme tout buddy movie, il est assez prévisible, il n’en demeure pas moins que grâce au jeu très juste des acteurs qui n’en font pas des caisses, on passe un bon moment.

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