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Culte du dimanche : Qui veut la peau de Roger Rabbit

posté le 29/11/2009 FredP

roger rabbit thumb

A l’occasion de la sortie de son DrĂ´le de NoĂ«l de Scrooge mercredi dernier, revenons donc sur un film culte de Robert Zemeckis dans lequel il repoussait dĂ©jĂ  les techniques de l’animation : Qui veut la peau de Roger Rabbit.

roger-rabbit1985. Retour vers le futur consacre Robert Zemeckis comme une valeur sĂ»re de l’entertainement Hollywoodien aux cĂ´tĂ© de ses amis Spielberg et Lucas. Il va alors plancher sur un projet assez inĂ©dit et ambitieux combinant prise de vues réèles et animation : Qui veut la peau de Roger Rabbit.

Pour ce qui est de l’histoire, nous avons ici affaire Ă  un rĂ©cit assez original puisqu’il mĂ©lange film noir Ă  ambiance James Ellroy et l’univers des toons (puisque ceux-ci existent rĂ©ellement). Le dĂ©tective campĂ© par Bob Hoskins a donc perdu son frère et sombrĂ© dans l’alcool mais doit donc mener l’enquĂŞte sur la mort d’un magnat d’Hollywood que notre fameux Roger aurait assassinĂ© pour devenir le dirigeant de Toonville.

RogerRabbitBien Ă©videmment, la technique pour mener Ă  bien cette histoire a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ©e par Disney sur plusieurs films comme Mary Poppins ou  Peter et Eliott mais reste dans l’ensemble assez peu commune, surtout dans les annĂ©es 80. L’aspect inĂ©dit rĂ©side ici dans l’utilisation des toons Ă  profusion et leur interaction jusque lĂ  inĂ©dite avec les dĂ©cors et les acteurs. Jamais ils n’avaient aussi bien intĂ©grĂ©s Ă  leur environnement. D’autant plus que cela Ă©tait ici indispensable au rĂ©cit puisque nous nous trouvons dans un environnement rĂ©aliste. C’est donc l’une des premières fois qu’un acteur devait Ă©voluer sur fond bleu et imaginer un partenaire de jeu virtuel qu’il devrait toucher et Ă  qui il devait parler tout au long du film. Grâce au jeu gĂ©nial de Bob Hoskins, aux efforts particuliers sur les dessins et l’animation d’Ă©lĂ©ments rĂ©els sur le plateau, le film est une vĂ©ritable rĂ©ussite technique. Encore aujourd’hui, le film est vraiment bien foutu et Ă  très bien vieilli (la bonne idĂ©e d’avoir plantĂ© le dĂ©cor dans les annĂ©es 40 y est aussi pour beaucoup, rendant l’ensemble harmonieux).

roger rabbit teamMais il ne faut pas que la technique pour faire un film culte. Il faut aussi une histoire cool, des acteurs et des personnages au top. Alors si du cĂ´tĂ© de l’histoire, c’est plutĂ´t sympa mais sans non plus aller Ă  l’extrĂŞme, du cĂ´tĂ© des personnages, on se lâche totalement. Évidemment, tout le monde a en mĂ©moire Roger, le lapin dĂ©lirant entre Warner et Tex Avery (Ă  la voix inimitable de Charles Fleischer) et surtout sa femme, la plantureuse Jessica Rabbit, au look purement film noir combinĂ© Ă  celui de Tex Avery. C’est aussi le retour du barrĂ© Christopher Lloyd (Doc de Retour vers le Futur, fidèle de Zemeckis) dans le rĂ´le du grand mĂ©chant barjo et inventeur de la mortelle « trempette» .

Mais cĂ´tĂ© personnages, ce qui est plus surprenant, c’est de voir que Disney, Warner et Tex Avery on tous donnĂ© leur accord pour laisser leurs personnages apparaitre dans le film (la seule condition Ă©tant un temps de prĂ©sence Ă©gal pour chacun). On a donc droit Ă  deux scènes mĂ©morable comme Mickey et Bug Bunny sautant en parachute ou Donald et Daffy Duck se battant avec leurs pianos.

Alors au final, certes, Qui veut la peau de Roger Rabbit, n’est peut-ĂŞtre pas un grand chef d’Ĺ“uvre du 7e art, mais il aura tout de mĂŞme bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un très fort capital sympathie et d’un bon succès au box-office. Mais surtout il nous permet de mieux comprendre l’orientation actuelle de Zemeckis dans la performance capture et est Ă  saluer pour sa performance technique de l’Ă©poque oĂą les ordinateur ne mettaient pas encore leur nez dans tous les film. De quoi avoir tout de mĂŞme le statut de film culte.

publié dans :Cinéma Culte du dimanche

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