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Culte du dimanche : Easy Rider

posté le 30/05/2010 FredP

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Dennis Hopper, l’acteur qui a souvent incarnĂ© des personnages assez barrĂ©s (Apocalypse Now, Blue Velvet, Speed, première saison de 24) vient de nous quitter. Et quel meilleur hommage que de lui dĂ©dier un culte du dimanche avec son Easy Rider ?

AnnĂ©es 60, les États-Unis sont Ă  un tournant de leur histoire. La guerre du Viet-Nam bat son plein, la jeunesse amĂ©ricaine est rĂ©voltĂ©e et la contre-culture s’empare d’Hollywood. Et s’il est un film parmi d’autres qui incarne ce changement, c’est bien Easy Rider.

Jusqu’Ă  ce moment, ce sont les studios qui dirigent de main de fer la production hollywoodienne en ne proposant que comĂ©dies musicales ou films Ă  grand spectacles. Chaque genre est bien Ă©tiquetĂ© pour correspondre au public amĂ©ricain. Mais les jeunes amĂ©ricains ont envie de voir autre chose, des films qui leur ressemblent, qui parlent d’eux. Evidemment, de jeunes rĂ©alisateurs ont aussi envie de faire bouger les choses. C’est Ă  ce moment qu’arrive la nouvelle vague amĂ©ricaine avec Friedkin, Scorcese et Coppola. IndĂ©pendante, contestataire et trouvant son empreinte dans la contre-culture de l’Ă©poque (la musique en particulier), ce nouvel Hollywood va prendre de l’ampleur et c’est avec cet Easy Rider que s’ouvre cette nouvelle ère.

Aujourd’hui le film a vieilli et sa mise en scène et ses personnages sont assez brouillons mais il faut bien se replonger dans l’Ă©poque pour apprĂ©cier le film. A fond dans la culture hippie, un vent de libertĂ© souffle sur le film de Dennis Hopper et Peter Fonda. Les deux amis ont travaillĂ© ensemble Ă  la construction du film qui leur ressemble. Les deux motards partent donc sur les routes Ă  moitiĂ© dĂ©sertiques de l’AmĂ©rique profonde et, au fil de leur rencontres (hippies, …), et de leur consommation de drogues, il essaieront de trouver leur place. Mais c’est surtout avec le personnage interprĂ©tĂ© par le dĂ©jĂ  phĂ©nomĂ©nal Jack Nicholson (en avocat complètement portĂ© sur la bouteille mais lucide sur les changements en cours) qui va leur faire prendre conscience du vent nouveau qu’ils incarnent, malgrĂ© manque de tolĂ©rance dont fait preuve une gĂ©nĂ©ration d’amĂ©ricain conservateurs.

Avec cette histoire symbolique sur fond de musique rock (une des premières fois qu’un film reprend des titres existant, dont le fameux Born to be Wild de Steppenwolf dĂ©sormais associĂ© pour toujours Ă  l’image des deux motards), le cinĂ©ma indĂ©pendant trouve un nouveau souffle complètement incarnĂ© par Dennis Hopper. En rĂ©sulte le film culte d’une gĂ©nĂ©ration qui aspirait Ă  la libertĂ©.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. 01/06/2010 Ă  18:07 | #1

    Un hommage bien mĂ©ritĂ© pour Dennis Hopper. Je suis d’ailleurs en train de regarder sa dernière sĂ©rie : crash.
    Ymeric