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Culte du dimanche : Terminator 2 – le Jugement Dernier

posté le 03/10/2010 FredP

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Ça pour un film culte, c’est un film culte ! L’un des monument du cinĂ©ma d’action et de la SF. James Cameron a donnĂ© un grand coup dans la fourmilière pour faire bouger le blockbuster hollywoodien au dĂ©but des annĂ©es 90 avec son Terminator 2 : Le Jugement Dernier.

En 1984, James Cameron obtient une petite renommĂ©e en montrant pour la première fois au cinĂ©ma un cyborg plus vrai que nature dans une histoire de fuite temporelle prenante. Très vite, le bouche Ă  oreille fait son Ĺ“uvre et le film devient culte. Mais la suite ne se fera pas tout de suite. Le jeune rĂ©alisateur prĂ©fère attendre un peu, que la technologie soit Ă  la hauteur de son ambition et que sa renommĂ©e lui permette d’avoir le budget correspondant. En 1991, après des Aliens sous testostĂ©rone et plus personnel Abyss, le canadien va donc enfin pouvoir donner tout ce qu’il souhaite dans Terminator 2 : Le Jugement Dernier.

James Cameron reprend la mĂŞme story-base pour cette suite, en y apportant un paquet des petites nouveautĂ©s, un foule de clins d’oeil au film prĂ©cĂ©dent et un sens du spectacle Ă  couper le souffle. Après avoir Ă©liminĂ© le terminator dans la premier volet, Sarah Connor est enfermĂ©e Ă  l’asile. Mais aujourd’hui, un nouveau terminator, plus fort, plus rapide, plus mĂ©chant, va s’attaquer Ă  son fils, futur leader de la rĂ©sistance… la suite, on la connait tous, puisque la rĂ©sistance a de son cĂ´tĂ© envoyĂ© un ancien modèle de robot reprogrammĂ© pour protĂ©ger le jeune John Connor et potentiellement mettre fin Ă  ce possible futur apocalyptique.

Donc si l’histoire ne brille pas par son originalitĂ© puisqu’elle reprend le mĂŞme principe de fuite et tentative d’arrĂŞter un futur que l’on ne souhaite pas Ă  la race humaine (tout en ayant la mĂŞme progression, d’un univers ancrĂ© dans le quotidien Ă  un final dans le monde industriel), James Cameron offre tout de mĂŞme un sacrĂ© spectacle et des personnages tout de suite cultes. En effet, le Terminator Ă©tait dĂ©jĂ  connu du premier film, mais dans ce second volet on remarquera aussi la prĂ©sence d’un Robert Patrick psychopathe Ă  souhait, d’une Linda Hamilton au top de sa forme devenant l’icĂ´ne absolue de la femme d’action des 90′s chère Ă  Cameron, prenant la relève de l’Ellen Ripley d’Aliens et un jeune Edward Furlong qui Ă©gale quasiment le charisme du bodybuilder autrichien.

Un peu frustrĂ© de n’avoir eu un gros budget en 84, Cameron a cette fois tous les moyens Ă  sa disposition pour offrir au spectateur un spectacle rarement vu. Ainsi, les scènes d’action spectaculaire s’enchaĂ®nent (on retiendra d’ailleurs la gĂ©niale course poursuite dans les canaux de L.A.) et les effets spĂ©ciaux inĂ©dits impressionnent (chaque morphing du T-1000 est un dĂ©fi et une gĂ©niale extension des essais d’Abyss ) grâce Ă  la mise en scène ultra efficace de James Cameron qui Ă©tablit lĂ  le mètre-Ă©talon des blockbusters Ă  venir dans les annĂ©es 90 et ne sera que très rarement Ă©galĂ©, encore plus rarement surpassĂ©.Pas Ă©tonnant que le film ai remportĂ© 4 oscars techniques bien mĂ©ritĂ©s.

Avec le spectacle, Cameron n’en oublie pas l’humour, que ce soit dans la relation entre John Connor et le Terminator ou les rĂ©actions de civils face aux Ă©vĂ©nements, sans compter le nombre de rĂ©pliques cultes, reprises ou non du premier volet (« viens avec moi si tu veux vivre»  « hasta la vista baby»  « je veux tes vĂŞtements, tes bottes et ta moto»  « tes parents adoptifs sont morts»  « je reviendrais»  …). Ces rĂ©pliques sont d’ailleurs sans doute l’une des clĂ©s du revisionnage du film, sans lassitude.

Car si T2 est culte, c’est bien parce qu’il mixe parfaitement tous ses ingrĂ©dients et reste encore aujourd’hui une rĂ©fĂ©rence. Avec bientĂ´t 20 ans au compteur, le film n’a quasiment pas pris une ride et reste l’un des films les plus rentables en vidĂ©o, bĂ©nĂ©ficiant de multiples ressorties en dvd, blu-ray en diffĂ©rentes versions (Ă©ditions collector, ultimate, skynet, ….). On notera d’ailleurs qu’il existe une version director’s cut incluant 15 minutes de scènes supplĂ©mentaires mais plutĂ´t anecdotiques et plombant le rythme effrĂ©nĂ© du film. Après ce qui est donc considĂ©rĂ© comme l’une des meilleures suites du cinĂ©ma, dommage que Mr Cameron ne daigne plus aujourd’hui s’occuper de la licence qu’il a fait naitre, nous laissant aujourd’hui avec un goĂ»t un peu amer avec les volets qui ont suivi. Mais la lĂ©gende reste intacte et le Terminator n’est pas prĂŞt de se laisser dĂ©sactiver.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. Eowyn
    06/10/2010 Ă  02:58 | #1

    Mon film d’effroi absolu. A chaque fois que je le vois, j’en fais des cauchemars qui me rendent somnambule. Le mĂ©chant du film est vraiment bien fait et flippant. Surtout cette capacitĂ© qu’il a de prendre multiples et divers apparences. Si ça existait, ce serait Ă  n’en pas douter, le tueur ultime. Lol!

    Ps: Je ne suis pas particulièrement effrayĂ©e par les films d’horreur et autres. Je prĂ©fère une peur suggĂ©rer et peu visible. Mais, palpable.

  2. Noel
    07/10/2010 Ă  21:00 | #2

    Youpi, avec Sarah/Arnold/John la cellule familiale au complet a son hĂ©ro auquel s’identifier ou a aduler, fini la tronche de gueule de bois de Kyle Reese ou les crises de panique de Hicks dans Aliens.

    Si la course poursuite du 33 tonnes ne fait ni chaud ni froid Ă  mes cousines de 13 ans en tout cas Edward Furlong a toujours la cĂ´te – c’Ă©tait LE sujet de conversation la dernière fois que j’ai lancĂ© ce film.

    James Cameron nous offre des hĂ©ros lisses et populaires, ils mènent la mission Ă  bien et les meilleurs se sacrifient Ă  la fin. C’est du blockbuster point par point depuis l’Ă©bauche du scĂ©nario comme Avatar. On parie que l’idĂ©e de mettre un hĂ©ro du troisième age a Ă©tĂ© sucrĂ©e juste avant le tournage?

    IndĂ©niablement c’est culte de par le talent pur et simple et la vision du mec, mais Aliens grâce a ces personnages mauvais, Ă©goĂŻstes et ridicules (sans compter son hĂ©ro quasi psychotique) reste le champion de cette catĂ©gorie poids lourd.