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Culte du dimanche : Bullitt

posté le 05/12/2010

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L’un des acteurs Ă  la « cool attitude » la plus lĂ©gendaire d’Hollywood, l’une des première courses-poursuites automobile qui accrochent le spectateur Ă  son fauteuil, voilĂ  les 2 ingrĂ©dients d’un culte du dimanche nommĂ© Bullitt.

Bullitt afficheSteve McQueen est l’un des acteurs les plus lĂ©gendaires du cinĂ©ma amĂ©ricain des annĂ©es soixante. Sa classe imperturbable, son attitude dĂ©contractĂ©e, son charisme naturel et son cĂ´tĂ© bad boy casse-cou ont fait de lui une vĂ©ritable star Ă  la sortie de La Grande Évasion. Après sa nomination Ă  l’oscar du meilleur acteur pour La Canonnière du Yang-Tse, il obtient enfin le respect de la profession et peu alors se permettre de produire les films qu’il dĂ©sire. PassionnĂ© de vitesse et de sports automobiles, c’est tout naturellement qu’il choisi de produire et jouer dans Bullitt.

Alors oui, le scĂ©nario n’est pas vraiment exceptionnel et parfois mĂŞme un peu embrouillĂ© pour pas grand chose. Mais la seule prĂ©sence de l’acteur dans le film vaut le coup d’Ĺ“il. Il attrape comme toujours la camĂ©ra en un rien de temps et comme d’habitude avare en mots, McQueen arrive en quelques rĂ©pliques (premier « bullshit » prononcĂ© dans une grosse production hollywoodienne quand mĂŞme !), Bullitt Steve McQueenquelques gestes, Ă  caractĂ©riser son personnage et lui donner une profondeur que le spectateur ressent tout de suite. La dĂ©marche assurĂ©e, le regard azur perdu dans des rĂ©flexions personnelles, le lieutenant Frank Bullitt est un personnage complexe et on devine qu’il a vĂ©cu des Ă©vĂ©nements pas forcĂ©ment facile Ă  vivre. Il dire d’ailleurs Ă  ce sujet qu’Ă  San Fransisco en 1968, le Tueur du Zodiaque est en train de faire parler de lui et McQueen s’inspire fortement de l’inspecteur Dave Toschi pour crĂ©er son personnage.

Mais l’acteur n’aurait pas acceptĂ© le scĂ©nario si n’y avait pas eu un peu d’action. Plus que l’enquĂŞte policière c’est donc la poursuite automobile que l’on retiendra comme moment fort du film. Alors qu’il est suivit par des bad guys, il retourne la situation en faisant d’eux les proies, pouvant ainsi dĂ©couvrir le fin mot de l’histoire. bullitt poursuiteS’en suit une course poursuite menĂ©e  Ă  200 Ă  l’heure dans les rues de San Fransisco et qui se terminera dans une station essence. Il s’agit lĂ  de l’une des courses-poursuites les plus rĂ©alistes du cinĂ©ma et mĂŞme de la première Ă  ĂŞtre rĂ©alisĂ©e dans ces conditions Ă  l’Ă©poque. A la grande dĂ©cĂ©ption de l’acteur (mais pour le bonheur des assureurs), Steve McQueen a Ă©tĂ© doublĂ© dans la plupart des sĂ©quences de la scène mais il tiendra tout de mĂŞme le volant Ă  de nombreuses reprises. Le rĂ©alisateur Peter Yates s’est avĂ©rĂ© très efficace dans la mise en scène de cette course entre la Dodge Charger et la Ford Mustang, les angles choisis mettent en valeur les autos et font de cette sĂ©quence non truquĂ©e un incontournable du genre. Crissement de pneus, virages serrĂ©s, tĂ´le froissĂ©e, ici tout est rĂ©el, ça se voit et ça se ressent.

BridĂ© par les assureurs, McQueen s’est alors rĂ©servĂ© une autre sĂ©quence risquĂ©e, une course Ă  pied sur la piste atterrissage de l’aĂ©roport, courant entre deux avions en faisant attention aux rĂ©acteur, le casse-cou ira mĂŞme jusqu’Ă  s’allonger entre les pneus d’un 747 en poursuivant le principal suspect de l »histoire.

bullitt steve mcqueen jacqueline bissetCĂ´tĂ© acteurs, McQueen les Ă©clipse tous, comme d’habitude, et Robert Vaughn (avec qui il avait dĂ©jĂ  travaillĂ© sur les 7 Mercenaires) se fait vite oublier alors que la charmante Jacqueline Bisset se montre juste en phase avec le hĂ©ros.

Mais au final, ce sont bien Steve McQueen et la poursuite automobile qui rendent Bullitt culte et incontournable dans le cinĂ©ma d’action des annĂ©es 60. Il s’agit de l’un des films les plus rentables de l’acteur et malgrĂ© toute la passion qu’il a pour les sports auto, il ne rĂ©ussira pas Ă  renouveler l’exploit sur Le Mans, ce qui ne l’empĂŞchera pas d’attaquer les annĂ©es 70 pied au plancher.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

  1. 05/12/2010 Ă  22:26 | #1

    Incontournable. les plans séquences dans San Francisco sont splendide. et dire quil y a aucun trucage pour la course poursuite, filmée en temps réel : Steve McQueen conduit une Ford atteignant 160 Km/heure. seul le film « french connection1 » avec Gene Hackman fait mieux.
    Du grand cinema