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Jennifer’s Body, la critique

posté le 26/10/2009 FredP

jennifers body thumb

En associant la scĂ©nariste de Juno et la bombasse Megan Fox sur un film d’horreur ont aurait pu s’attendre Ă  ce qu’elle dynamitent le teenage movie. HĂ©las avec Jennifer’s Body il n’en est rien.

Jennifers body final posterMegan Fox a le diable au corps. On s’en doutait, mais dans Jennifer’s Body, c’est au sens littĂ©ral qu’il faut le prendre puisque depuis qu’un pathĂ©tique leader de groupe de rock indĂ© l’a rendue dĂ©moniaque elle adore manger les garçons qui passent Ă  sa portĂ©e. Heusement que sa « meilleure amie»  intello va essayer de l’en empĂŞcher.

Cette histoire, somme toute classique avait de quoi attiser la curiositĂ© sous la plume de Diablo Cody, la cynique scĂ©nariste oscarisĂ©e de Juno. Et le script de base est d’ailleurs plus fin et sombre qu’il n’y parait au premier abord. Ici, tous les clichĂ©s sur le film d’horreur pour ado est Ă  prendre au second degrĂ© (de la musique, aux mecs qui ne cherchent que le sexe en passant par les grosses lunettes d’intello d’Amanda Syfried) et c’est assez amusant.

jennifersbody espAlors pourquoi diable a-t-il fallu que la rĂ©alisatrice Karyn Kusama gâche tout ? En effet, sa mise en scène, bien lĂ©chĂ©e mais impersonnelle, retire toute subtilitĂ© au scĂ©nario, Ă©dulcore les scènes gore et rend Megan Fox aguicheuse sans en montrer beaucoup finalement. Du coup, il ne reste plus qu’un film gentiment trash pour ados en mal de petites sensations. La promesse d’un film contournant toutes les règles du genre n’est donc du coup pas tenue et ont ressort de la salle en ayant l’impression d’avoir vu un film qui est lĂ  juste pour faire parler de lui (le baiser lesbien tant attendu n’est pas ausi sulfureux que celui de Sexe Intentions par exemple) et alimenter les tiroirs-caisse de la Fox avec sa rĂ©putation sulfureuse et la plastique de miss Fox.

D’ailleurs, en parlant de Megan Fox, elle a un rĂ´le certes plus important que dans Transformers, mais pas pour autant plus cĂ©rĂ©bral. Elle ne fait qu’aguicher les spectateurs mâles pendant 1h30 et est encore loin de gagner oscar. Pour les autres comĂ©diens, ce n’est pas la joie non plus. Amanda Syfried n’est pas Ă  l’aise dans ses baskets et le prof campĂ© par JK Simmons (dĂ©jĂ  dans Juno) n’est pas dĂ©voloppĂ©. Reste Adam Brody dans le rĂ´le du rockeur et lĂ , c’est plutĂ´t marrant de le voir se moquer de son image Newport Beach.

VoilĂ , au final, c’est bien dommage que le script de Diablo Cody soit entachĂ© par tant de manque de savoir faire en arrivant sur grand Ă©cran. Il reste toutefois un divertissement agrĂ©able Ă  regarder qui fait passer le temps, c’est qui n’est pas si mauvais.

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