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Wall Street, l’Argent ne dort jamais – Critique

posté le 01/10/2010 FredP

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Plus de vingt ans après avoir fait le secteur des finances, Gordon Gekko est de retour. Wall Street, attention à ton fric !

En 1987 sortait Wall Street et Oliver Stone dĂ©montrait dĂ©jĂ  un peu les travers de la bourse et du capitalisme tout en donnant Ă  Michael Douglas un rĂ´le en or qui lui a valu un oscar du meilleur acteur assez mĂ©ritĂ©. 2010, alors que nous commençons Ă  nous habituer au contexte de crise dans lequel nous vivons depuis quelques temps, Oliver Stone fait revenir Gordon Gekko sur le devant de la scène pour nous montrer encore Ă  quel point notre système est pourri et le pouvoir addictif qu’a l’argent.

Gekko est donc sorti de prison depuis quelques années et a réussi à se faire son petit business en vendant des bouquins sur la crise et rencontre le futur mari de sa fille qui lui en veut toujours pour son passé assez mouvementé. Du coup, entre petits complots et grosses manipulations, le jeune trader écolo idéaliste et amoureux va gagner un peu et perdre beaucoup.

Bon, autant que le dire d’emblĂ©e, j’ai un gros problème avec Oliver Stone. Non pas qu’il ne soit pas douĂ©, mais il a souvent Ă©tĂ© surestimĂ© et depuis un moment, on ne peut pas dire qu’il nous ai pondu de grand film. Et puis il y a toujours un discours pseudo rageur assez barbant finalement qui fait que je n’accroche pas Ă  ses films dont le Wall Street original. Mais je dois dire que ce Wall Street 2 Ă©tait plutĂ´t intĂ©ressant. Parce que le contexte est plus actuel ? parce que les personnages sont plus proches de nos prĂ©occupations, plus humains ? parce que les arcanes du pouvoir financier mondial sont montrĂ©e ? Sans doute un peu de tout ça. Oliver Stone explique tout de manière assez convaincante, ni trop simpliste ni trop pointue tout en apportant un intĂ©rĂŞt humain qui rend l’attachement Ă  l’ensemble plus facile. Alors le discours est clair et si nous avons droit au gros clichĂ© du banquier plein de fric manipulateur et prĂŞt Ă  tout pour Ă  en gagner encore plus, l’intrigue est assez prenante pour suivre toute l’histoire … jusqu’Ă  la fin du 2e tiers.

En effet, Oliver Stone piĂ©tine avec une intrigue secondaire qui n’a rien Ă  faire lĂ  (la mère du jeune yuppie pourtant campĂ©e par la gĂ©niale Susan Sarandon) et se gaufre ensuite dans un final navrant de bĂŞtise et de sensiblerie qui ne sont en aucun cas raccord avec le sujet. Un happy-end clairement malvenu qui empĂŞche clairement le film et les personnages de devenir aussi forts que dans le film original et rallonge le film pour ne rien dire. C’est dommage car Michael Douglas reprend son rĂ´le de Gordon Gekko avec plaisir et si il met du temps Ă  remonter la pente, une fois au top, il est gĂ©nial … alors pourquoi l’avoir fait plus humain ?! De son cĂ´tĂ© Shia LaBeouf s’en sort pas mal (bien moins irritant que dans Transformers)et son jeu progresse. Face Ă  Douglas, il ne perd pas pied et forme un couple bien mignon avec Carey Mulligan qui confirme le bien que l’on a pu penser d’elle dans Une Éducation.

Bref, ce Wall Street, l’Argent ne dort jamais montre les changements qui sont arrivĂ©s dans le milieu des finances depuis le premier volet mais permet surtout Ă  Michael Douglas de revenir en pleine forme avec un personnage qu’il n’a jamais vraiment quittĂ©. L’intĂ©rĂŞt est lĂ  mais le soufflĂ© retombe avec une dernière partie de film complètement plate. Encore ratĂ©, ce n’est pas non plus cette fois que je donnerais plus de crĂ©dit Ă  Oliver Stone.

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