Zombieland, la critique
Il fallait bien compenser l’eau de rose vampire ambiante par du bon zombie bien fun. C’est Zombieland qui s’en charge et ça fait du bien !
Bienvenue à Zombieland, nouvelle terre envahie de zombies où seuls quelques humains rescapés. Bon, ok, ça ressemble un peu à tous les films de zombies, sauf que le traitement est ici différent.
Le film commence par nous présenter Colombus, jeune geek, et les principales règles de survie à Zombieland (qui bien entendu seront ensuite illustrées tout au long du film au bon moment), suivi d’un générique au ralenti super réussi (un peu dans la veine de Watchmen). Notre héros fera ensuite la connaissance de Talahassee (oui, tous nos héros portent les noms de leur ville d’origine). Tous les deux vont alors partir vers un endroit où il n’y aurai pas de zombie. C’est donc parti pour une sorte de teen-road-movie humoristique avec morts-vivants.
Ce qui est bien, c’est que malgré la pléthore de films de zombie qui existe et la référence parodique qu’est Shaun of the Dead, Ruben Fleisher arrive a réaliser un film qui a sa propre identité et ses propres références. C’est même plus un road-movie rock’n'roll pour geeks qu’un film de zombie. Et malgré un manque flagrant de budget, le film est rempli de bonnes idées (les flash-backs très drôles, les récurrentes règles à suivre, le caméo surprise de BM dans son propre rôle) et de répliques géniales. Sous oublier les personnages attachants. On commence évidemment par un Woody Harrelson en roue libre dans le rôle du bourrin Talahasse, génial. Jesse Eisenberg a lui la tâche de représenter les geeks qui sont les plus aptes à survivre dans un monde peupler de zombies (évidemment, à force de regarder les films, on connait les moyens s’en sortir).
Quand aux deux sœurs campées Emma Stone (la jolie) et Abigail Breslin (la jeune innocente), elles sont juste à leur place. Ni trop gentilles et juste assez garces.
Évidemment, on n’échappera pas à l’amourette, mais celle-ci passe bien vu qu’elle permet de rapprocher les personnages et n’est pas le coeur du film. Mais par contre, il est dommage que le film n’ai pas eu un plus gros budget pour se permettre des séquences encore plus folles. En effet, le final dans le parc d’attraction aurait gagné à être encore plus barré, plus jeu vidéo avec high score (d’ailleurs, merci d’avoir enfin placé un clown zombie !). Mais ce sera peut-être pour la suite. Maintenant que les personnages sont installés et le ton du film adopté, le réalisateur pourrait tout se permettre dans le fun zombiesque.
Au final, il vous reste juste à apprécier ce Zombieland rock’n'roll et sans prétentions. Et ça fait déjà du bien.



