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Culte du dimanche : Heat

posté le 19/09/2010 FredP

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Longtemps a été attendu le face à face des deux monstres sacrés que sont Al Pacino et Robert DeNiro. Seul Michael Mann aura l’audace de réaliser ce fantasme pour tous les adorateurs de films de gangster dans Heat. Une rencontre forcément culte.

Après le succès critique du Dernier des Mohicans (avec l’impressionnant Daniel Day-Lewis), Michael Mann laisse tomber la télé pour laquelle il officiait afin de se consacrer définitivement au cinéma. Voici donc qu’il propose en 1995 le remake de son téléfilm L.A. Takedown qu’il intitulera Heat et dans lequel il invite deux légendes vivantes : Al Pacino et Robert DeNiro.

Heat signifie en anglais « tension» , et on peut dire que le film n’en manque pas. Pendant 2h45, nous décrocherons pas de l’écran face à cette histoire de braquage prenante et au jeu des acteurs intense. Nous suivons donc les destins de 2 hommes, l’un flic (Pacino), l’autre gangster (DeNiro) qui vont forcément être amenés à se croiser … et pas forcément pour le meilleur.

Si le film est célèbre, c’est bien sûr pour l’affrontement de ses deux acteurs, figures incontournables du film de gangster depuis la saga du Parrain et à la filmographie parallèle. Le face à face était bien plus qu’attendu mais Michael Mann surprend tout le monde. Car les acteurs ne s’affronteront pas physiquement mais psychologiquement, seulement à la moitié du film. Et leur première rencontre ne sera pas un duel, mais une simple discussion dans une cafétéria. Une simple discussion oui, mais une discussion qui n’est pas sans tension. Celle-ci est filmée comme une véritable confrontation. Tel un match de boxe, une réplique, une expression, un silence trouve une réponse en face. Une véritable performance d’acteurs qui donnent ici toute la mesure de leur talent et de leur charisme.

Mais le film entier est à l’image de cette séquence, naviguant avec justesse entre le spectacle et l’intimiste. Ainsi, les personnages sont incroyablement fouillés pour un film de ce genre. Même les personnages secondaires (Val Kilmer) ont quelque chose à raconter. En se concentrant sur la vie privée des héros Michael Mann fait toujours monter la pression. Car leur métier, leur traque ou leur fuite ont des répercussions directes sur leurs relations avec leur entourage (la fille de Pacino interprétée par Natalie Portman, ou la femme dont le malfrat DeNiro tombe amoureux). On ne peut d’ailleurs pas manquer d’établir un parallèle entre les deux personnages qui suivent la même trajectoire malgré leur conceptions différentes de la loi. Ce n’est par pour rien que lors de leur rencontre, chacun a le plus grand respect pour l’autre. Ils savent qu’ils se ressemblent, qu’il vivent la même chose et que quoi qu’il arrivent, même si ils n’en ont pas envie, ils devront plus tard s’affronter et un seul des deux en sortira vivant.

La rencontre des deux acteurs et cet affrontement psychologique ne sont pas le seul attrait du film. Car ce qui l’a rendu célèbre, c’est aussi la séquence du braquage. Une scène d’anthologie qui se poursuivra par une fusillade mortelle dans les rues de Los Angeles. Un spectacle tel qu’on en a jamais vu au cinéma. Comme si un western avait été tourné de nos jours en pleine ville. Michael Mann film à la perfection et donne toute son ampleur à cet affrontement entre braqueurs et forces de police.

Autour de ces 2 séquence d’anthologie, Michael Mann mène à bien son récit avec une histoire prenante mais aussi en nous faisant découvrir un Los Angeles tel qu’on le voit rarement. Une vision unique qu’il poursuivra dans Collateral. Il signe en tout cas ici le plus grand film de braquage des années 90, devenu aujourd’hui une véritable référence, tant au niveau du jeu d’acteur que de l’action.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. Sawyer17
    19/09/2010 à 12:42 | #1

    Je crois que tu as tout dit.
    Une véritable référence, avec deux acteurs de légende. Impressionnant!

  2. 28/09/2010 à 12:19 | #2

    Al Pacino, Robert De Niro et Val Kilmer. La belle époque !

  3. 08/10/2010 à 18:34 | #3

    Un chef d’oeuvre!